I-V VIIIROK ET ST. HYACINTHK
Vers la fin d'avril de Tan 1240. la grande ville de Kiovio. alors capitale do l'Ukraine, était plongée dans la terreur. Assiégée par une armée de Tartares, elle voyait arriver lo moment où elle allait être livrée à l'incendie et an pillage. La ville possédait alors dans ses murs, l'apôtre de la Pologne, St. Hyacinthe. Il était âgé de 59 ans, et il avait évangélisé
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iivce zMo prosquo loulos los contrées du Nord. Dos brèches pratiquées dans les mnniilles avaient déjà livré issue aux ennemis dans la ville ; le pillage et les massacres étaient déjà commencés. Le 2 mai au matin, le saint Prélat achevait sa messe, lorsque ses religieux (1) vinrent, grandement troublés, lui dire (ju'il fallait finir à l'instant, parce que les féroces vainqueurs approchaient et que déjà le . couvent brûlait. Hyacinthe ne prit pas même le temps de déposer ses saints habits, il enleva le saint sacrement qu'il voulait sauver des profanations, et descendit de l'autel. Un moment après, comme il passait devant une grande statue d'albâtre de laSte. Vierge, image vénérée, au pied de laquelle il avait prié souvent, l'auguste image lui dit. — Hyacinthe mon fils, me laisserez- , vous donc ici aux outrages de ces barbares? Emportez-moi avec vous. — Hélas ! auguste Vierge, répondit le saint, comment vous pourrais-je emporter dans une image si pesante ? — Kmportez-la, mon fils, pour vous elle deviendra légère. Le Saint tout ému de ce miracle et tout rassuréj s'approcha, tenant toujours le Saint Sacrement de la maui droite ; il «mibrassa de la gauche la statue qu'il enleva aisément, à sa grande surprise et à sa grande joie ; et, chargé de son double trésor, il sortit de la ville en feu, s'embarqua sur le Borysthène, et arriva à Cracovie avec ses deux trésors. Il les déposa dans l'église cathédrale, où la statue reprit aussitôt sa pesanteur; et son arrivée dans cette ville fut signalée par d'autres miracles.
Pratique. — Je me rappellerai sans cesse que Marie est toute j)uissan te auprès de Dieu. . , , ' . \. .#
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0 bienheureux apôtre de la Pologne, grand St. Hyacinthe, vous le favori de Marie, obtenez-nous sa protection, et alors nous n'aurons plus rien à craindre. Que pourrait le démon ? Afarie est plus puissante que l'enfer. Mes crimes ont-ils révolté son fils contre moi ? un mot de sa parf suffira pour apaiser sa colère. Je ne cours de danger qu'en refusant de l'invoquer. Je veux donc recourir à elle désormais dans tous mes besoins, et, j'en ai la conviction, elle ne refuserez pas de m'écouter. Ainsi soit-il. < .
Chapelet Je l'Immaculée Conception. Lilanies, olc.
( 1 1 II aVait fondé une maison de Dominicains.
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MAiiiK ri;nu la mokï douce a sks seuvitkuhs.
f)ra pro nobis, pecralofihus, nuni:
H in hot'à morlis noslm:.
' '. ■ IVioz pour nous piVliciirs, ninintc-
'•' "*• ' liant t'I ù l'hoiiro do notro mort.
Sai.itation AN(iKi,ion:.
Lorsqu'un homme est près do mourir, dit lo Prophètc Isaïe, tout reiifer s'émeii,t et oxçito contre lui ses démons les plus redoutables. Oh ! ils sont bien terribles ces moments de la mort, puisque les plus grands les ont fortement redoutés. On lit que St. André Avelin, étant à ses derniers moments, on le vit s'agiter, se débattre, gi'incer des dents, verser des larmes, trembler de tous ses membres, indices du terrible assaut que lui livraient dix mille démons qui l'entouraient. Les religieux qui l'assistaient étaient glacés d'épouvante en voyant qu' un saint éprouvait de tels combats, mais ce qui les consolait, c'était de voir qu'il tournait souvent les yeux sur une image de la Vierge, placée près de lui, comme» pour lui demander secours. A la fin, Dieu mit fin à ce combat, et le saint rendit paisiblement son âme à Dieu entre les mains de la Ste. Vierge qui lui apparut alors. Tôt ou tard, et plus tôt que nous le pensons, nous aussi, lecteurs, nous toucherons à ce moment redoutable. Oh ! quelle consolation alors, si nous pouvons nous dire véritables enfants de Marie, et si nous avons vécu conformément à cette noble qualité ! Car, depuis que Marie a eu la douleur et la consolation d'assister à la dernière heure de son fils, le 'chef des prédestinés,elle obtint d assister pareillement tout le peuple des prédestinés dans ce terrible passage Aussi l'église nous la fait-elle prier pour qu'elle nous assiste à cette dernière heure : Priez pour nous, maiîitenant, et à P heure de notre mort.
MARIK AU MT I)K MORT Li: SES KIDKLICS SERVITICIUS.
Le curé d'im village .'ivail vU\ appelé pour assister un homme riche qui s-j mourait. Il trouva \\\\v maison opulente et une; ehambro maguili(|uemenl meublée, et liî mourant entouré de ses parents, (Lsi.is amis, di' ses domestiques, qui s'enlpressaiont pour le servir. Mais, chose «'tlVayante, et (jui n'était visible qu'au minisire du Seigneur, une fouie de démons sous des ligures de chiens, attendaitml l'àm»; de ce riche pour l'emporter dans l'eiiTer. Ce qu ils firent, car l'infortuné mourut
«'Il (Hal do pôchô iiioilol. Or, pomlanl que It^ curé se tourmentait pour arracher cette Ame à la damnation, une pauvre l'emnio qtii était à toute extrémité, l'envoya prier de venir hii administrer les derniers sacnnnents. LoVuré ne voulant p,is abandonner ce ricin.', dont l'Ame se trouvait dans un si ]U'essant besoin, chargea un autre ])rètre d'aller visiter la villaf^'eoise. Celui-ci prend le saint ciboire et court. Il arrive à la chaumière et ne trouve ni meubles précieux, ni domestiques, car la malade était indigente et n'avait pour lit qu'un pou de paille ; mais cette pauvre habitation était échiirée d'une grande lumière, (!t la mère de Dieu, assise au chevet de la moribonde, essuyait les sueurs do son front avec son mou- «•hoir. FjO prêtre voyant Marie, n'osait enti-er ; mais la Ste. Vierge lui lit signe d'approcher ; elle-même prit \ui escabeau (!t le fit asseoir près de sa servante, afin qu'il entendit sa con^ lession. La malade reçut ensuite le viatuMie, (,'t peu après elle expira dans les bras de Marie.
PiiATioLK. — Je me rappelerai sans cesse qx'.c pour m'assurer l'assistance de Marie à mes derniers moiiients, je dois tous les jours me montrer son fidèle serviteur.
Prikiu:.
() ma tendre mère, quelle sera la fin de ce misérable pécheur qui est devant vous î? La crainti; pénètre mes entrailles et dessèche jusqu'à la moelle de mes os, quand je pense au moment terrible où il me faudra rendre compte à Dieu de ma conduite, et que je me rappelh* combien de fois, par mes péchés, j'ai mérité une sentence de réprobation. Mais, consolatrice des affligés, prenez pitié de moi, venez A mon secours en ces derniers moments, afin que le souvenir de mes péchés ne ukî jette pas dans le désespoir, et qu'aidé de votre secours, je (îombatte victorieusement le dernier combat. Ainsi soit-il.
Chapelet de l'Immaculée Conception. Litanies, etc.
•fiîi,
HUITIÈMK JOUR.
l'immaculée conception de marie.
Tota pulchra es, arnica viea, et macula non est in le.
Vous 6los toutes belltî, ù ma \tm\aimeo il n'y a point en vous do souillurt'.
Cantique des Cantiques
L'Eglise en décrétant, le 8 décembre 1854, par l'organe de son Pontife infaillible, que Marie a été conçue sans la
tache oviginelle, n'a pas proposé un dogmo nouveau à la croyance des ftdèles, mais a confirmé do son autorité la croyance de tous les siècles à ce glorieux privilège i\ regard de la mère de Jésus. L'Eglise, bien que cette croyance ne lut pas encore décrétée article de fol, en faisait néanmoins l'office depuis des siècles. Le premier temple érigé sur notre terre du Canada au Très-Haut, la cathédrale, ivujourd'hui la basilique de Québec, le fut sous le vocable de l'Immaculé Conception, Conçoit-on on effet que celle qui devait servir de temple, de sanctuaire au Créateur do 1 univers, celle qui devant Dieu était déjà, puisqu»»- devant Dieu il n'y a point de temps, la mère du Sauveur des hommes, conçoit-on, dis-je, qu'elle pût être un seul instant la sujette, l'esclave du démon ? La supposition répugne non seulement à nos sentiments de pieté, mais encore aux simples lois de la raison ; le Seigneur venant sur la teri'c épouser notre chair, ne pouvait choisir pour demeure parmi nous un cœur habité avant lui par le démon, souillé, déshonoré par ses poisons. Celle qui devait fournir le sang qui coulerait sur le Calvaire pour la rédemption du genre humain, ne pouvait un seul instant être sous la puissance de l'enfer. Et qui était-ce donc que cette femme, annoncée à nos premiers parents dès le commencement du monde, qui devrait écraser la tête du serpent infernal, sinon Marie V
r.'iMMAr.LLÉE CONCEPTION A I.A (WIOTTK !)K I.OMIDKS.
Il n'est iiuciin do nos leclours qni n'jiLt eiiloiidn p.irlor dv Hernadetto Soubirous, collo jeune fillo do 14 uns, do la polilo ville de Lourdes, en France, à qui la Sto. Vierge e'-f apparue 18 fois, dans une grotte naturelle dans le voisinage do cotlo ville, entre le II Février et le 25 Mars I858.» Bernadotlo est âgée de 14 ans ; elle est la fillo do François Soubirous pauvre Journalier, qui n'a que le travail do ses bras pour soutonir sa femme et ses 4 enfants, dont 3ernadotto est l'aînéo. Lo 1 1 Février, qui était un jeudi, Bernadette s'en va avec sa snuiiet une autre petite fille, cueillir quelques bouts do Itois pour les besoins de la maison, le long de la rivière du Gave. Sa sunir et sa compagne étaient déjà de l'autre côté canal du uioulin. alors presque à sec, cueillant (juolqtios copiNUi.v, lors([ut' Bernadette, on frais do se déchausser pour aller les rejoindre, entend tout à coup un frôlement très prononcé connijo si un vent violent ont agité losarbrosdosenvirons; oUosc» retourne, regarde de tout côté, et no voit rien. Portant ses regards eu avant, elle aperçoit dans une anfractuosito du roclior creusée ou forme do nichoj une grande dame, connue (dlo l'appelail, toute liabilléo do blanc, d'un éclat éblouissant, d'une beaiité sans
pareillr, louant mi cliaiiolcl qu'cllf ôyriMiail dans si^s doigté. Atlôrôo, ôinuo, m; sachant qnc fairi\ dit! tonibn à gononx, tirt? son chapelet, et st^ mol à it.' ivimIim', suivant .ju'eUe avait coutumo dp le faire. Pnisson (.'haixdcl lini, la vision disparai!. Le dimanche siiivanl, ttornadotle rcvitMit à la grotte avec plusieurs autres compagnes, et la même ap|>arilion se l'enonvellc ; mais, comme la première lois, n'est visible qu à elU' seulement. Ses compagnes la voient renlantlransfigurée, toute absorbée dans la contemplation de ce qui i'ra^)pe ses regards, mais ne disanguenl rien de plus. lia même apparition 80 renouvelle seize autre fois encore, en présence de centaines de personnes qui suivent llernadelte à la grotte, et tous sont convaincus que l'enfant voit quelque chose do surnaturel, mais ne voient rien par eux-mêmes, (jne l'extrême changement ([ui s'opère dans ses traits et tout son être. Lnf: fois, l'apparition enjoint à IJernadctte d'aller dire au;;
{)rélre8 (lu'elle voulait (|u'on bâtit une église en cet endroit. jO curé, sur ce, lui dit do denuinder à l'appariliou qui elle était. Le 25 mars, jour de l'Annonciation, Bernadette est accompagnée encore d'un plus grand nombre de personnes c[uiî d'ordinaire. D'aprè?' l'avis du curé, elle demande à l'apparition qui elle était. Kt ï?. Dame, dit l'enfant, joignant ses main-. dans l'attiludo d'un prêtre qui dit Dominus vobiscum, répondit avec un sourire : '' Je suis l'Immaculée Conception." Hernanadette ne savait pas alors d'autre prière que la récitation du chapelet ; elle ne savait rien du catéchisme encore, n'avait encore jamais entendu parler de l'humaculée Conception. Elle répéta ces mois plusieurs fois, pour ne pas les oublier avant d'aller les reporter au curé. La source qui était sortie de la Grotte, à la voix de l'apparition, continuait à couler, et nombre de guérisons de tout genre s'opéraient tous les jours, au contact de cette eau. L'autorité ecclésiastique, après les enquêtes convenables, reconnut que véritablement la Ste. Vierge était apparue à Bernadette. Sur sa parole, une magnifique église fut bâtie à l'endroit indiquée ; et encor*' aujourd'hui, des miracles sans nombre s'opèrent en ce lien que la Reine du Ciel a choisi pour manifester sa puissanc»; en faveur de ceux qui recourent à elle avec confiance.
l'iiATiQi'K. — .l'irvoquerai sans cesse Marie, à ce titre de son Immaculée Conception.
l'aiKHi:.
0 douce, ù tendre Marie, ue pouvant vénérer le lieu béni par votre présence, je me prosterne du moins en esprit à vos pieds, sur qu'auprès de vous je trouverai le remède à tous mes maux ; et je répéterai avec ces nombreux et heureux pèlerins qui vont appliquer leurs lèvres sur le rocher où vous avez daigné poser les pieds : Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous. Ainsi soit-il.
Chapelet de rimmaculée Conception. Litanies, etc.