DE LA MORT
' • O (lulcis Vin/o Marin !
. ' ■ ' . O iloiico MarVo !
' Sai.vk Ri;i;i.\.>..
Si le nom de Marie est doux à ses serviteurs pendant la vie, par les grâces abondantes dont il est pour eux la source, il leur est bien plus doux encore à l'heure de la mort, dont il dissipe les terreurs, et qu'il leur rend sainte t't i^aisible. Sainte Brigitte entendit un jour Notre Seigneur disant à sa sainte Mère: Quiconque invoquera votre nom et mettra sa confiance en vous avec un ferme propos de s'amender, je lui donnerai trois choses : la contrition de ses péchés, le moyen de satisfaire à ma justice ainsi que la force de persévérer, et enfin le royaume des cieux.
Aussi les ministres du Très-Haut ne manquent-ils jamais de )i[iettre ce saint nom dans la bouche des fidèles qu'ils assistent ù leu» dernier moment, parce que ce nom de vie et d'espérance suffit alors pour les soutenir dans leurs angoisses, et pour mettre en fuite les esprit infernaux. Rappelez souvent aux mourants, disait St. Camille de Lelis à ses religieux, d'invoquer les noms de Jésus et de Marie. C'est ce qu'il pratiquait à l'égard des autres, et il le mit en pratique avec bien plus de consolation pour luimême. L'historien de sa vie nous raconte que dans ses derniers moments, il prononçait si affectueusement les noms de Jésus et de Marie, qiie les assistants en avaient le cœur enflammé, et les yeux fixés sur leurs images, les bras en croix, il expira avec un visage où se peignaient déjà les joies du paradif. Cette courte prière : Jésus, Marie, est facile à retenir, elle est douce à repasser dans l'esprit, et puissante ;i nous protéger contre nos ennemis. Oh ! qu'on serait heureux de mourir comme lt> PèreFulgene d'Ascoli, qui expira en cliantant ce refrain : O très aimable Marie, qu'il sera doux d"étre en votre compagnie ! ou bien comme le bienheureux Erric, de l'ordre de Citeaux, qui finit en
1^ . 'fc^l
;it
il'
prononçant le nom de Marie. On se rappelle aussi la sainte mort que fit le pieux M. Laçasse, curé de St. Henri de Lauzon, dans l'église de cette paroisse, le 8 Décembre fête de l'Immalée Conception en 1847, quelques instants après être descendu de chaire où il venait d'exalter les gloires de Marie.
noi X Kinns i)K l'invocation r)i no.m mi: mahii;. ,,
Lo bieiihoui'cux llL'i'inaii, au rap|iorl de Surins, pruuoiKjail 1res fréquemmiMil li; saint nom (k- Marii', et en rosscntait/dc^ «'Uets prodigieux. Quand il l'tail seul, il se prosternail contre le pavé do sa collulc, ot dans cotto posture, il aimait à répéter sans cesse : Marie '....Marie !.. .Marie î...l'n tle ses amis «]ui était aussi très dévot ù la Ste. Vierge, l'ayant surpris dans nii do ses moments qu'il consacrait à honorer sa 1res aimable mère, fut étonné de le voir si longtemps et si prol'ondémenl abîmé. — Que faites-vous donc là, lui dit-il. et(|uels st;ntimenl> vous occupent ? — Je cueille, répondit Herman, mais avec une consolation divine, les fruits délicieux du doux m)m de Marie. Quand je le prononce, il me seml>le ([ue toutes les llenrs, (jue tous les parfums, sn réunissent autour de moi, pour embaunuMles airs, tandis qu'une certaine vertu (juc j'ignore remplit mon Ame d'une joie toute céleste, .le me délasse ici do tous mes travaux, j'oublie tontes les amertumes d(! la vie, je voudrais s'il m'était possible, ne jamais sortir de ceth» position, ne cesser jamais de répéter le saint nom de Marie.
Pratiquk. — Je veux prendre l'habitude de i'éj)étersi souvent les noms de Jésus et de Mari(> dans les di!ïérentes circonslam;es où je me trouverai, que ces saints noms soient encore sur mes lèvres au moment ou j'exhalerai mon (hu-nier soupir.
i . • . ' l'iui'oiii:.
O Marie, ô Jésus, qui' vos noms vivent dans mon cceur, el dans le cœur de tous les hommes ! () «lésus mon rédempteur, ô Marie ma mère, quand uion heuri! suprènu) sera venue, ((uand mon lune sera près de sortir de ce monde, faites, je vous en supplie, que mes derniers accents soient de dire cl de répéter : Jésus, Marie, je vous aime ! .lésus, Marie je vous donne mon cteur. Et lorsque mon âme se sera échappée de mon corps, ne dédaignez pas, ù Marie, de venir alors à sa rencontre pour la recevoir et la consoler par votre douce présence : soyez son échelle et sa voie pour monter au Ciel, et obtenezlui eniin son jiardnn et sou repos éternel. Ainsi >oit-il.
(.'Jiapelet de rininiacnlée Cnn(;eptioii. Lilanies etc. ..
V im; r-M;i:\i ivMk .ioiiî
l,K .SCAl'UfiAIRE DU M()x\T CARMEf..
\'i'slibiis l'ulilè bonis iiuluil eum.
\'AU' lui (ionii.i lies \i"'tr'mcnts pivcioux.
(îi;.NKSl!, 11.
De toutes les dévotions à lu mère de Dieu, il n'en est peut-être aucune de si éclatante que celle de Notre-Dame du Mont Carmel ou du saint Scapulaire, puisqu'elle a été confirmée par tant de miracles authentiques, et si hautement patronisée par l'Eglise. Racontons ici son origine. Les Carmes sont les religieux de Marie qui tirent leur nom du Mont-Carmel, en Palestine, où ils s'établirent en premier lieu. Vers le milieu du XlIIe siècle, ils vinrent s'établir en France et en Angleterre. C'est en ce dernier pays que la Providence leur avait préparé un merveilleux sujet, dont le mérite extraordinaire et la sainteté devaient bientôt illustrer tout l'ordre. C'était S. Simon surnommé Stock, qui signifie tronc d'arbre, par ce que depuis sept ans, ce saint vivait retiré du monde dans un vieux tronc de chêne qui lui servait de demeure. Simon devint lo sixième général latin de l'ordre des Carmes, qui depuis bien des années était cruellement tourmenté par les barbares et persécuté de toutes manières. Ce fervent général, pénétré de la plus vive douleur et de la crainte la plus juste à la vue du péril dont son ordre était menacé, mais animé de la confiance la plus ferme en Marie, dont il était le dévot par excellence, lui ouvrait tous les jours son cœur en demandant un signe de son amour et de sa protection. Il était un jour dans la plus grande ferveur de la prière, lorsque la reine du Ciel lui apparut accompagnée d'esprits bienheureux, et lui donnant un scapulaire : " Eeceve/, lui dit-elle, cet habit de votre ordre, signe de ma confrérie, privilège pour vous et pour tous vos enfants ; gage de salut et sauvegarde dans les périls, traité de paix et d'alliance éternelle; quiconque mourra dans cet habit après l'avoir porté dignement, sera préservé des flammes éternelles." La Vierge fit connaître en mémo temps au Pape Jean XXII les privilèges singuliers de cette dévotion, comme il le dit lui-même dans la bulle qu'il donna en faveur de cette confrérie. Les rois, les reines, les évêques et tous les bons chrétiens s'empressèrent (le suite de vevêtir le saint habit, et aujourd'hui
(î' est une des dévotions les plus généralement répandues dans tous les lieux du monde.
I AVKir.S onijvMKS l'Ail l.K SAINI- SCAlMl.AIIli;.
|j(.'s laveurs taiil spiriliicUos i{U(! Icmporollt's, les miraeles oltlcMiiis par les;iiiilS(;ajnilair(>ri()iil si noinbreux.ipril raiulrail (les volumes pour rapporler seuleiueiil les priuei[)nux ; nous u"eii eilerons (jiie (]ui>l<[ues-iiiis. I.;i ProvtMiee est, rav;),ij,ée du terrible lléau cU^ la pesl(i ; la seule ville de Marseille iiiel sa eonfiancc dans hf seapulaire, et celle ville est éjiargiiée ; elle consacre la mémoire do cette insigne laveur par \\\\ monuiueiit. digne do la grandeur de Marie et de la piélé do ses habitants, Kn Espagne, le ciel s'était fermé comme aux jonrs d'Elie, la siérilité régnait comme aux jours de Joseph; Marie est réclainée, son habit est i)orté processionnclloment : li^ ciel auparavant d'airain se fond en eau, (!t h^ peuple trouve des greniers ]dus al)ondants que ceux d'Egypte. Tonte la nature, tous les éléments semblent respecter la vertu de ce saint habit. Des maladies jusqu'alors inconnues, triomphant de l'habileté des médecins, dépeuplent les bourgs et les villes de la province (rAnjou : le scapulain; i)arait, la mortalité cesse. La mer ose l'rauchir les limites que le doigt de Dieu lui a assignées, le seapulaire est la digue qu'on lui oppose. l'^ii l(>'2-2, un soldat reçut à Avignon deux balles f(ui s'aplatirent sur sou seapulaire et y furent paralysées. Eu lt)-28, J(;au de Moulagu reçut, à bout portant, \\\m balle de fusil qui s'aplatit sur le cordon du sien. En 15î)<), le feu tlévoraut la maison d'un bonlangiMà Séville, sa ftnnme jeta son scapulairi; dans les llanmies ; rincendie s'arrêta (>t le seapulaire fut rc^trouvé intact. Nous |)Ourrioiis citer des faits sans nombre du mènu^ genre. Ajoutons (jué de riches et nombreuses indulgences sont attachées au seapulaire en faveur do ceux qui le })ortent.
IMîATiori-:. — <lo v(Mix sans tarder nu^ faire adinettie au saint scajiulaire et le porter b^ i'est<' de mes joui's.
\ierge sainte, reine desaug(^s(,'t des hommes, eu me dounaul votre babil, vous m'avez donné le gage; b^ plus piiMueiix de votre amour, faites (|u"eu le i)ortaut digueimmt je vous donne la marque la plus assurée tle ma rec,ounaissance. Allume/ dans mon C(eur le l'eu saci'é qui l'ait les saints, aliii (|ue . • liriMe d'amour pour votre i]i\iu lil>, comme je veu\ bi'ùler uc zèle pour vous. Ainsi soit-il.
(Ibajxdet de rimmaciilée (jOUci'iilioM. l/itaup's. clc.
■\ \\ K Nil KM K .lOl l{
DES 011 .U'E Lins, .MKDAlIJiES, STATU !•>, CEI NTUUES, Ei'O , DE . EA STE. VIEIIOE.
{ Cluinahil 11(1 iiii- il njn f.riiiiiliitni riiin,
' ' fl crit'i'ii \rrs inui l'I Jiî rfWduci'i'.'ii.
l'i?Ai mi:.
L iiuiour que nous avons pour une porsoiuio, quiind il ciil siiicèvo ci véiital)lo, ne se hoino pas seulement à lii voir souvent, mais encore il nous porte à avoir chez nous sou portrait ou quelque ol)jet qui lui ait appartenu et qui nous rappelle son souvenir. Voilà précisément le motil' (|ue les serviteurs de la sainte Vierge ont eu, lorsqu'ils ont l'ait graver des médailles qu'ils sont dans le pieux usage de porter sur eux, jiour avoir continuellement présents ses augustes traits, et se rappeler ainsi continuellement leur bonne mère. 11 en est de même des statues, images, chapelets, ceintures et autres objets de dévotion à la mère de Dieu. \jv. respect pour ces saints objets a été la dévotion de tous les vrais dévots envers Marie. Elle a été dans le temps celle de tous ceux qui l'ont véritablement aimée, comme d'un saint t^tanislas Kotska, qui, ne \)ouvant plus dire le chapelet, étant trop afiaibli par la maladie dont il mourut, le tenait dans ses mains en en baisant à tous moments la médaille, et répondant à ceux qui lui demandaient pourquoi il en agissait ainsi : que c'était pour se rappeler le souvenir de sa bonne mère. Charlemagne porta toute sa vie, par dévotion, une médaille de Notre Dame attachée à son cou avec une chaîne d'or, et voulut être enterré avec cette médaille. Les cordons et ceintures que l'on porte en honneur de la Ste. Vierge, sont aussi des symboles de la dévotion que l'on a pour la mère de Dieu. Ils doivent leur origine à la ceinture de la Ste. Vierge, que l'on retrouva intacte dans son tombeau en 4Ô0, et que Iti pieuse princesse Pulchérie lit porter à Constantinople. Les jeunes filles, chez les .Tuii's, portaient une ceinture, comme signe de virginité, quelles allaient ott'rir dans le temple à leur mariage. Devenues mères, elles «mi prenaient une autre comme symbole de la modestie et de la i>udeur, avec laquelle elles se faisaient enterrer. O'est sur le modèle de ces ceintures de la Ste. Vierge qui ont été conservées jusqu'à ce jour, que se sont formées l'es confréries des cordons et des ceintures de Marie. L'une de ces ceintures se troitve
aujourtriiui dans rrolisc do Jiiugvs, en Fliuidiv, et rauiro <laiis colle de Notro-Ûame du Puy, ou Volay. Les Souverains PontifoR ont orné do précieuses indulgences ces dillérents insignes de la dévotion à Marie.
IN Mi-:i)i;<;i.N s.vi vi; in: i,a moiii' I'aiî S(in (,ii\i'i;i.i:r.
Mil liSO;\ le ;' mai. uni' lormiilaltlr iiisiin^dioii «'clalii |iar l'tiilc. rKs|)agii(', coiiti'c les ri'aiirais(iiii avaient l'ait la (•oii(|in''l(' (le (•(• pays. (^.' Tut surtout à Sladrid (pi'ils riiroiil massacrés sans pitié. Parmi (Mi.\ se trouvait alors im médecin nonuué I)(î(Uoutiy. scrvilcjir zélé de Marie, ([ui, ce jour là même avait reçu eu sou honneur la sainte couniinnion dans nue chapelle cousaerée à son cnltt», et qui se rendait an poste, après avoir accompli cet acte pieux. Kn chemin il se. voit tout a coup atta([iu' par une haiide de furieux (jui avaient reconnu en lui un oilicier français. Ils dégaiiUMit déjà leurs sahres pour l'égorger : eu C(?tte extrémité, il se met sons la protection de Jésus et de Marie, i)endant ([lU' les insurgés qui l'onlomaient traitaiinil les français de hlasphémateurs, d'impies, d'infidèles ; ri, il faut hieii le dire, ils avaient (jnelquo raison. Mais r'ii eiiteiulaut ces injures, une pensée salutaire traverse l'esprit de (lloiitry. — Non, sécria-t'il,en fixant froidement ses ringards sur les furieux, je ne suis pas un inlidèle, et en voici la jireuve. A ces mots il lire de sa pocho un chapelet auquel était suspendue une médaille bénie par le Pape. .V peine les espagnols eiireiil-ils' \ u le chapelet, ([u'ils abaissèrent leurs armes. ^lais comme plusieurs d'outre eux n'étaient pas encore satisfaits, il survint un houumv (|ui semblait envoyé de Dieu jiour sauver le serviteur de Marie C'était le sacristain de la chai>elle où le médecin venait de faire ses dévotions. — Ne touchez pas à ct?t homiiK'. s'écria-l-il, car je l'ai vu moi-mèmi' s'approcher aujourd'hui de la sainte table, en l'Iionneur de Ja Ste. N'ierge. A ces mois. h?s Hs|»agn()ls, tantôt encore si menaçants, coinblcnl le médecin de témoignages d'amitié, I»reunenl le chap(det. le l)aiseut avec respect et le donnent aussi à baiser au niédeciii qui le presse sur ses lèvr(;s, avec amour et reconnaissance pour Mari(>. Ils le conduisirent ensuit(.> à travers l(>s riuis dans une maison de confiance on il fut à l'abri de tout danger. Uevenu en Fraiict^ ce médecin se ])laisait à racont(>r partout la protection miraculeuse (]ue Notre-Dame du Rosaire lui avait accordée.
PuATiQiK. — ,Ie portei-ai toujours sur moi, en tout lien et eu tout temps, (im.dfiue insigne de dévotion à la Ste. Vierge.
l'UlEllC
() \ieige sainte, ne refuse/ |ias votre sei'fuirs aux mallieureiix. n.'le' ez le courage des faibles, et consohv. <-eu.\qui sont
dans raffliclion, prioz pour tout lo poiiplo, prenez sous volro protection spéciale le clergé et intercédez pour toutes les personnes du sexe qui vous sont particulièrement dévouées et pour tous ceux qui se l'ont honneur de porter vos insignes ! Lnlin <[ue tous ceux qui ont recours à vous dans leurs ])esoins ressentent les ellels de voire protei'lion loute pniss;inle. Ainsi soil-il.
(chapelet de rhnniîti'uléc ('-(Miceii'iou. Lil-inics. clc
'rnEXTK-K'ri \ i kmk .ioc n,
LE DEUNlElt JOUR DU ^r()l^^ DE MARIE.
Frril iiiilii uiaiiiKi qui pitlriis rsl.
Li' Tonl-l'iiissîml ii l'iiit <'ii moi ilo nr.imli's cllOf^l'.^,
. . ;, ?. , MA(.MIIi'AT.
Le mois de mai, le beau mois de Marie, qui est si cher aux catholiques, touche à sa lin : encore quelques instants et il ne restera de ce précieux jour que lo souvenir. Mais les cœurs fidèles vont-ils pour cela cesser d'honorer leur douce et bonne mère ? Le mois de mai se présente au clirétien comme au voyageur un bosquet plein d'ombrages et de délices, après un chemin long* et fatiguant. Là, sous les rameaux épais qui le défendent de l'ardeur du soleil, ou auprès d'une eau fraîche et murmurante, avec le pain dont il s'était muni pour la route, il reprend force et vigueur ; il se remet en état de poursuivre sa marche et d'atteindre d'un pied ferme le but de son pèlerinage. Ainsi en est-il de nous, voyageurs et pèlerins ici-bas. Notre nature faible et infirme dès l'origine, notre cœur vicié, corrompu et porté au mal, ne peuvent longtemps se maintenir dans le droit sentier ni résister aux rudes épreuves de l'exil, sans recevoir du Ciel appui et secours. Comment donc le temps d'honorer Marie serait-il bonié au mois de mai ! Passé ces jours qui lui sont spécialement consacrés, l'esprit n'aurait-il i)lus à penser à elle, et cesserait-elle d'être pour notre cœur le repos et le centre des plus douces affections i? Ce serait là une grande et funeste erreur. D'ailleurs l'enfant faible et débile peut-il un seul jour se passer de sa mère *? N'a-t-il pas besoin à chaque instant de son secours, de sa protection ? Quel est celui qui, ayant une mère et l'aimant d'un cœur filial, no lui témoignerait son amour qu'au jour anniversaire de sa naissance i Nous sommes les enfants de Marie ; puisque
Marie a reçu de Dieu un cœur de mère tondre et dévour à ses enfants, pourrions-nous sans ingratitude nous dispenser un seul instant d'honorer et d'aimer une telle mère V N'oublions pas que si l'univers est son temple, notre cœur doit être son autel, et que sur cet autel doit brûler chaque Jour le sacrifice de nos louanges, de notre attachement, de notre amour le plus constant.
Que du présent mois date pour nous le commencement d'une nouvelle ère d'engagement plus sérieux, plus stricte, plus suivi au service de Marie. Que si nouu ne l'avons pas encore l'ait jusqu'à ce jour, n'attendons pas plus longtemps de nous déclarer ses enfants à quelque titre 'particulier, en nous enrôlant dans quelqu'une de ses conlréries, comme Scapulaire, hlaint-Rosaire, Archiconfrérie, etc. Et en véritables enfants aflectuetix pour leur mère, adoptons quelque petite pratique journalière de lui montrer notre dévouement, à laquelle nous ne manquerons jamais le reste de nos jours. Nous avons vu une foule d'exemples de l'empressement de Marie à venir au secours de ceux qui en agissaient ainsi, citons en encore un nouveau.
IN (:o>rMis-voYAr;i;r:n sai.vk v.w, i,\ hkci tation di ciiai'Km;!'.
,:iii
Los liaulo.s maisons do ('ouihi('it(; (MiliuMicniKMil (rordiiiairc iiii coiiain nombre (romployrs \)Oiir aller dans les j^rands (•(întros manufaelnriers ou les ciitropôls du commerce! l'aire leurs aeiials ; c'est ee cpu' nous nommons d(>s conmiis-voyat;eurs. Tl n'y a encore» ([ue quehjuos annéc^s qm- l'un de les ••ommis-voyagenrs st! li'onvait à New-York, où il Taisait des affaires, (^ejeiine homme appavleiiait à une famille cliréliennr qui lui av.'iit inspiré de bonne heure la dévotion à la Sic. Vierge. Il s'était lait nne l'ègle, pour honorer la sainle nièi'e d(î Dieu, de réciter, à genoux, tous les juui's, son cha|i(;iel. Arrivant un soir à son hôtel, après une riulo journée de besogne, il se trouva si fatigué, qu'il crut devoii* omettre sa i'(Mtitalion du chapelet. Il se mit donc au lit sans s'en acquitter. Mais le voila de suite incapable de dormir ! F^h ! riuoi, se disait-il à lui-même, jnsqu'à et; jour j'ai été fidèle à réciter mon chapelet, et voilà que je l'omets aujourd'hui, de quel d'il ma bonne mère va-t-olle voir nne telle négligence? 10u\aiu raisonne-t-il avec lui-même pour s'anloris(M'de sa fatigue pour celte omission, ses inquiétudes font fuir le sonnneil. Sans plus tarder, se dit-il subitement, acquittons-nous de notre dmoir. Puis sorlajit d(* son lit, il se met à genoux et prend sou chapelet, s'accoudant sur son lit même pour le réciter. Il n'eu avait pas encore terminé une dizaine [(\\\i\ gagné ^lav le sommeil, le chapelet lui échappe des nuiins; se réveillaul incon-
linfiiit, il pass(' st^s iiiiiiiih «lu-ilossous du lit, pour lo rolvonvcr, lorsqu'à sii «•raudo surprise, il crut avoir toucliû uu objol qui avait fait uu ccrtaïu nuiuv(MU(Mit. Saus poi'dro uu iuslaiil, il sort de sa cliauihrc, (mi l'oruio la porto à la «'loi' sur lui, ot dosrtMul à (jualro les (escaliers ])Our av(U'lir les gardiousot doiuau- (l(;r du secours. Ou uu)ut(î à la ehauil)re, et ou trouver deux iii'igauds qui eu étaient eucore à ileviscu" eulre eux de quel préleNt(! ils se serviraient pour e.\pliqu(;r leui' préseneo dans rett(^ (•liaiiibr(\ Ils sont aussitôt enqtoi^ués et livrés à la jusliee, saus résistance aucune, bien (|u"ils lussent armés jusqu'aux deuls. On sait ({ue d'uis ces irrands hôtels, les portes (M les corridors resf(Mit lii)r(>s tonte la unit, cliacnu devant avoir soin de l'ei-iuei' la i)orte de sa chanilire i)articulière. J>es dcnix voleurs s'étaient cachés là, dans le dessein do. cou])ei' la gor{i(! au coniniis pendant son sonnneil, de le détrousser de ses valeui's et de délal(M- sans rien teindre, laissant aux conjectures à atlril)U(M' h^ l'orl'ait au suicide, lorsqu'on l'aurait découvei't le leud(Muaiii. JiC pieux conunis ne nnvnqua i)as de reconnaître là la protection visil)le de Mari(î, ([ui avait voulu l(> réconipcMiser d(; sa flilélilé à l'houorer tous les joui's pai' sa prati(]U0 de piété, ets(> plaisait (Misuile à le répéter partout.
l'iiAriori;. — .le pr(Mids de ce nionunit la résolution de rcciter luns les jours {siiéci/icf ici la pvatitiur que /'o?i adoptr) ]ionr liniioi'cr Marie ma mère et m"assur(M' sa ]H'ot(M'ti(Ui.
maire ramis
lire
voya-
e ces
it des
enue
Sle.
lUi're [Kîlel.
e tle ■e sa
Pr.u':m:.
O Mai'i(\ ma nu";r(\ma reiu(>, mon avocate, voyez à vos pieds votre enlaut. votre serviteur, votre esclave, ((iii dé[ilore de vous avoir si peu honorée ot si lâchement s«n'vie jns(|u"à ce jour, mais ipii prend la terme résolution de mieux l'aire à l'avenir, t^iii veut dès ce moment, pour vous honorer davan la<^e, marcher sur vos traces et pratiquer vos vertus. Vous (|ui puisez à la sourc(Ml(> toutes les gràcc^s, daif-iu'z j(>ter un re,uard de couq)assion sni- ci^ s(M'vit(Mir iulidèle, et faire conlei' sur lui uiK.' telle ahondanct; de bénédictions ((u'il ne s'écarte plus désormais de la voie du devoir, (M puisse mériter après sa uu)rt de l'airt* partie du (U)i'tè,L;(; de celle qu'il aura lidèlemeut servie toute sa vi(\
(Ihapelet de riuunaculée (Idnccplinii. l.il.iuie^^. eic.