I.K SAINT E8f:LAVAr.E Dli MAIIIH
Lo bienh'^iiroux Marin, fW'rn du saint Cardinal Piorrc Damien, a h' premier donné Toxcmplo dc^ so consacrer à la Ste. Vierge en qualité d'esnlavo, ce i\\n a été appelé la dévotion du saint esclavage de l'admii'ablo nièn; de Dieu. 11 lit ]»roression de ce saint esclavage devant un autel érigé (ui son honneur; il s'offrit à elle sous cette (lualité d'esclave, et jionr se traiter comme tel, après avoir prononcé l'acte de sa profession, il s'imposa à lui-même des pratiques de rigueurs et d'antéi-ités telles qu'on avait coutume de les employer à l'égard des esclaves; ensuite il mit une pièce de monnaie sur l'autel de la Ste. Vierge, et promit de lui payer annuellomiuit c(; tribut le môme jour, eu qualité d'esclave, et en reconnaissance de son domaine; dès lors il ne se considéra plus que comme appartenant tout entier à cette glorieuse princesse du Ciel et de la terre en qualité de son esclave. Aussi en retira-t-il les plus grands 4'ruits pour parvenir à la sainteté qui brilla dans sa vie et à sa mort. Dans la suite, cette pratique s'élant b(?aucoup répandue, l'usage s'introduisit de porter de p(jtiles chaînes pour marque du saint esclava^'e. On compte un grand nombre de saints, de grands lionmies, des rois et des reines qui se sont fait honneur d'être inscrits parmi les esclaves de Marie, mère de Dieu.
PnATiQLE. — Je veux dès ce jour me déclarer l'esclave <le Marie pour la servir (M1 consécj'uence.
PlUKRK.
S'il est vrai, ù Marie, comme j(î n'en entreliens point
(le
doute, qu'on ne peut espérer le salut que par vous, venillex. dès ce moment, m'admcllre près de vous connue votre esclave.
Je veux tons les jours ilo ma vie lUc déponst-r îi voti'o service, afin que, dcvenaiil enlièreineul voire propriété, vous pourvoyiez vous-même à ma couservatiou et à mou salut étenu'I. Ainsi soil-il.
Chap«'le.t (le riiinnaculé^ Coiii'fpljon. Litanies, etc.
« continuer.
UNE AUDIENCE DU TArE.
Une dame Américaine, protestante, a eu l'honnenr dernièrement d'être présentée au Pape. Dans une lettre privée à sa fille, qui a eu le bonheur de se l'aire catholique, elle donne les détails de cette intéressante audience et ses impressions sur le Saint- Père.
Nous reçûmes, écrit-elle, par l'entremise de Mgr. Vardi, une carte d'audience pour aujourd'hui, à onze heures et demie. Je m'habillai suivant l'étiquette du carême, en beaux habits noirs, remplaçant mon chapeau par un long voile noir en dentelle.
Je pris alors tous les objets que je voulais faire bénir, laissant^ pendre les chapelets à mon bras. Je pris aussi une poignée de superbes roses rouges et ta photographie dans ma main.
Lorsque le Pape s'approcha de moi, je m'agenouillai, et, jetant en même temps les fleurs à ses pieds, je baisai la main du vénérable vieillard et lui dit : " Saint-Père, je vous demande une bénédiction pour ma fille en Amérique, qui s'est convertie de la religion de sa mère à celle de la Sainte Eglise Catholique. " Lui présentant ton portrait, il le prit dans ses mains, l'examina quelques instants, parla du ton le plus doux, se tournant vers moi et vers le cardinal à côté de lui, avec un sourire du plus bienveillant intérêt. Je ne pouvais comprendre ce qu'il disait, car il parlait en Italien, mais lorsqu'il fut passé, le cardinal vint à moi et me dit : " Sa Sainteté a été très touché de votre acte de dévotion, et a spécialement remarqué votre demande a demandé si vous n'étiez pas catholique, et dit que vous devriez l'être, etc., ajoutant encore beaucoup d'autres choses que je n'ai pas le temps de te rapporter à présent. De fait, ni Maggie ni moi ne pouvons nous rappeler tout ce qu'il, a dit. J'étais parfaitement heureuse et fière de pouvoir donner à ce vénérable vieillard ces
marques de respect. Il a la figure la plus douce que j'aie jamais va, et que je voudrais voir tous les jours. J'ai quelques-unes de ses superbes photographies pour toi. Il y avait environ cinquante personnes présentes.