‹ Le mois de Marie des familles [microforme]Chapitre 5 sur 27 · C.wïinn; iiHS (Iantk.iiks · texte numérisé non relu

C.wïinn; iiHS (Iantk.iiks

Nous sommes les enfants de Marie ; nous avons tout de suite en cela la mesure de l'amour qu'elle nous porte. Le tigre et l'ours vont jusqu'à affronter la mort pour protéger leurs petits ; qu'elle ne doit donc pas être la tendresse de Marie pour ses enfants ? L'apôtre St. Jean nous apprend que l'amour de Dieu et l'amour du prochain sont si étroitement unis que l'un ne peut s'accroître sans l'autre. Si donc personne n'aima Dieu plus que Marie, il s'ensuit aussi que personne, à part son divin lils, ne nous aima aussi autant qu'elle. Réunissez l'amour des mères les plus tendres pour leurs enfants, dit le Père Niéremberg,

vous n'approcherez point de rumour que Marie porte à une seule âme. Marie nous a tant aimés qu'elle nous a donné son fils unique. Croit-on que si Marie eût voulu prendre la défense de son divin lils devant ses bourreaux, «îlle n'eût rien obtenu ? Mais, dit St. Anselpie, l'accomplissoment de la volonté du Père Céleste était tellement impérieuse en Marie, qu'elle eut elle-même, à défaut de bourreaiix, immolé son fils de ses propres mains,

J.A .MilUT 1)K M.MUil KIlITi: I)'.\i;i'III(:iIK.

La iiMiu.' (rEs[);igii(', Marfiiioi-ili' dAiilriclu'. é[)0iis(' de Philippe IIF, était uuo ieinuic (riinc jurande i)ié|('>. Touchant au terme di; sa dernière grossesse, ellt^ lit inviter les plus vénérables serviteurs d(^ Dieu à venir la hénii-. Il en vint un grand nombre qui passaient. d(>v.'uil elle, lui baisaient l;i main et priaient sur elle, ba reine renuiiHpu' j»arnii eux i(^ l)ienheureux Simon Hexas, de l'ordn! de la Merci. lOllt* le supplia de demander à Dieu les grâces dont t.dle avait besoin pour elle, pour ses enfants et pour son royal époux. — Tous doivent le faire, répondit le bienhenreureux, par reconnaissance, par intérêt, pai' devoir ; ([ueUjues-uns au moins par compassion. — Après qu'il fut sorti, voyant un peu de mysli're dans cetli! parole : '• par compassion," la reine s'iu'fuièta d'autant plus que le saint homme n'avait pu ])rononcer ces paroles sans laisser échapper \in soupir, et le lit prier d(> venir la bénir dv nouveau le lendemain. Il vint dès le malin qui était b^ '.) mai de Tan IG09. bi^ reine lui ayant demandé s'il n'y avait pas do présage obscur dans les paroles qui lui avaient ari'aché un soupir. Il lui répondit que ce soupir était c;'.usé en etîèt, pai' une prévision, dont il était pénétré, ((u'elle dmait mourir bientôt, et si i)romptementque. sans un miracle d(> la très-Sainte Vierge bnmacnlée, elle mourrait sans avoir reçu les derniers sacrements. La reine qui jusqui^-là avait tinijours c(Misidéré la mort comme le passage à une vie meilleure, se troubla, et supplia le bieniieureux de prier Dieu jiour (piil lui donnât b' tionheur de mettre au jour, axant de mourir, reniant ipTelle portait. Klle ajouta: — et aussi, mou père, reconnnandezinoi vivement à Marie (|ue j'ai toujouis servie iidèlement. (,)uatre jours aprî's, elle accoucha d'un lils jdein de vie. (lelle pri-mière grâce la rasséréna nu peu. ('ependani l'idée (pi'el'.e devaitinonrir au moment où elle n'y ])ensMi;Mi. pas. la tourmentait encore. (Test ce qui arriva le 'le jour de ses eouches. Vn symptôme subit et violent la tua si \ itc. (pie les médecins qui l'entouraient n'y virent aucun itMuède et perdirent la tête. Une l'ennue de service courut avertit* le roi (|ui entra fout consterné. On fit appider le Père Simon lloxas. be lui lui dit tout en pleurs, — >Iourir ainsi sans Saci'emeuls, mon |H're, c'est ti'iqi île malbeui's. — IS'e désesj)éiw pas dit le reli-

fioux, l;i luèi'c des

gnicos.

rrinniaculéo, vous coiisoloi'it. Kf s'approchanl do la morto, il lui <lil à liautt* voix. — Ave Maria. La reiuo répondit d'un Ion lonno. — Gratîd plenn, ô Prre Roxas Tous les assistants lombèi'oiit, à gououx, et Philippe III, hors de lui, crut que sa pienso épouse lui était rendue. — Ne vous ilattez pas d'nn t(;l espoir, Sire, lui dit le relij,'ieux. La reine appartient désormais an ciel. Le prodige qui vous frappe ne durera qnc quelques instants ; il est aecordé à la fidèle Marguerite afin (jn'clle emporte en (juiltant la terre les trésors de Véglise. Anssitôt elle se confessa avec nu grand calme; après (juoi, devant tonte la cour, elle reçut dans une tendre et pieuse reconnaissance, les derniers sacrements; puis reposant sa tète sur l'oreiller et joignant ses mains, elU; rendit doucejnent l'Ame, en prononçant 1res doucement l(?s saints noms de .lésus, Marie et Joseph.

Pn.vTKjLK.— Jésus, Marie, .losepli. sera ma prièri^ lialiiluelle dans tontes mi.'s misères.

IMMKIii;. ; -

O Marie, ma très Sainte Mère, quel iudig'ne 111s vous av(V. devant les yeux ! Cependant m} me défendez point de vous appelel" ma mère, ce doux nom me console. Il redouble ma confiance; pour vous, en me rappelant l'ohligatiou que j'ai de vous aimer. Souftrez donc que je vous appelle ma mère, et que je nunire en vous invoquant sous un nom si doux.

Ainsi soit-il.

Chapelet de rimmaculée (loueepiiuii. Lilanies.

eie.

MARir: KST I.A MÈRE DES PÉCHEURS PÉNITENTS. •

lUfiifiiin)), pecralor.ifiii, Ora prii iiohii. prie/ iiour nous.

LiTAMKS.

liol'ugii lies poclieui

Marie a déclaré à bte. Brigitte qu'elle était la mère, non seulement des justes et des innocents, mais encore des pécheurs quand ils veulent s'amender. Mais tout ce qui offense Dieu, offense aussi Marie. Le péché attachant do nouveau Jésus-Christ à la croix, blesse en même temps sa sainte mère. Celui qui veut se dire enfant de Marie, doit donc avant tout abandonner le péché. Marie est Ja mère des pécheurs ; Oui, mais remarquez-le bien, des pécheurs repentants. Oh ! fussiez-vous rendu au dernier degré de la perversité, si le repentir entre dans votre cœur, jetezvous aux pieds de Marie en l'appelant votre mère, et elle

vous écoutera. Vos crimes vous rendent indigne des faveurs du Ciel, Marie priera pour vous et vous serez sauvé. Marie a deux fils : Jésus et l'homme. Lorsque le péché vient semer l'inimitié entre ses deux enfants, elle emploie tous ses efforts pour obtenir leur réconciliation. Et, nous dit St. Bernard, les prières de Marie auprès de Jésus, sont des ordres, elles ne manquent jamais d'être exaucées. Que de pécheurs, et des plus criminels, doivent à l'intercession de Marie leur retour à la grâce. Celui qui met en elle sa confiance, nous dit St. Anselme, ne saurait périr.

STK. MAIUK l/l';C.VPTIKNNi;.

L'iiisloiro do Stt'. ^[al•io r^LçyplUMUioiious otlVo un c.\emi)li> rriip[)n,ut do la proloctiou do Mario eiivovs les pôcheurs. Dès l'âge do 12 ans, Mario so sauva do la maison pateruello et viul à Aloxandrio poiir so livrer au dôsordro. Après IG ans d'uno vio touto l'oniplio do crinios, il lui prit fanlaisio de se joindro à uuo Iroupo do pèlerins qui s'embarquaient pour Jérusalem, où ils allaient oôlebror la loto do l'Exaltation de la Ste. Croix. Arrivée dans celte ville, un pur sentiment de curiosité lu porta à vouloir entrer dans l'égliso avec la foule. Mais elle so sentit repousséo par une main invisible, et pai- trois fois elle tenta inutilement de franchir lo seuil do la porto. Getto misérable entra alors en elle-mômo, et comprit que Dieu l.i repoussait do sa maison à cause de ses crimes. Il y avait sous lo péristyle une imago do la Ste. Vierge pointe sur la muraille, elle so prostorno devant cette imago, et fondant on larmes, l'ait cotte prière dans son cœur : '' O mère do mon Dieu, ave/ pitié d'un(! misérabb^ créature. Vous êtes le refuge des pécheurs, no me refusez pas la consolation do voir et d'adorer ce bois sacré sur lequel mon Sauveur, votre fils, a répandu son sang pour me racbeter ; après quoi je vous promets d'aller pleurer mes crimes lo reste do mes jours dans l'endroit qu(> vous m'indi(juerez." Elle se présente de nouveau à la porte, rentre sans résistance, et adore la croix avec les sentiments dt? la plus \[\o componction. Retournant ensuite à l'image : •' Maintenant, ô ma mère, dit-(dle, on voulez-vous que j'aille? Une voix lui répondit : passe lo .lourdain, là tu trouveras lo repos. La pécheresse fit une confession générale de toute sa vie, re(;ut la sainte connnunion, puis s'enfonya dans lo désert, qu'elle comprit devoir être lo lieu de sa pénitence. Durant les 17 premières année» de sa solitude, ce furent des assauts continuels de la part de l'ennemi ; mais elle fut toujours victorieuse en invoquant Marie. Il y avait 47 ans qu'elle vivait dans lo désert, lorsque Dieu permit que l'abbé Zozime découvrit ce trésor. La sainte pénitente raconta sa vie au solitaire et lo pria do revenir l'année suivante lui ai)porter la sainte communion. L'abbé y consentit et fut fidèle à sa parole.

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La pônitoiUo. aprôs avoir roru lacominiinioiilui fil promettre qu'il reviendrait Tannôo d'aprrs à pareil jour. Zorime vint en eft'et, mais il la trouva morte. Son corps était environné «l'une faraude lumière, et il vil ens mots tracés sur le 8a])le : •' Eulenrz ici le corps de la pauvre pécheresse Marie, et priez pour le rejios de son âme. Zozime ensevelit ce saint <:orps h l'aide d'un lion qui vint creuser la fosse ; et de retour au monastère, il raconta les merveilles de la miséricorde divine envers cette pénitente.

PiiATiguK. — Je considéiun-ai souvent l'abinu; de mes misia-es po\ir ni'euftager à sollifitcr ma conversion par l'intervention de Marie, ma mère.

l'IllKIlK. '

0 digne Mère de mon Dieu. <v)nntu'nt oser paraître devant, vous avec \iue Ame aussi souillée que la mienne ? Je le confesse, personne n'a oflensé plus que moi la divine majesté. Je dirai donc avec St. Anselme à vous et à votre fils : Mon Rédcni'tenr ayez pitié de moi, en m'accordaut mon pardon ; et vous, sa mère, en l'implorant pour moi. V^cuillez oublier le passer en voyant mon j'epentir. Ainsi soit-il.

(]liapelol de 1 Inunac^ulée Conception. Litanies, etc.

CINgiH KMK .lOUH.

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