‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 14 sur 27 · MARIK COADJUTRICE DE LA RÉDEMPTION · texte numérisé non relu

MARIK COADJUTRICE DE LA RÉDEMPTION

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L'opinion du pieux Gersoii, aujourdh'ui admise par tous les théologiens, qu'il ne s'échappe pas une grâce du trône de Dieu sans qu'elle ne passe par les mains de Marie, n'a rien qui doive surprendre lorsqu'on considère l'office de la mère de Jésus dans l'œuvre de la rédemption, du genre humain. De qudnatus es Jésus, c'est d'elle qu'est né Jésus, ces seules paroles suffisent pour nous faire comprendre que les honneurs, le culte que nous devons à Marie doit être d'un ordre supérieur à celui que nous rendons à tout les autres saints, et même aux esprits célestes. Ce n'est point sans disceniemant que les théologiens appellent Marie la coopératrice de notre justification, puisqu'elle a effectivement contribué à l'œuvre de notre

rédemption. La bienheureuse Vierge, dit Suarez, a coopéré de trois manières à notre salut : d'abord en méritant d'un mérite de congruité, que le verbe n'incarnât dans son sein ; en second lieu ; par les conti-

nuelles prières qu'elle adressait pour nous ù Dieu lorsqu'elle était sur la terre : troisièmement par le sacrifictî de la vie de son iils pour notre salut. Nul ne peut aller à

Jésus, dit Richard de St. Laurent, que si Marie no l'attire l>ar ses prières. Jésus est le fruit de Marie ; celui qui veut le fruit, doit aller à l'arbre. Lorsqu'Elizabeth vit outrer la Ste. Vierge dans sa maison, elle s'écria, transportée d'allégresse ; "D'où me vient ce bonheur que la mère de mon Dieu vienne me visiter ?" Ne savait-elle pas que Jésus était aussi dans sa^maison ? pourquoi ne le mentionne-t-elle pas ? Parce qu'elle savait bien que lorsque Marie vient, elle amène toujours Jésus avec elle, en sorte qu'il suffisait de remercier la mère, sans nommer le fils.

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