‹ Le mois de Ste. Anne et de St. Joachim [microforme]Chapitre 32 sur 42 · STE. ANNE SE REND A BETHLÉEM.—ELLE CHERCHE JÉSUS UNE ANNÉE ENTIÈRE · texte numérisé non relu

STE. ANNE SE REND A BETHLÉEM.—ELLE CHERCHE JÉSUS UNE ANNÉE ENTIÈRE

Dans sa sollicitude, Ste. Anne part pour Bethléem, sans en connaître le chemin.

Egarée dans un désert, elle est surprise par

che d'URE}a nuit, avant d’avoir retrouvé sa route. Elle

té, dans Le

invoque le Seigneur; au milieu des ténèbres

pourqU0lkelle entend un concert céleste ; des voix

ur, et ŒUbngéliques chantaient : Gloire à Dieu au plus , cuisants

icité.

aut des cieux, et paix sur la terre, aux

Rene; | LH hommes de bonne volonté... Après quelques vc jours de marche, elle rencontra providen S0 tiellement les trois rois mages, qui s'en le retournaient chez eux : ils Iui indiquèrent | äu la route de Bethléem, et le moyen de reconnaître l'étable où s'était opéré le grand pro dige. En apercevant Ste. Anne, Marie et | Sal Joseph. coururent au devant d'elle, pour Pré la conduire à la crèche du Sauveur. Sainte À des Anne se prosterna devant l'Enfant Jésus, F Ma l’adora, le pressa dans ses bras, le baisant Felt tendrement. rie:

Jésus, Marie, Joseph et Ste. Anne resterent E EXP dans l’étable jusqu'au moment de la purifi: les cation. Cette cérémonie accomplie, ils se | péc préparèrent à retourner à Nazareth. Ste. } nob Anne prit les devants, pour préparer sa | à M demeure à recevoir le Messie. Mais, pendant } Ou ce voyage, un ange apparut à St. Joseph, et chre lui ordonna de fuir en Egypte avec Marie et | hon l'enfant Jésus. Ste. Anne fut donc trompée | la C dans son attente. Au bout de quelques jours. f 4Vec elle repartit toute inquiète pour Bethléem ;f 6St mais elle n'y trouva pas l’objet de ses recher Jésu ches. Elle assista au massacre des saints] dent innocents,consola leurs malheureusesmères,} Pros et se retira dans l’étable où Jésus était né.f Et c« Là, Dieu lui fit voir, par avance, lessouffances} Pr du Christ, la sueur de sang, les instruments} retar et tous les détails de la passion. Cette vue fi mn

sens.

sur elle la plus profonde impression ; et n

aies ME de

elques voulant plus vivre que pour participer aux viden souffrances de son Dieu, elle se retira dans di gen | le désert, pour livrer son corps à la plus çuèrent austere pénitence.

1 7? dé 40 Réflexions.—Les pénitences auxquelles les farie et À Saints se condamnent, les austérités qu'ils e, pour pratiquent, doivent nous donner une idée Sainte des combats que nous devons livrer à nos t Jésus, | Mauvais penchants, à nos ennemis du dedans baisant À et du dehors, si nous voulons sortir victo. rieux des dangers auxquels nous sommes restèrent exposés. Leurs œuvres siméritoires de tous

les instants, doivent faire trembler des pécheurs comme nous, qui mettons tout notre savoir faire, à fuir la mortification, et à nous procurer toutes les jouissances. A voir la conduite du plus grand nombre des chrétiens de nos jours, on dirait qu'ils ont honte d’appartenir à la religion du Dieu de la Croix ! Disons le à regrèt ; le paganisme, avec tous ses raffinements et ses séductions, est venu placer ses autels auprès de ceux de Jésus Christ, et parmi ceux qui se prétendent catholiques, beaucoup viennent s'y prosterner. Quelle déplorable aberration !

Et cependant, qui pourrait la nier ?

Pratique—Exécuter fidèlement et sans retard la pénitence que le confesseur impose ; mortifier ses yeux, ses oreilles et tous ses sens.

la purifi:

e, ils se eth. Ste.

parer Sa pendant oseph, et Marieet trompée 168 JOUTS.

thléem ; ss recher es saints

si OÙ os

Exemple.—Sie. Anne, dans le désert, n'avait qu’une pierre, pour reposer sa tête, que des racines, pour sa nourriture, et pour breuvage de l’eau qu'il lui fallait aller chercher à deux lieues de sa retraite. Malgré ses rudes privations, le démon jaloux de la paix qu’elle goûtait, mit une grosse pierre à l'entrée de la source. Incapable de la soulever, Ste. Anne 5e contenta de prier ; le ciel | vint aussitut à son secours ; la pierre se creusa, et il enjaïllit une eau pure comme le cristal. Le lendemain, Satan alia plus loin, il rendit cette eau amère et boueuse ; | et ce liquide corrompu, empoisônna, en quelque sorte, Ste. Anne. Maïs, le ciel “vint encore à son secours, un ange s’approcha, luï rendit la santé et la Gésaltéra. Le diable } furieux, la transporta jusqu’à Jérusalem, sur le faîte d’ure maison, où elle se trouvait en grand danger de perdre la vie. Une foule nombreuse accourt ; on chercae à l'arracher à une si triste position ; mais en vain! il fallut encore le secours de l'ange du Sei-f gneur, qui enleva $te, Anne aux yeux de tous les spectateurs, et la transporta dans son désert.

Prière—C glorieuse Ste. Anne, obtenez qu’en souvenir de la solitude dans laquelle| vous avez vécu, et de la pénitence austère à laquelle vous vous êtes condamnée, nous} Le £ nous retirions souvent dans la retraite, pourÿlemi

sn Blais.

.wavait y méditer sur nos fins, dernieres, et que à

que des | nous domptions notre chair rebelle, par le x breu- | jeûne et les privations. Ainsi sait:il. “hercher Jésus. Marie, Jcseph.

gré ses

le la paix

pierre à ' la soule- VINGT-HUITIEME JOUR--20 Aout.

; le ciel :

pierre se STE. ANNE EST. VISITÉE PAR LA SAINTE

> comme FAMILLE--SA MORT.

on. | , Ôte. Anne vécut dans le désert, jusqu’à onna, en | l'âge de soixante dix-huit ans. La caverne ciel vint } qui lui servait de demeure fut témoin des

tentations multiples auxquelles elle fut | soumise ; les démons ne lui laissaient pas un moment de repos ; mais elle triompha toujours de leurs ruses:

Quoique l'enfant Jésus connut le lieu de la retraite de son aieule, et la sévère morti- ‘ ficabon qu'elle y'pratiquait, il avait tout caché à sa divine Mère, qui fut longtemps très inquiète sur le sort de Sie. Anne.

Un jour que l'‘youse de St. Joachim, exhalait, en préseuce de Dieu, son ardent désir de revoir la Sainte Famille, elle aperçut tout à coup Jésus, Marie et Joseph, qui venaient lui apporter des consolations.

à Le Sauveur qui savaii que la mort de cette lemme rivilégiée approchait, voulut [ui-

approcha, 3 diable

née, nous aite, pour

un ve

mème la soutenir fansses derniers moments.

Il serait difficile de se faire une idée de l'excès de joie, qui inonda l’âme de Ste. Anne, en apercevant les objets de son affection.

C’est alors que s'adressant à Marie, elle lui dit de sa voix mourante : ‘ Vous savez, ma chère fille, quelle est ma tendresse pour vous, et les larmes que j'ai versées sur votre éloignement ; en retour, je Vous supplie de ne n'oublier jamais. Puis elle ajouta encore : Servez votre Fils, suivez sa doctrine. afin d’habiter éternellement en sa compagnie. Il est la clef du Paradis, le Messie promis à nos pères ; ne l’'abandonnez pas au jour de sa passion.”

Elle posa ensuite sa tête sur la poitrine de Jésus, l’entretint quelque temps à voix basse, puisa dans ce cœur tout brulant d'amour, la plus ardente affection, et goûta dès ce moment les délices du Ciel.

On transporta ensuite cette sainte femme à Jérusalem, dans une maison qui lui appar tenait, et c’est là qu’elle expira dans le fus crand calme. Elle fut ensevelie dans un toibeau où la Sainte-Vierge fut elle-même déposée, en attendant sa glorieuse Assomption.

Réflexivns.—Ste. Anne a eu l’inappréciable bonheur de mourir entre les bras de Jésus, Marie et Joseph ! Cette favenr lui a été

A ©, D bd (D On, mm

un

ments.

lée de Anne, ection.

lle lui 3, Ma " VOUS, éloignee M'oU- Servez ‘habiter la clef res ; ne n.” trine de x basse, our, la dès ce

femme i appar ‘le plus ans un

RS

accordée, parce que toute sa vie a été sainte et agréable à Dieu.

Que toute notre vie soit aussi une préparation à la mort, vivons comme si chaque instant de notre existence devait être le dernier ; et nous mériterons que notre divin Sauveur, que sa divine Mère, que son père nourricier viennent adoucir nos derniers moments, et aider notre âme à s'envoler dans l'éternité bienheureuse.

Pratique--Nous préparer à la mort, chaque jour de notre vie, en méditant sérieusement sur nos fins dernières.

Exemple—Des auteurs très graves enseignenmt que Ste. Anne et St. Joachim dans le séjour de la félicité, sont après Marie et Joseph, au dessus de tous les autres saints : et que Ste. Anne est encore plus élevée, en gloire, que son chaste époux, parcequ'elle à eu, dit saint Vincent Ferrier, une sainteté plus grande, et une union plus intime avec sa fille, la Très Sainte Vierge, Qui pourra donc se faire une idée de la gloire, de la félicité et de la puissance de Ste. Anne, au sein de la cour céleste !

Prière.—O glorieux St. Joseph, Ste. Anne et St. Joachim qui êtes morts entre les bras de Jésus et de Marie, secourez moi au moment décisif où mon âme sera sur Île point de briser les liens qui l’attachent à mon corps, pour s'envoler dans l'éternité ;

RO

obtenez moi d’expirer sous votre regard entre les bras de mon divin Jésus et de sa très sainte Mère. | Jésus, Marie, Joseph.

VINGT-NEUVIEME JOUR--21 Août.

Page 1