‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 24 sur 27 · MARIE PRÉSERVE SES SERVITEURS DE L'ENFER · texte numérisé non relu

MARIE PRÉSERVE SES SERVITEURS DE L'ENFER

I ■ , , ,. , Et .li'suni, leucch't'luni friiclUDi vc>iii')\ t'ti, iiobis posi hoc exilium oslmdt'.

' ', El après cotpxilo.monlrcz-nous Jésus-,

li> l'i'uil IjAni (le vos ontraillos.

'■ Sai.vi^ Hkiiina.

Mère de mon Dieu, disait St. Jean Damascène, si je me confie en vous, mon salut est assuré. Quelle rage, en effet, est celle du démon, quand il ne peut arracher d'une âme, la dévotion à la Mère de Dieu ! Ceux qui vous aiment jouiront d'une grande paix, dit St. Bonaventure à la Mère de Dieu, et leur âme ne tombera jamais dans la mort. Non, jamais il n'est arrivé, et cela n'arrivera jamais, qu'un humble serviteur de Merie se perde éternellement. C'est Blosius qui nous l'assure. C'est le sentiment de plusieurs théologiens, et de St. Thomas en particulier, que la bienheureuse Vierge a obtenu à plusieurs, morts en état de péché mortel, la suspension de leur sentence, la grâce de revenir au monde pour faire pénitence. Des auteurs graves en rapportent une foule d'exemples, entre autres Hodoard, qui vivait dans le IXe siècle. On lit dans sa chronique qu'un certain diacre, nommé Adelman, ressuscita comme on le descendait dans le tombeau, et il raconta à tous les assistants qu'il avait vu l'enfer et la place qui lui était destinée dans ce lieu de supplice ; mais que la Mère de Dieu, par son intercession, lui avait obtenu le retour à la vie pour expier ses péchés. Surius rapporte un fait semblable d'un certain Romain, nommé André, et P<^lbert nous apprend que, de son temps, l'empereur Sigismond, traversant les Alpes avec son armée, rencontra un cadavre déjà réduit à l'état de squelette duquel sortit une voix qui demandait la confession. C'était le squelette d'un soldat tué dans une bataille en ce lieu ; et on apprit de lui qu'étant mort en péché mortel, Marie, pour laquelle il avait professé une dévotion singulière, lui avait obtenu que son âme séjournât dans ses ossements, jusqu'à ce qu'il put se confesser. Un prêtre vint donc entendre sa confession, ot du moment qu'il lui eut donné l'absolution, cette âme cessa de donner des signes de sa présence. Toutefois, pécheurs, n'allez pas vous prévaloir de ces exemples pour vivre avec plus de sécurité dans ie crime, car rien ne rend plus indigne du pardon que de compter sur la miséricorde de Dieu pour l'OiTenser davantage.

I, KTIIDI.VNP SAI.Vi; l'Ail M\HIf;.

Vin IGOi, tliins une villo do Flundro, se lrtjuv;iient deux jGiinos étudianls qui, au lieu de vaquer à l'étude dos lielles- "loUres, ne s'oecupaient que de plaisirs, l'u soir qu'ils avaient été souper ensenilde, l'un d'eux, nonnné lliehard, se leva de table le premier, (^t laissant là son conipa.Lrnon, revint seul au logis. Il se déshabillait pour se mettre au lit, (juaud il se souvint d'avoir oublié »|uelques .lue J/a7v'a <iu'il avait coulunii! de dire tous les jours. Connue il était aecablé de sommeil, il lui en coûtait de l'aire ce peu de prière; néanmoins, prenant sur lui, il récita les Ace Maria, sans dévotion et moitié dormant ; puis il se coucha Dans le premier soinnuMl, il est réveillé en sursaut par quelqu'un qui frappe à la porte; incontinent la porte s'ouvre d'elle-même, et il voit entrer son compagnon, mais pâle, défiguré, et d'un aspect si horrible qu'il ne put l'envisager sans frémir. •• Richard, dit le spectre, ne me reconnais-tu pas ? — Quoi ! c'est toi '! mais connue te voilà changé ! tu ressembles à un démon ! — Malheur à moi s'écrie cet infortuné, je suis damné ! En sortant du lieu où j'avais passé la soiré, un démon est venu à moi et m'a ùté la Vie. Mon corps git au milieu de la rue, mais mon àme est ensevelie dans l'enfer. Sache, ajouta-il, ([u'uu même châtiment t'attendait; mais la bienheureuse Vierge t'en a sauvé en récompense de ces faibles hommages que tu lui as rendus avant de te coucher ; heureux si tu sais mettr(; à prolit l'avertissement qu'elle te donne par ma bouche.' Après ([uoi il disparut. Alors Richard se frappant la poitrine, se jette la l'ace contre terre pour remercier sa libératrice ; ol pendant qu'il rétléchissait a ce qu'il devait faire pour changer de vie. il entend sonner matines au couvent d(^s franciscains. Sa résolution est aussitôt prise. C'est là, dit-il ({ue Dieu m'app(.il(\ Il se lève sur le champ et va frapper à la porte d>i couv»Mit. où il demande à être rei^u. Les pères qui le connaissaient de réputation, faisaient quelques difficultés; mais il leur raconta ce qui lui était arrivé pendant la nuit. Deux des religieux allèrent à la découverte pour s'assurer de la vérité, et ils trouvèrent eirectivcment, dans l'endroit indiqué, le cadavre de ce jeune honnnc, étendu par terre et noir connuf un ihai-hon. Richard fut rtîcu, et sa vie devint un modèb; de toutes les vertus. Dans la suite, il passa aux Indes, pour y portei-la foi do Jésus-Christ, de là au Japon, et re f\it dans ce dernier p.'iys qu'il eut le bonheur de terminer sa vie par un glorieux martyre.

Phatiqli;. — Ma conduite lera voir à tous ocsorniais (jue je suis le serviteur d<' Mai'ie, et, jt^ n'aurai point '■ vtMioutiM' l'enfer. . -.

iT.n'.iiK. '■ ' V ' ■ " ""

O Marie, nièr-^ 'onijinrlssanie et, j

ileill.

li'tllli'S.

voîrt

.•i.)uili<'' sciilt.' est déjà iiii i;a;^(' de l;i IV'li(,'itt'' liiUirt', voyiv, le /.Me (le vos serviteurs à vous louer et honorer; ne; leurrelusey, pas votre prnf.octioii dans les peines de ectle vie, alin qu'ils s'attachent tellement à voli'e seiviee, qu'ils ne i»uisseul désoi ïîiais devenir les victimes de renier . Ainsi soit-il. (Ihapelr^l de rinnnaculée Coueeptiou. Litanies etc.

' vin(;t 'rjîoisrKMi'] .i.orii.

' kl 1^ ■ ' .

MAIUE VIENT ATT SECOUKS DE HES SERVITEURS DAN.S

r.E rURGATOIRE.

' '■ Eriit" coi de dorao carcrris, 0 Maria.

■; IK'liviNV-lfs (lu sAjour lio poinn, ô Marii'.

,, • . '. Hymne LauifurniUnis.

Marie, non-seulement protège ses serviteurs tout le temps de leur vie, mais vient encore adoucir leurs peines dans le lieu d'expiation, dans le purgatoire. St. Bernardin de t^ienne nous assure que la Heine du Ciel a un certain domaine sur cette prison où la Justice divine épure les Ames. La divine mère, parlant à Iste. Brigitte, lui dit : Je suis la mère de toutes les âmes du Purgatoire ; car lespeines qu'elles souffrent pour satisiaire à la justice divine sont à toute heure adoucies par mon intercession. Une ]>ieuse tradition, rapporte Grerson, porte que le jour de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge, le Purgatoire demeura vide, Marie ayant obtenu la délivrance de toutes les limes qui y étaient détenues pour l'escorter dans sa glorieuse entrée au Ciel. Dans un certain couvent, en France, l'âme d'une religieuse morte depuis plusieurs années apparaissant à une de ses anciennes compagnes, lEvôque du lieu crut devoir intervenir, et, adjurant cette âme au nom du Dieu vivant de répondre à ses questions, il lui demanda si elle était véritaldement l'âme de telle reli- '->ieuse défunte ; elle répondit qu'elle l'était. Puis continua r Evoque : Etes- vous soulagée par les prières que l'on fait pour vous? Oui. — Y a-t-il des jours où vous ne soufirez pas? — Oui. — Souflrez-vous le jour de Pâques? — Non — Le jour de la Pentecôte ? — Non. — Le jour des morts ? — Non. — Aux l'êtes de la Ste. Vierge ? — Non. On lit dans Toffice de la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, que, suivant une pieuse croyance, laSto. Vierge console avec la tendress»^ d'une mère les confrères du Mont-Carmel dans

le Purgatoire, et que, grâce à ses prières, elle les conduit au céleste séjour. Si nous avons une véritable dévotion à cette Ste. Mère, nous pouvons espérer pour nous les même? grâces et les mêmes faveurs.

mahosh; sonTANr ni i-i iic.ATitiKi;.

ilf

Dans les leiii[jsqui nous oui précédés, dit Si. Pk-rro Damieii, avant que les représentations théâtrales fussent on vogue, comme de nos jours, pour occuper les soirées, on célébrait ii Rome, ainsi qu'eu beaucoup d'autres cités, dos veillées plus digues. C'étaient dos veillées de prières, qui avaient lieu y la vigile des fêtes solonuellos. Los fidèles se réunissaient eu processions avec des cicrgos allumés, et, vu chantant des hymnes et des cantiques sacrés, ils allaionl visiter les églises et les catacombes où reposent les saintes reliques de tant do martyrs. Or, une uuitcjui amenait à sa suitoTune dosgrandos têtes de la Ste. Vierge, une apparition que voici eut lieu ;\ Rome. Une pieuse dame cjui se nommait Marosie et qui était morte depuis un an, se lit voir dans la veillée sainte à sabellosœur, vêtue du mémo vétemont qu'elle avait porté [:"ir la terre. Au milieu d'une multitude de fidèles qui slatioi naient en prières dans l'église do rAra-Cùoli, la belle-sœur en fixant ses regards étonnés sur cetio fonnno ({ui lui paraissiit tout-à-f.iit Mnrosie, et qui priait comme les autres avec beaucoup do piété, la belle sœur so rappelant qu'ollo favait pleuréo il y avait un au, ne pouvait on croin» ses yeux. Curieuse df savoir si c'était ])ien là collo à (]ui oHe ressemblait si parfaitement, elle alla ralloudre à la poi-tc, (>l quand la procession sortit, la morttî passant auprès (relie, les yeux modeslemenl baissés et le cierge à la main, elle faccosta aussitôt, et, tout étourdie de ce qui lui semblait plus ([u"un prodige, elle s'écria : 0 Dieu ! seriez-vons donc Marosio ? La morte leva les yeux sur sa belle sœur et lui répondit : Oui. — Mais comment est-ce possible, puisque vous otos-morto depuis un an ? — .T'ai souffert de grandes pinnos vn purgatoire, répliqua la défunto, et il me rtîstait à, ox|»ior encore pendant J)eaucoup d'années. Mais la Vierge bénie a obtenu do son divin fils ma délivrance. Kl sachez, mon amio, poursuivit-olh^, qufî demain, fote de la joino dos Citnix. il sortira du Purgatoire pour entrer dans le Ciel plus d'àmos certaiuomont quo Rome ne possède d'habitants. Or, >puisquo nous sommes soulagées de toutes nos douleurs, il nous a été permis de nous réunir à vous, cette nuit, pour visiter l'église ih' la Ste. Mère do Dieu et rendre grâces à notre libératrice. Kilo ajouta (Micoro : Vous voyez que je dis vrai, vous reconnaissez ma voix ; je suis bien cotte ^larôsie qui est morte il y a un au. Ce n'est i^is ici une illusion : tenez, pour assunn- ce quo je viens de vous dire, s'il vous faut une preuve, apprenez que vons-mômt» \f)us ne vivrez

plus iiuiiii au, t|ii(' \ous uKMirri'z daii^ ci'lliMuriiic iiuif et (iiit> \o\is me suivroz. Après qu'elle eut prononcé cotfo dernière parole, la morte si; ])ordit dans la lonle. Sa belle soînreherchu en vain, (die ne la revit pins. ^Fais elle raeonta publiqnenienl ce ([ni lui était arrivé. Si qnelqnes-niis y virent nne illusion, tons l'econnnrent qne la belle sn'nr de .N[arosie ne s'était pas trompée et n'avait pasabnsé la lonle, lorsqu'on la vil, la même unit do l'année suivante, nuiurir doueemenl, i'ortiliée par les sacrements dt; l'Eglise.

PuATiQi.K. — Je prierai pour les âmes du purgatoire (mi ton! temps et tons los jours, alin (Qu'elles iuterc("Hlent pour moi. une l'ois au s(''joni' de la gloire, anprf's d(> .lésns el de Marie

•lUKiii-:

i»ar

0 Marie, ](.• sais que vos serviteurs soûl ri\gardi.. ,

Seigneur d'nn leil lavorable ; qu'il n'est rien qu'ils lu^ juiissenl se promettre de votn; protection, siirtoul b» pardou de leurs péchés, la persévérance, votrc^ assitauci; à la mort, el eidlu I ex(nnption des peines du [)urgatoir(\ ou du moins (ju'cdles soient abrégées. Nous ueseroiispoint dé(;us dans Tiolre espoii'. uons (jui attendons de vous tous l(>s biens de la grâce el diï l.i gloire. Ainsi soit-il.

(]liap(del de rinima(.'u]é(' (louccptiitii. Litanies, ele.

V INd T-g; ATIUHMK ,101 P» .

MARIE r(3NDUIT SES SEllVITEITR-^ AU VlK\..

I ' * • .lafiua Virli.

• ' ' * ^ < "orte (lu Cil- 1.

■' «^ " Ii:T.\MK>.

De combien de justes le Ciel serait privé, si Marie ne les y avait conduits par sa puissante intercession. Je fais briller dans le Ciel, dit-elle, des lumières? qui ne s'éteindront jamais. La dévotion à la bienheureuse Vierge, dit St. Ephrem, peut s'appeler la clef de la porte du Paradis. Prions donc sans cesse Marie, et disons-lui : Ouviez-nous le Ciel dont vous avez les clefs ; que dis-je ? dont vous êtes la porte, comme nous l'enseigne la sainte Eglise. Nous lisons dans les chroniques des Franciscains, que frère Léon eut une fois cette vision : il vit deux échelles, une rouge, au haut de laquelle était Jésus-Christ, et une blanche au haut de laquelle se trouvait sa Sainte Mère. Plusieurs s'efforçaient de monter par la première échelle : ils mon-

talent quelques échelons, puis ils tombaient ; ils revenaient à la charge, mais sans être plus heureux ; aucun n'arrivait Jusqu'au sommet. Alors une voix leur cria de se tourner du côté de l'échelle blanche; et l'ayant fait, ils montèrent heureusement, car la bienheureuse Vierge leur tendait la main pour les aider. Celui qui sert Marie, dit l'abbé Cruerric, et pour qui Marie intercède, est aussi sûr du Paradis que s'il y était déjà. Ceux qui agissent avec moi, dit Marie dans les Cantiques, ne pécheront point et ceux qui me glorifient auront la vie éternelle. Heureux donc, dit St. Bonaventure, ceux qui auront ses bonnes grâces, les saints du Ciel les regardent déjà comme leurs compagnons. Voulons-nous les avoir ses bonnes grâces ? Honorons-la comme le font ses fidèles serviteurs.

IN cm.MlNEI. CUNVKRTI KT DKLIVIIK DP: SA IMUSON l'Ait MAIIIK.

Le liioiilu'uroux Alain ilo lu Roche l'aoonlo qu'un nitiUn! d"o('olo après avoir mené la vio la plus abominablo, l'ut déféré à la justice qui le condamna à une prison peritétuelle an pain et à. l'eau pour It^ reste de sa vie. Il y avait déjà un an (ju'il était prisonnier, lorsqu'un do ses compagnons d'inrortuue le surprit par l'air de résignation et même deconUMilement avec le([iu:'l il subissait le même traitemeul. 11 lui demanda connnent il pouvait supporter sans murmure un si triste sort, dont la mort seule devait l'alVranchir. Ce prisonnier lui ayant répond.u ({uMI vi\ attribuait la causi; à sa dévotion envers la Stc. Viergt>. le maître d'écolo lui dit : Si cette dévotion qm> tu pratiques avec tant de soin est aussi avantageuse, si elle [)rocure tant dt^ biens à ceux qui Tembrassent, d'où vient donc ({ue tu es depuis si longtemps en prison, et que par sa vertu lu n'as pas été mis en liberté ? — D(^pnis lougtenq»s, ré[)li([nal-il, il n'a dépendu que de moi de jouir de la liberté, mais je n'ai ]»(»int voulu l'accepter et je ne le veux pas, parceque je suis bi(Mi aise do faire ici uno rude pénitence, le reste de ma vie, poui' satisfaire à la justice divine, et par cette peine lein- [toi'elle, éviter les peines ét(n'nelles que mes crimes m'ont iuéritéos ; car j'aurais sujet de craindre que nn^s perverses inclinations au vice ue me fissent retomber dans l'abîme d'iniijuité dont ici je suis à l'abri ; dans cette vue, la prison me paraît douce, les jeûnes continuels au pain et à l'eau me sont agréables, et je préfère toutes les rigueurs de mon état aux [flaisirs du monde : je dois toutes ces grâces à la Ste. Vierge ; je la plierai de te procurer le méme])onheur, et tu r(!ssentiras sa protection, si tu lui es dévoué. Le maître d'école se laissa, persuader et adressa à, ilarit; eette prière : " Vierge Sainte, ayez pitié de votre esclave. Je forme le vaui de vous servir l("tuli' ma vie. et ji^ vous pi'omeis de l'éciter («liaque jour votre

l'ozairc, si vous iul* lire/, dn colUi [H'isoii." L.i pru'rc fui. <!.\aii('L'(». Il obtint, sa liberté, et ilouprolila [lour ullei' s'établir dans un autre pays, où il exerra son premier emploi. On lui donna tles écoliers auxquels il inspira la dévotion à la Sl(>. Vierge ; il leur faisait dire b; cbapelel soir et uiatin ; ces écoliers apprirent cette pratique à leurs parents, (jui tous l'observèrent dans la suite religieusement. Enlin ce maître d'école entra dans l'ordre de St. Dominique ; il meiui une vin très édifiante, (ît sa mort fut précieuse devant le Seigneur.

Pp.vtiql'e. — La dévotion à Marii» sera mou recours dans loutes mes uiisères et mes inquiétudes.

l'iiiKiii;.

() Marie, attirez-moi à vous par l'odeur dr vo.-^ pailums. Tirez uioi, usez de violence, car je suis retenu par le poids <le mes pécliés et par la malice d(; mes ennemis. Par votre intercession, conservez les bons dans la grâce, dispos(!z les mécliants à recevoir la divint; miséricorde;, aidez les mourants en les jirotégeant à leur dernièn.' beure, et après notre nmrt, recevez nos Ames, pour b?s coiuluire au royaume éternel. Ainsi soit-il.

Cliai)elet de ITniiuaculée ("oneeittiou. J^ilanies. elr.

V INiVr-ClNCH'I H' M H •! O^'H

COMBIEN i:ST GK.WDE L.\ CLEMENCE DE MAIÎIE.

0 clfiiic/is... Maria.

, ^ " () cirint'iiti', .Mari-'.

' ■' • Sai.vk Iii;(;iNA.

lleveiions encore une lois sur la clémence, la miséricorde (le Marie, afin d'ôter toute excuse au pécheur qui s'obstine à se perdre malgré la source infinie de miséricorde qui lui est ouverte en Marie. Marie est la pbrte du Ciel, et elle s'appelle en même temps la mère de miséricorde. Mater misericordiœ. Qui voudrait donc désespérer de son salut ? Marie, dans les cantiques, est comparée à un bel olivier au milieu des champs ; remarquez le bien au milieu des champs et non pas dans un jardin ceint de murailles ou entouré d'une clôture, afin, dit le cardinal Hugon, que tous les passants puissent s'en approcher. La reine du Ciel est si clémente, dit St. Liguori, que lorsqu'un pécheur l'implore, jamais elle ne discute son peu ou point de mérite, mais elle est a,, «essible et compatissante pour tous.

Il n'ost pas rare, dit 8t. Aiiselmo, (jue notre salut s'opère plus promptement en invoquant le nom de Marie, qu'en invoquant le nom de Jésus. Pourquoi ? parce que si J«isu8 est le roi de la clémence et de la bonté, il est aussi le Dieu de la justice, tandis que Marie n'est que la mère de la miséricorde. Et qu'ils sont rares ceux qui peuvent l)rétondre monter au Ciel par l'échelle rouge de la justice, tandis que l'échelle blanche de la miséricorde à laquelle préside Marie est d'une ascension si facile. Cette Vierge, dit St. Pierre Chrysologue, ayant logé nu Dieu dans son sein, t'n a exigé, comme prix d'hospitalité, la paix à la terre, le salut i\ ceux qui étaient perdus, et la vie aux morts.

visriK d'in riiorijsiANi' a i,(hili'i'i:.

On r:;)it([irà Lorclli', on Itiili(>, so Ironvc acIncllcnuMil l.i nniison de la SU». Viorj^e, i"('ll(; maison niônio dans laiini'llf Mario avec ilésns cf .losopli Iiiil)ita à Nazareth et cpii tiil niirat'iilensonuMit onh^véc dn lien on clltî ôtait par des an^i^cs t'I, transportée à l'endroit on rllc se Ironvo anjonrd'imi, Le I*. .Tésnito TnrscUin, raconte, dans son lusloin.' do Lortrllc. Taventiiro d'nn protestant qni dnt sa conversion à nnc visite ([n'il iit à colU) sainte maison.. (Tétait nn protestant (lénevois. ligouronseuKMil séparé do la sainte Kiilise catholiqne. 11 l'ésolut, non par ])iété, mais par cnriosité, d'allor voir les merveilles que l'on ra<"ontait d(! Lorette et de la magnifique liesiliqno où l'on avait enfermé la chapidliMjue h's catholiques vénéi-aient connue la maison où Marie avait vécu. Il se mit donc (Ml route, doutant do tous les motifs qui ontraînaiinil les pèlerins, et, en résumant ses doutes, se faisant nn devoir de ••roiro ([wo la Santa-Casa n'était ciu'laiuoment pas la maison habitée [tar la mèro de Jésus à Nazareth, et ([u'il n'y avait dans cott(^ histoire (ju'une Iiabilo invention de la >;nporstition et do l'avarice. Pou après (pfen (diomiuanl sur un l)on cheval, il eut alformi ses suppositions téméraires juscpi'à i^'ou l'aire un article d? foi, son impiété fut subitement punie. Son excellent cheval iit un l)on<l qui anuMia sa chute, et si nialheurousemeul, qu'il se l'onversa sur lui et l'étoutfait. Kcra.sé et à demi-mort, le Genevois sachant bien que dans tous les environs, il n'y avait pas un être qui put venir à son secours, se crut perdu. Mais re.\tréme détresse réveille rintelligonce. Il se sentit réduit à comprendre que ses insolences contre la dévotion à la Santa-(]asa pouvaient être la cause du cluitiment qui tombait sur lui. Et sur le champ, lopoussant ses doutes, il réclama à grands cris le secours de Notre-Dame do Lorello, Chose admirable! le f heval s'était relevé, et \o, cavalier, d(d)Out sur ses pieds, ne ressentait plus .nieiuie douleur. Il n^counaissail que de sa chute et de la

pression cjiii Taviiil dû (''.ci'asi'i', il ne lui rrsl;iil [uts le iiioiiidi-c jnal. Voilà (jui est siDgulicr, dil-il, en n-moiitiiiil, en selle. Puis il se mil ;\ pcMisor: Ser!iil-c(> doiii! l;"i un miraelo de (lidle (|u"ils appcdleut. Nolre-DaiiK; ? Ou bi(Mi ii'e.sl-fi' iju iiii é\éue

irient iialurcd ? A tivivers ces doutes nouveaux, le eei'lain

(U'unou (jui le cireouveuail se réjouissait de le viiir ingrat et lui poussait des idées: — Un miracle à loi qui ne l'as jamais

sorvio ? No vois-tu pas que si lu n'as pas été lue, c'est un

etVot. de la Itonne conslilulion ? l'ît lont en poursuivant son

voyag(>, il répondait à ces iusinnalions : — (l'est pent-èlre vrai

Un ptui pins loin, il ajoutait : ('."(jst lout-à-lait \ rai

Va. Ions ces prodigi^s qu'on raconte de la Sanla-dasa ce

ri'osl (ju'nn las de mensonges. Je retournais pourtant à la superstition (}u'on a, si bien l)alayé(^ de (îeuève. (lonmie on se serait nn)qué de moi î IleurensiMnent qu'aucun proleslanl n'a élé témoin de ma i'aililess(> 1 Heurensemenl que la raison m'est revenue ! (^omnuî il se l'élicitaitde la sorte, il approchait de Lorotte. liientôt il vif, s'élevanl comme une jour majestueuse, la. noble et magnilique église dans la([uell(î était enclose la sainte maison de la N'ierge Inmiaculée. Dès qu'il en eut ébloui ses regards, il subit nu autre avertissement. l/aveuglemenl tjui avait rejeté son âme dans les ombres de Tei'reur se communiiina à son cor|is, et les téin'dtres envahirent se:. y(Mi.\. Il eut beau les frotter, il reconnut qu'il venait de perdre tout à (;onp le s(ms de la vue. Il avait Itean tâtonner. ses foi'ces étai(!nt éiHU'vées. Il ne jH>u\ait [dus diriger s(iu cheval, il n'osait '])as eu (h'scendre : et conime un idiot, ou [dutôl conmieuu manmM|uin, il se laissait porter par l'animal, ((ni sans s"oc.cnp(M' de lui, contimuiit sa route an pas. Son ange gardien, ear il en avait nu comme nous Ions, se rapprocha alors de lui, et repoussant W démon, qui voulait s'insinuer encore, il lui souilla: — l'ili 1 bien, est-ce (uicore là. connue la chut(; d'un cheval ipii n'avait jamais bronché, un accident, naturel ?. Kt le tir(!ras-tn de là aussi par la vigueur de ta

constitution? \ l'entréiMb» la villede i^orette, les [iremiers

passants (|ui rtmcoutrèrent ci? cheval portant un homme aveugle, rarrèlèrent, descendirent le pèlerin: et, remaniuant ([u'il paraissait à demi évanoui, ils le pm-tèriMit à la plus prochaine hôtellerie, où on le coucha dans nu lit. On rétléchit mieux, dit-on, quand ou a les yen.\ fermés. lit.' Genevois considéra que les deux siu-iuliiM's accidents de son vovage

pou

valent bien êlriî d(îs châtiments de Dieu. Il s'elt'rava de

i cécité qui ruinait sou av(Miir, et celle jieni- éclaira plus sérieusement son àme. Il reconnut sa faute. Sou ingratit\ule pesait sur sa conscience ; il r(M-onnut qu'il ne pouvait se sativer (jue par un recours à la clémence nialeruelh^ de Marie; et joignant ses mains à la. mauièrt* dt^s calholiqm.'s, il supplia la Vierge Innnacuiée, Mère de Dieu, d'intercéderpour lui auprès de son fils, ])ronn'ttant et faisant le vom formel de rentier • •omplèfemeni dans la foi de la sainte Kglise romaine, .\nssi-

loi, ses yeux virciil. l'it jnissilni [»iii' l;i gnu.c il('i)ii'ii. ilcoiiriil A l'égliso (le Nolrc-Diiinc de Ijimt'Ui', s'iij^cuoiiilla uvoc luii' vive rcM'omi.'iiss.'tiicc dcviml lu Siiiiitc N'icr^'i', «'oiirorisa Ions les [tiH'hés (le sa vie, iil)jiir;i [luliliquoiuoiil. ;iver, icniiflt'; l.i liilviiiisim.', et il (l(!viiit là lige (rmic raïuillc callioliciiu' qui est. oiicon; une des l)('Mu''(licli()iis de (Icjiinvc.

IMiATigi !•:. — .l'irai clici'clicr iiii ft'iiu'd(^ à in.i [H'i'vcisih'' jnliiiiiî dans riiifluic iiiisôricordc île Marie.

^ . l'iiiiiiii:.

() iiii'i'C du misrMicDi'dt', apiiisez voli'c lils ! Acordc/.-iious le secours do. vos prières qui nous rendent, Dieu propice cl, notis obtieiHM'ul. une su i-aliondance de grâces pour ex[iier nos péchés el prati((inM' la V(»rln, prières qui arrêtent nos ennemis, con ionleurs desseins el trioiupheiil de leui's ellbrts. Ainsi soit-il.

Ciiapelet de l'Ininiacuiée (lonccption. Lilanies. elc.

VINd rsi \IKMK .loriî

MAVMK KST IXFINTMKXT ('OMPATISSANTI',.

0 pid Marin.

1 > Ituimo Marlt'.

Sai.vi: lir.'iiNA. -

NoiLs voyons dans la suinte écriture cjue le Seigneur se montraii très-sévère dans TancieniK^ loi. Il exigeait souvent la mort de milliers de sujets de son peuple, pour expii'i la faute de quelques particuliers recevant l'impunité ou l'approbation des chefs. Comment se fait-il, demande Si. Liguori, qu'après avoir été si prompt à frapper et si sévèri' dans ses punitions, il soit maintenant si ])atient et si miséricordieux envers les plus grands lîôcheurs ? C'est par amour pour la Ste. -Vierge et en <'onsidération de ses mérites qu'il en use ainsi. Depuis longtemps le Ciel et la terre ne subsisteraient plus, dit St. b^ulgence, si Marie ne les avait soutenus par son intercession. Actuellement, dit St. Arnould, nous pouvons aller à Dieu avec toute sécurité, parce que le fils est notre médiateur auprès du Père éternel, et la mère notre médiatrice auprès de son fils. Et comme Jésus-Christ pour toucher son Père n'a qu'à lui montrer les plaies de ses mains et de ses pieds ; de même Marie pour gagner son fils n'a qu'A lui montrer ]o sein qui l'a porté. Et comme

Mario nous aime d'un véritable amour do mùro, elle veut sans doute avant tout notre salut éternel, comme le plus grand bien que nous puissions désirer, mais elle ne nous refuse pas non plus les faveurs temporelles, pour nous gagner davantage à son amour, nous attacher plus étroitement au service de Dieu, et nous fairii concevoir une plus vive horreur du péché en faisant ressortir davantage notre ingratitude d'aller encore nous révolter contre Dieu après tant de laveurs et de bontés. Comme depuis quel- <iues années surtout, l'esprit du mal semble redoubler ses efforts pour égarer les hommes, Marie de son côté semblt> aussi redoubler de miséricorde pour toucher les pécheurs. Les apparitions à la Salette, ù Lourdes, et les nombreuses guérisons et autres faveurs qui s'obtiennent journellemeni en ce dernier lieu surtout, l'attestent hautement. De tous les points du globe l'on se rend à Lourdes ; recueillis dans le silence, on interroge les rochers qui ont retenti de la voix de la Reine du Ciel, et ces masses muettes répètent à l'Ame l'écho de cette voix céleste : Pénitence ! Pénitence ! Je suis l'Lmmaculée Conception ! Les cœurs s'attendrissent ù cette voix, les larmes coulent avec les prières, larmes de repentance et de pardon ; et les paralytiqiies se lèvent, les boiteux marchent droit, les aveugles voient, et par dessus tout les morts spirituels reviennent ù la vie de la grâce. Et tous proclament que Marie opère visiblement en ce lieu béni, qui semble pour ainsi-dire st^ détacher de la terre pour se rapprocher du Ciel.

MVIUA N.VriîHI SAl VlCi; 1)K I.V MOfir.

Li! Vvrr liarlholili, rhishiricu de SI. Igiiiut! diî Loyob.i. vjiltporlo 1(1 ti'iiil snivanl. IjO mardi de la Peiitecùlt; do l'an 1G18, uiHî joiiiic {illc. Maria Natéri, s'en allait do Loaiio à Alassio, 011 pèlorinago à uiio Madono coiiiitio v\ vônérée sous liMiom de Nolro-Danio du Mont Garmol. C'«^st une distance do quatre liouos. Maria ôlail acoom[)ajiU(''(; de sa iiièi't; qu'elle pi'éoédait d(! vingt à tronto pas. Toutes doux marchaient, la tillo avec ardour, la mère avec courage. Connue elles cùloyaiont les bords do la Méditerranée, il l'allait franchir plusieurs ruissoau.x qui s'y rondaiont et qui n'avaient pas de ponts, mais où l'eau était pou prolondo. Or, comme elles étaient à pou près au milieu do leur voyage, un orage subit éclata et amena un déluge de pluie qui fitbioulût des torrents de quelques uns do ces ruisseaux. Maria no remarquant pas que l'un de ces ruisseaux était débordé, s'élança dans son lit, sans outondro sa mère qui lui criait dt; s'arrêter. Bientôt elle perdit pied, et entraînée i»ar le courant rapide, elle si; Irouva lancée dans la nu'r. .\u uiiruMi do cette lonipèto. la pauvre

iiii'i'i- ira|iiM'i-i'vaiil iiiilli' pari di; sitntiirs liiiiiiaiii, iiiv(ii|iiait m '-.'l'aiuls cris Notic-Daïun du (laiTiid, ([im^ sa lilli» iinploi-aif df son côli'. Kilt! (Ml oldiiil assislancc, car clli^ vo^^iiail, (Hciidiir sur les Ilots, h; visa^o loiinu'! vers U\ (litd. les liras ('tendus cl les mods joints. J'IUc [iriail avec d'aiilaiit plus de fci'vcur «ju'ellc se senlail à chaque va;;ue plus éloignée de la côle. Outre la H(^iue du (liel el du uioude, elle invoquail aussi S. Ignace, par ce que deux d(- ses l'rères élaieiil dans la (lonipa- .i;ui(! de .lésus. KUe s'écriail : '• Bienheureux Ff^n/U'e, sauvezmoi, n'ouliliiv, pas (|ue mes deux frères sont vos enrauls," l'ille l'tail alni'sà une demi lieue (le la c,()te. Klle vit liient('d devani • dlo nu(! uia'(! lumineuse, l'orunuit. un .yrand cercle dont loiil \o milimi ('tait remi)li d'esjirils c(''lestes aux as[)t!cls ('lilonissanls, [luis à une gramle distance, une daum d'uni! lieautt' inouïe, autour de laiiuelle jaillissaient des rayons élincelanls. l'^llo vil alors la Sl(\ N'ierge, car c'(''tail làen elle, s'approcher rl'elle et lui dire en lui nmnirani St. Ignace ; (l'est à celui là <[\u) vous (ItM'ez votre salut, ma lille. Mlle avait lloll('' (|ualre lieuros sur les eaux, lorsqu'un inconnu, envoyé par l(! saini im par la Ste. \ iergt;. car ou no le coimaissait. pas, nagea jusqu'à la jeune lille, (!t, la poussant connue il mit pousst'; une planclH\ la ramena à la cùle. lieaiujoup de gens cependant, avertis de rv qui S(! passail s'élaienl rendus sur ]*' rivage, curieux de voir ce ({ui S(! passerait pour le sauvetagi; d(i la pèlerin^. L'un de ces sixH'lateurs, IMei'i-e Torre d'.\lli(!ngo. pendant (pTolle (''lait seule encore siii- les vag\n's avec le nageur myst(''rieux qui la ramenait, s'i'ci-ia (|u'il voyait au dessus d'(dle une lumii're, et (|ne c'(''lait là une preuve (pm la Sle. Vierge vrmlail assuivment sauver celte jeune lille. Il i.'uvoya m(*'me \in certain Thounis Moreno à l'aide du nageur (]ue nous vem)ns d"indi((uer, el ({ui l'Iait encore à une demilione de leri-e. Lorsque Maria Nalt'i'i fui sanvi''»', elh; aclnn'a son n('lerinage et aUa rendre gi'àce à Notre-Dame du Clarnu'I. Les P("'res du couvent firent aussiti*»! une infoi'mation juridi (|uo de fous les faits '([u'on vi(;nt délire, et h» proc('s-verhal do ("0 miracle fut sigu('; par >ine multitude de lénn)ius, tous gens lionorahles.

Pn.vTK^ni:. — Puis.(iue S. Htîrnard nous assure (|ut^ Mari(! n'a jamais refusi'* personne, je u(î Tuanciuerai pas di; l'invoquer dans toutes mes misi-res el mes difïicult(!'s.

l'IMKnK.

0 Cleniens ! o pia ! ô dulcis Vùrf/o Maria^ vous dirai-jeavec Si. Hornard. Clémente aux nécessiteux, compatissante à ce'v ([ui rinvoquont, douce à ceu.x qui l'aiment. Vous ' (levant vous un pauvre des biens spirituels (;t tempoi'el> ([ui voijS invoque avec confiance (H qui vous aim»! (h^ l'alli on la plus vive (ju'un fils |)ui..;ie nu)ntrer à sa. mtn-e, daij. ,■■ i. écouter ma prKn'e (ît exaucer liKis vomix. .\insi soil-il.

Chapelet dr- rimmacnlée Conception. Mtanies. elc.

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J.K NOM 1)K MAIUK KST DoUX IMCNDANT LA VIK.

AV notiini Vlrijlnis Muria.

Or 11' iiiiiii ilr ci'if.' \ ii'i'L'i' ••t.iit Miiric.

Si. I.i. .

CV nv liit point par le choix do .loiichim ot d'Aune, i[\w l»> nom de Mario lut donuo à lour suinte enl'anl, nous dit >St.-Epiphane, mais co. nom l'ut imposé par la volontr «'xpresso do Diou, il ost dossendu du Ciel. Aussi l'abbô Francon nous assure-t-il qu'après lo nom do .Tôsus, il n'on ost point d'autre dans lo Oiol et sur la terre dont les âmes dévotes revoiront tant do «rAces et d'espérance. Lo nom do Mario, disait St.-Antoine de Padouo, ost un sujet de Joie et do conliance pour tous ceux qui lo prononcent avec dévotion et avec respect ; il est plus doux à la bouche que 11' miel, plus aaréablo à l'oreille qu'un chant mélodieux, ci plus délicieux dans lo cœur que la joie la plus douce. On rapporte do St.-Stanislas Kotska, qu'au seul nom do Marie })rononcé on sa iirésonco, on voyait ses joues se colorer.

Plusieurs personnes i)ieuscs, entre autres Marsillus, évoque de ('oloq;iio, Ancina évêque do Haluces, sentaient une douceur sensible dans la bouche on prononçant ce saint nom. Le nom de Marie ost tout à la ibis une prière, un cri do guerre et un chant de joie. Mario, c'est l'appel dans sa détresse que l'oni'ant adresse à sa more, pour venir le secourir dans sa misère ; Marie, c'est lo cri do guerre des chrétiens fervents dans leurs combats contre les ennemies du salut, et à co seul nom, les démons se troublent et rentrent» dans les enfers ; Marie, c'est le chant do joie, l'exclamation d'amour qui onllamme le cœur des pieux serviteurs de la Heine des Anges et des hommes. En se le rappelant dit »St. -Bernard, les affligés sont consolés, les égarés ramenés dans la voie du bien, et les pécheurs encouragés pour ne point se livrer au désespoir ; w nom est notre soulagement dans toutes les détresses do la vie présente.

(iHANDK VIC'l'OlltK 1)1 i: A l.'iNVODATION 1)1 SAINT NOM 1)K MMUK.

L"aii 1081}, l(>s 'furcs. amvs tUffériMUos victoires, vinrent, avec \\m> armée de 200,000 mettre lo siège devant Vienne^, monaçaiit ilo subjuguer toute la chrétienté. L'empereur Léopold 1er n'ayant pas assez de troupes pour résister à une armée si formidable, fut obligé de sortir précipitamment do sa capilalf. Le siège fut poussé avec la plus grande vigueur.

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Coptîiuluiit les clirélieiis, imilgir It; l'on (^onlinucl des assirgeanls ot les bombes qui renversaient les maisons do toutes parts, ne cessèrent d'implorer le Ciel jour et nuit dans b-'s églises, mettant toute leur confiance dans la protection di> Marie. Vienne, le boulevard de la chrétienté, était presq"nt> réduite en cendr(>s, lorsque le jour de la Nativité de la été. Vierge, les chrétiens ayant redoublé leurs prières et leurs dévotions, reçurent comme par miracle nu avis certain d'un prompt secours qu'ils altendaient sans oser l'espérer. V.u effet, le lendemain, on vit lonti» l/i montagin> (lt> Kalemberg couverte des troupes alliées : c'était le grand Sobieski, roi de Pologne, à la télé d'uni; armée, peu noml)rens(' à. la vérité, mais forte du secours de Dieu. Il vint le 1'.?, à la chapelle di' 8t. Léopobl avec le primée Charltïs de Loiraim; ; ils y entendirent la messe, et J(> roi voulut lui-niémo la servir à genoux, au pied de l'autel, et les bras toujours étendus en croix, e.\c(.'pté au moment où le prêtre avait besoin de stui ministère. Il y communia, et après s'être mis lui et toute sou armée sous la protection de la Ste. Vierge, après avoir reçu avec tonte son armée la bénédiction doimée au nom du S. l'ère, ce princf religieux se; leva, et plein d'une sainte confiance il s'écria : .Uarchons iiia.int''iianl sous lu protection loulc-pvismntt' dv. la mtrr <lc l)ie\i. La batailh; s'engagea, et dès le premier choc qui fui nu peu rude, le kan des Tartares s'enfuit le premier, et le torrent entraîna nndgré lui le grand visir, frémissant de rage, (jui laissa sur la place tous b.'s bagages, l(»s nmnitions de guerre (H de bouciie. toute sou artilleri(î montant à 180 ])ièces (b; canon, près de lO.OOU nmi-ts, et le grand étendard di- MahonuM. Sobieski enti'a dans Vienne délivrée avec l'empereur Ijéopobl, (H entonna lui-même le To Dewii. Depuis ce temps-là, il faisait toujours porter avec lui une image de Loretle, tronvé(; miraculeusement; deu.v anges qui soutiennent une couronne au dessus de la tète de la Ste. Vierge, ont ù la main chacun un rouleau sur leciuel ou lit ces paroles : Par celte imane de Marie, moi je serai vainqueur. Ce fut à l'occasion de cette Victoire, que l'on considéra comme étant uniquement duo à la protection de Marie, ([ue le Pape Innocent XI ordonna qu'on fît l'office de son saint nom le dimanche dans l'octave do la Nativité.

Pratique. — Le nom do Marie sera désormais lUii proliY'liou dans tous mes combats et mes détresses.

i'iin;iii:.

() Marie, ma mjre, mon avocate, ma reine, je vini.v que votre saint nom soit mon invocation de tous les instants ; dans mes misères pour que vous veniez nu? soulager; dans les tentations pour que vous m'accordiez la victoire ; dans n)o> exercices de piété pour que vous veniez réchautler mou amour pour votr(.' divin fils, afin que mon ardeur ne souffrant

.•nirmi r;il<MU.iss('iiiiMil. je puisse iat> l'oiidn' digiiiî dos l'écom- [lonses ôloniellps. Ainsi soil-il. , CliajH'lot rl(? rinnuiKMiloc Concoptioii. latanios. ofc

1 N(iT-Il r ITl KMK .lOUR

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