PETIT CHAPELET DE L'IMMACULÉE CONCEPTION
Ce chapelet se compo.s(^ seulement de quinze grains, divisés en trois séries. Après f,ivoir fait le signe de la croix, on dit : «énie .soit la-kunte et immaculée
CONCEPTION DE LA KIENHEUIÎPJM VIERGE MARIE, puis
on récite sur les grains de ch}liq,tjp série un Pater, quatre Ave Maria, et un G for ta PatrL';-i
On a signalé des gnlces tou'te;i. particulières obtenues par la récitation de ce petit 'chapelet, et Sa Sainteté Pie IX, par un bref du 22 juin Î8.5'i5, a accordé à tous les fidèles : lo une indulgence plenière une fois par mois,' pourvu qu'ils récitent ce cha^^lQlet tous les jours du mois, se confessent et communient Icjour qu'ils veulent gagner l'indulgence ; 2o une indulgence de 300 jours, toutes les fois qu'ils le récitent le cœttr «ontrit. Ces indulgences sont applicables aux âmes du. I?itrgatoire.
Bien de plus facile que d<i .«te faire une ha})itude de réciter ce petit chapelet tous les jours, .
L'église a consacré un jour de chaque semaine, le samedi, à honorer particulièrement la Reine du Ciel ; trois fois par jour, elle nous invite à la saluer au son de la cloche ; il était bien juste qu'on lui consacrât de même l'un des douze mois qui forment l'année. Oh a choisi le mois de mai, parce que dans la plupart des climats, c'est le mois des fleurs, le plus beau de l'année ; on l'a choisi aussi, parce que ce mois ne renfermait aucune fête particulière à la Ste. Vierc^e.
Il est bien peu de n08 paroissos où Tou iuî ias.so aujourd'hui publiquement, à l'église, les exercices du mois de Marie, soit à la suite de la niesKe le matin, ou le soir aprèf» les travaux de la joui liée ; mais tout le monde ne peut pas se rendre à l'église tous les jours, cependant tout le monde peut rendre honneur à hmr mère bien-aimée tous les jours de ce mois.
On érige dans sa propre demeure un petit oratoire à lu Reine du Ciel : une table ordinaire avec une image, ou une statue de Marie qu'on orne de ileurs du mieux qu'on le peut, en font presque tous les frais. On y ajoute, d'ordinaire, 2 chandeliers, qu'on allume au moment des prières. Souvent des voisins s'unissent ensemble pour donner plus d'importance à ces pieux exercices. C'est dans ce petit sanctuaire que, chaque soir, la famille se réunit pour honorer la mère de Jésus. Le chant d'un cantique, une lecture édifiante, et lu récitation de quelques prières, comme le chapelet, les litahies, etc., composent d'ordinaire les exercices de chaque joùç. Et il n'est personne qui no se soit acquitté avecsoin'iht ces pieux exercices, qui puisse affirmer qu'il n'en a pas'.r'owsenti les heureux ellets. Tous, enfants, vieillards, gens :flj^'j' âge mûr, se sentent consolés, fortifiés, réjouis, chaque tois. qu'ils rendent ces hommages à leur mère bien-aimée ; ctw Marie, dont la générosité n'est pas moins grande que là, puissance,- se plaît toujours à récompenser leur zèle par* q-Çi^elque grftco particulière.
Il existe déjà plus de *^00 Mois de Marie différents ; cependant, dans nombre dû ^familles, aucun do ces petitslivres ne se rencontre epcore. C'est pour obvier à ce manque, pour faciliter à tqiiS-jios pieux lecteurs le moyen d'honorer davantage la Keiiie* des Anges et dos hommes, que nous voulons consacrer le présent numéro de notre Gazette avec celui qui le suivra à donner, pour chaque jour du mois de mai, la matière d'exercices propres au mois de Marie.
Notre numéro do mai paraîtra à temps pour qu'il n'y ait pas d'interruption dans la suite dos exercices qu'on aura commencés avec celui-ci.
Comme les exemples ont souvent plus d'efficacité que les raisonnements pour convaincre, ils formeront la partie principale des exercices qui vont suivre.
N. B. Indulgence de 100 jours pour chacuti des exercices du mois de Marie, soit publics, soit privés ; et indulgence plenière une fois dans le mois, pourvu qu'on s'approche des sacrements de pénitence et d'Eucharistie et qu'on prie pour les besoins de l'Eglise.
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IIONORKIJ MARIE.
Drnons son sancluairr' •1»»' nos |:uis b«'llos lltnir.i, ( (ffrons il notre mr'ri!
, , •- Kt nos voix et nos co-ui^.
Pourquoi cos Heurs, ces chants et tous ces honneurs à Marie ? Parce qu'elle est notre mère. Une mère ne peut demeurer insensible aux marques d'aflection de ses enfants. Mais comment Marie est-elle notre mère ? Le voici : qu'est-ce qu'une mère f c'est celle qui donne la vie. Or Marie nous a donné Jésus qui est la vie de nos âmes. Il nous l'a dit lui-même : «^e suis hu vie. Marie est encore notre mère pa^ adoption. Lorsque élevé sur la croix entre lo Ciel et la terre, le sauveur do.s hommes porta les yeux sur sa sainte mère, il lui dit, eii lui montrant le disciple St. Jean : femme, voilà votre filt^', et au disciple : voilà votre mère. Remarquez que i Evangile dit que Jésus adressa ces paroles à son discipîev et non à St. Jeun, pour montrer qu'il donnait alors pour enfants à sa mère non pas seulement iu^^ùtre St. Jean, mais tous ceux qui comme lui dévier (Iraient ses disciples. • «Aussi Marie s'est-ellc constamment plue à écouter les prières de ceux qui l'honorent sous le titre de mère. Une foule d'exemples nous en fournissent la preuve. Citons le suivant.
i.A nKitr.KHi; i;t i.a madom;.
Dans plusieurs pays de rKurope, Uis propriéttis ne soûl nas comme ici enloufées de clôtures, de sorte que lorsqu on envoie les animaux aux pâturages, il faut les faire suivre par de jeunes garçons ou de jeunes filles ; de lùrolïico des bergers et des bergères. L'unt;' de ces bergères, raconte 1(; Père Aurienma, avait \nie si tendre dévotion pour la bienheureuse Vierge, que tout son bonheur était de se retirer dans une petite cha[»elle de Notre-Dame, située sur la montagne ; et, tandis que ses troupeaux paissaient tout alentour, elle demeurait là des lieures entières dans de doux entretiens avec sa Bonne Mère. L'image de la Ste. Vierge était en rtHirl", sans aucun ornement; ce que voyant la bergère, elle lui fit un manteau d'un morceau d'étoffe le plus propre (|u'ello put trouver. Une autre fois, elle cueillit des fleurs des champs, dont elle forma une guirlande; puis, montant sur l'autel di; la chapelle, elle posa la guirlande sur la tète de la statue:
Ma mèi'o, dil-ollt; (Misuiloii Marie, je voudrais placer sur votrci Iront une coviroiine d'or et de pierresprécicuses ; mais, parce (juc je iic][suis qu'une pauvre, Ijcrgère, je ne puis vous donijicr ({u'une couroinie de fleurs : acceptez-là, du moins comme un gage de mou amour. Marie sut l)i(Mi récompenser une telle atïectiou. La bergère tomba, malade peu de temps après, et elle était à toute exti'émilé, lorsqu'il arriva que deux religieux laissant par là, et fat ignés du voyage, s'assii-ent sous un arbre pour se reposer. |/un s'endormit (;t l'autre demeura éveillé, mais tous deux eurent la même vision : ils virent une troupe (le jeunes vierges, toutes parfaitement belles, dont l'une qui était au milieu des autres surpassait toutes ses (lompagnes en beauté et en majesté. Un des religieux s'adressant à colle-ci, lui demanda qui elle était? et où elle allait? — Je suis, répondit-elle, la Mère de Dieu, cl je vais avec ces saintes vierges (le ma suite visiter une vierge moribonde qui, pendant sa vie, me visitait souvent. Pnis la vision disparut. Allons aussi, se dirent les religieux, visiter cette bergère. Et s'étant mis en marche, ils ai-rivèrcnt dU.piùte à l'habitation de la jeune filkv Ktant entrés, ils la trom!jèi-j3^it gisante sur un peu de paille. L" ayant saluée, elle lenr.'i-endit hmr salut et leur dit : Mes frères, priez Dieu qu'il vôus^ fasse voir dans ijuelle société je suis. Kt s'élant mis à geypi/.x, le Seigneur ouvrit leurs yeux : ils virent Marie, une couronne à -la main, qui était au chevet du "lit de la mourante. '.Tpîit à coup la Mère de Dieu et les vierges de sa suite (MitoiVueient un hymne, et après ce chant céleste, l'Ame de la viergè'Vompt ses liens, Marie la reçoit dans ses bras, lui pos(^ la iwvvronno sur la tête et l'emporte dans le Ciel. ;.";.
PRATiQLE. — Je veux ions I(?s jours de ma vie i-endre quelque honuiMu- à Marie, parct; (ju'eljcîest ma Mère. ,
4MuiînK.
0 vous, ({ui ravissez les'.Ciféurs, ravissez mon misérable cœur, vous dirais-je avec St. Bonaventurc; je ne veux avoir de repos que lorsque vous m'aurez obtenu de Dieu iin amour tendre, fidèle et constant, pour vous ma bonne mère, qui m'aimez tant, malgré mon ingratitude- Ainsi soit-il.
Chapelet de l'Immaculée Conception. Litanies, etc.
CONFL\NCE EN MARIE.
Hegina Cœli, ora pro nohis.
\ Heine du Ciel, priez pour nous. ;
Litanies. ,
Si le fils est roi, dit St. Athanase, comment la mère ne serait-elle pas souveraine ? Si la chair de Marie li'est pas
distincte de celle de Jésus, comment np participerait-elle pis conjointement avec son fils, auk honneurs et aux prérogatives de la royauté ? Les rois et les reines mettent leur bonheur à faire du bien aux malheureux. Mais il faut que les rois fassent aussi régner la justice, et de là parfois l'obligation de punir les coupables ; tandis que pour les reines, c'est uniquement la miséricorde qui est leur partage. Le royaume de Dieu, dit Gerson, consistant dans la justice et la miséricorde, le Seigneur l'a divisé en deux : il s'est réservé la justice, et il a cédé la miséricorde à Marie ; décidant que toutes les miséricordes versées sur les hommes passeraient par ses mains et seraient départies à son gré. C'est aussi l'opinion de St. Thomas. Comment donc ne pas reposer en Marie une confiance sans bornes, puisqu'elle a été établie la dispensatrice de toutes grâces, et qu'elle est avant tout la Mère de miséricorde, Mater misericqrdiœ.
l.K SALLT Oin-KNl! l'Ali MAIUi:. - ' . '
Nous lisons dans la vie do Sr. Cathorino de Si. Augnstiii, qu'au même lieu où demeurait cette servante du Soigneur! habitait une femme appelé Mario, ([ni dans sa. Jounosso avait mené une; vie de perversité. L'Age ne la corrigea point ; tellement que les gens de l'endroit, las de ses désordres, prireni le parti de la chasser de la ville, et de *la reléguer dans nur grotte hors de leur pays. Ce fut là qu'elle mourut pen après sans sacrements, et privée de tout secours lin main. Une pareille mort ne paraissait pas mériter les honneurs de la sépulture ; aussi ne fit-on d'autre; cérémonie an cadavre df cette femme que de rentcri-er dans les champs, connue celui d'un animal. Sr. Catherine, qui avait la coutnnu^ de recommander particulièrement à Dieu les personnes de sa cunnaissancc qui passaient à une autre vie, ne songea point à la vieille pécheresse, la croyant damnée, selon l'opinion de tout Ir monde. Il y avait déjà quatre ans ijuc cette l'onmie était morte, lorscju'nn jour la servante de Dieu étant en oraison, uni» âme du purgatoire lui apparut et lui tint ce discours : — Sr. Catherine, quel malheur est le mien ! tu pries pour tous ceux qui meurent ; il n'y a (jne ma pauvre ame, dont tu ne veuilles mis avoir compassion. — Et qui es-tu, demanda la servante de Dieu? — lie suis, répondit l'âme du purgatoire, cette pauvre Marie qui mourut dan» la grotte. — Quoi! tu es sauvée? s'écria Catherine avec étonnement. — Oui, je le suis, reprit l'âme, par la miséricorde do la bienheureuse Vierge. Dans mes derniers moments, abandonnée de tout le monde et me voyant souillée de péchés, je m'adressai ^ la mère de Dieu, et je lui dis du fond de mon cœur : 0 vous, le refuge de cèu.v qui sont délaissés, ayez pitié de moi, qui le suis du monde entier :
vous tHiîs mon unique espiiiance, venezàmon .secours ! Jo ne priai point on vain ; cost»à rintorcession de Marie que je dois (l'avoir ('rhappé à rcnfor par un acte de vraie contrition. Gîlte reine de miséricorde m'a encore obtenu la grâce que ma peine soit abrégée, en compensant \)ar Tintensilé des soull'rances la longueur de leur durée. Il ne me faut plus que quelques messes pour être délivrée du purgatoire ; fais-les Qioi dire, e.t je te promets qu'une fois dans le Ciel, je ne ces.selai de prier pour toi Dieu (;t sa très Sainte Mère. — Sr. Catherine tit aussitôt célébrer les messes, et quelques jours après, "•ette âme, brillante comme le soleil, lui apparut de nouveau, lui témoignant sa reconnaissance : — Je te remercie, Catherine. Le paradis m'est enfin ouvert, j'y vais célébrer les misérifordes de mon Dieu et prier pour toi !
PU ATtQiK. — Quelque profonde que soit ma misère, \o reposerai en Marie un(( confiance sans bornes.
PIUKIIK.
Ueine du Ciel et de la terre. Marie, mèrt^ de mon- Ditni et ma souveraine, je me présente à vous connue un mendiant devant une grande reiiif. Du haut du trône de gloire où vous siégez, ne dédaigne/ point d'abaisser vos ri\gards sur un misérable pécheur; attachez vos Veux sur lui, et ne le perdez, point de vue, jusqu'à ce que, de criminel qu'il est, vous eu ay«'z fait un saint. Ainsi soit-il.
Chapelet de l'Immaculée Conception. Litanies, etc.
TIIOISIKME .101: H.
l/AlMOni <n'K MARIE NOUS PORTi:.
A.;/o iiialfr jjitivhra- dilcclionis.
' Jo suis la mèro du hol (imour.