SERVITEURS
Jnsa canlcret capul luian hllo-mrme l'ocra
crasciM la tt'-lp.
■ * Genèsk.
St. Jérôme, dans une épître à Eustochie, assure que Marie ne se contente pas d'assister ses serviteurs à la dernière heure, mais qu'elle vient à la rencontre de leur âme, et la présente elle-même au tribunal de Dieu. C'est ce que la Ste. Vierge confirma elle-même à Ste. Brigitte, en lui parlant de ceux qui l'ont honorée pendant leur vie. Ma bien-aimée, moi qui suis leur maîtresse et leur mère, je vais au devant d'eux, pour être leur consolation et leur force. Un fils de la sainte, nommé Charles, en fit l'heureuse expérience. Il avait embrassé la profession dangereuse des armes, et mourut à la guerre ; deux circonstances qui mirent sa mère dans une grande appréhension de son salut éternel, en sorte qu'elle ne cessait de pleurer et de gémir devant Dieu. Marie ayant pitié de cette mère affligée, lui fit connaître qu'elle-même avait pris soin d' assister son fils mourant, et qu'il s'était sauvé par la dévotion pu'il avait toujours eue pour elle. Ensuite Ste. Brigitte vit Jésus-Christ sur son trône, et devant lui le démon qui présentait deux chefs d'accusation contre la sainte Vierge : le premier qu'elle l'avait empêché de tenter Charles au moment de sa mort ; le second qu'elle s'était emparé de son âme, et l'avait présentée au divin juge sans lui permettre d'exposer les droits qu'il avait sur elle. Mais Jésus-Christ chassa le démon, et l'âme de Charles fut portée dans le Ciel. Oh ! quel bonheur sera le nôtre à notre dernière heure, si nous avons vécu dans le doux esclavage de Marie !
SAINT FÉLIN I)K CANTALICK.
Félix (le Canlalice. tout enfant était x)oi'to, comme le sont tous les saints, et avait pour la Slo. Viorf;(^ la dévotion la plus tendre. Il chantait surtout la St(>. Vierge et reniant Jésus. Après avoir gardé les troupeaux ot conduit la ciiarruo, étant devenu orphelin, il distribua aux pauvres tout ce qu'il avait et entra ciiez les Capucins. On h; trouva dans son noviciat le plus soumis et les plus humble des frèi-es. Les I3olkindistes rapportent (ju'une des nuits qui suivent la nuit de
la
Noël, comme il médilait sur le iiiystèiv adonible (jui occudc «^l qui émeut alors Lous les canirs chrétiens, il se sentit (uiflammé d'un si brûlant désir cle voir l'Enfant-Dieu (ju'il se leva, s'en alla à l'autel de la Ste. Vierge, et, se prosternant (levant son image vénérée, il la pria si vivement de lui montrer son adorable fils, que la mère de bonté descendit devant lui, dans une grande splendeur, et remit entre ses bras l'Knfanl-Jésus, qu'il no lui rendit qu'après l'avoir longtemps adoré de ses baisers, de ses soupirs et de ses caresses "' \ la fin de sa vie, il gardait sa cellule épuisé et malade ; un de ses Ij'ères lui apportait son r(;pas qui devait être son derniei sur la terre, 'lout à coup, le saint leva les yeux et les bras vers ie ciel en poussant des cris d'admiration.— Que voyez-vous donc? demanda le frère en déposant son écueilc.— 0 n^on frère, je vois la Ste. Vierge qui descend ici au milieu d'un cortège de saints anges. Fermez la porte de ma cellule, i.' vous en prie, afin que ma bonne mère ne soi-lc pas trop vitV 11 jouit assez longtemps de cette vision du Ciel, qui allait sOLivrir pour lui, car le même jour, il remit son âme les mains de la Reine des anges, qu'il avait toute sa constamment aimée et servie.
Pratique.— Quelque soit la profondeur de ma misère, cesserai jamais de me confier à Marie, ma mère.
' ■ ■ ' fiuiiuE. ' ■ • ' > V
entre vi(; si
je ne
0 Vierge très puissante, soyez ma consolation dans îouies mes misères, mais montrez-vous surtout à l'heure de ma mort. Vcriiez aloi-s mettre en fuite les démons qui m'assiégeront peut-être, et ne m'abandonnez point que vous u'ayTez vous-même présenté mon âme au Souverain Juge, votre "fils'
Ainsi soit-il.
Chapelet de rinunaculét> Conception. Litanies, etc.
1)1X1 KME JOTR