‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 23 sur 27 · IF 'I · texte numérisé non relu

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bon .servitour de Marie ne peut he ponlr-.'. Qu»'ll<' t^st la mère qui, sûre (U» soustraire sou eui'aut à la mort eu clemandaul m grâce au juge, manquerait de le l'aire i Or, pouvons-nous penser que 5lario, la plus tondre dos môres, ne délivrera pas un de ses entants de la mort éternelle, quand la rhoso lui est. si facile *

ST. .ii':nn.\ii; kmimf'n.

Eu raiiiiétî I j'.H't, un nohh' jt'uiic lioimiio ih' l.i laiaillc palrit'ieiiii»; des Kiiiiliani, s'éniiMit toul àcoiip au cri de .cmipitc que pou8;ail la république de \ Cuise, alors dans sou éidal, pour la défeust? de l'Italie, attaquée de toutes parts, dt» jcuuf homme n'avait que quiuzt* ans. Mais sou ardmir ne (ml so t'onteuir, ol il pril les armes. Celait Jérôme Hmiliaui. il s»; lit remarquer dès ses débuts, par son courage et sa {persévérance ; il marcha vite dans les degrés de la hit.'rarcliic militaire, ol signala son nom de l'ails héroïques. Mais s'il grandissail parmi les hommes, il déclinait, devaul Dieu. )-a vie des camps et des aveiUnres altéiri-eiil si^s mu-urs, (]n'il avait, apporlées pures, et pendant quiu/.»^ ans il (Mil l'air de ne pas tro]) [leuseï' aux intérêts de sou âme. QuelciueTois sa conscience chrélienne lui l'aisail de graves reproches. Mais il n'avait, plus la force (h^ reconquérir sa vii^ honnête.

Kn l'an !•") 11, connue on le savait, intrépide, on le chargea d(ï défendre le fort de ClasUd-Novo, qui était pour l'armée Vénitienne un posle des plus importants. Mais lùeutôt il fut assiégé par i.a Palisse, le plus vaillant dcsgénér.iux français; quoique fit Jérôme Kmiliani par sa valeur et son activité de tous les instants, les nmrs furent démantelés, et à la suittî d'une lulU^ obstinée de plnsieiirs jours la place s(î trouva enlevée. Le brave Kmiliani pris les armes à la main, fut jeté dans un cachot, chargé de chaînes, île menottes et d'entraves.' D'abord il pleura de colèi'e ; puis il songea que sans dout»^ on lui préparait \me lin ignomiuicmse ; et la ptmsée de la mort lui amena ses utiles conseils. 11 stî rappela sa jeunesse pure, et il frémit en lui coinparanl h^s quinze années dissolues qu'il avait mis son ànie en si grand danger. Alors il pleura de repentir et d(» honte. Il se sentit teHoment déformé et dégradé devant Dieu, (pie, n'osant s'adresser à sa l)onté, il s'agenouilla sur ses chaînes, les acceptant comme un commencement d'e.xpiation, o\ implora la miséricorde dt) Celle qui en est la reinCj et qui, non seulement e.xan'ct^ les prières qu'on lui fait, mais souvetU les devance. Son repentir était si grand et si sincère (ju'il hii ouvrit les Cieux. BitMitôt donc il vit son cachot res]>lendir de lumièr(\ et la Heine du Cài^, la tr("'s Sainte Vierge Marie, toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, ajtparut df>vant lui, le regardant avec dt^s yeux où étincelait la plus tendr«> conipassion. Li'viv-vous. mou fils.

I"' dit-oUo ; Icvo/.-vous, voU-o prière est oxaiicéo ; \on^ êlo.s libiL- ' ne tremblez plus ; sortez de prison ; personne ne vous "■' .mi;êcliera. Le pauvre Emiliani, hois de lui-même à cett<' mei .^ille, confondu d'une telle bonté, voulait faire Jaillir d«^ son cœur Texprossion de son amour, et baiser les pieds divins de sa libératrice. Mais la vision disparut comme un éclair. Resté seul dans son cachot, il ramassa ses chaînes et ses menottes, comme trophée du secours inouï qu'il venait d»' recevoir, et il franchit toutes les portes de fer sans rencontrer aucun gardien, il comprit bien alors que sa vision était réelle et non pas un songe. Il sortit du fort. Mais il n'étai; l^as encore lout-à-fait hors de danger ; car il lui fallait traverser le campement de l'armée ennemie au moment même où 1p conseil de guerre s'occupait du genre d(! mort qu'il fallait lui faire subir. Il recourut tremblant à sa libératrice ; car tous les regards lui semblaient tournés vers lui. Sa second»' prière fut exaucée aussi vite que la première ; la mère de Dieu revint à lui, le prit par la main et le fit passer entre tous les ennemis, sans être vu désormais. Il gagna Trévise où il déposa ses chaînes aux pieds d'une célèbre image de Marie. Et dès lors, il consacra sa vie, ses jours, toutes ses heures e! toute son énergie à secourir les oiphelins et les délaissés. Co qu'il fit sans relAclie jusqu'à sa bienheureuse mort, qui eut lieu en 1537; car ce converti par la Ste. Vierge est St. Jérômt- Emilien.

Pratique.^ — .le me déclare de co moment et pour toujours l' serviteur dévoué de Mai ie.

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Je VOUS salue, ù Marie, l'espérance des chrétiens ; recevez l'humble requête d'un pécheur qui vous honore et vous aime. Je vous supplie donc de me délivrer du fardeau de mes iniquités ; dissipez les ténèbres de mon esprit, extirpez df mon cœur les affections terrestres, réprimez les tentatives dr mes ennemis, et réglez tellement ma vie que, par votr<; entremise et sous votre direction, je parvienne à la béatitude éternelle. Ainsi soit-il.

Chapelet de f Immaculée Conception. Litanies, elc

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