‹ Le mois du Précieux Sang de N.S. Jésus-Christ [microforme]Chapitre 1 sur 14 · PREMIÈRE NEUVAINE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE NEUVAINE

Le Sang de Jesus figure dans l'Ancien Testament. |

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ler Jour.—dnina omnis carnis in san-'

L'âme de tputé chair est dans le sang.

Le sang coûtieñt tous les éléments épars dans le corps &é d'animal. Les savants le nomment : la titair coulante. C’est par le sang que l’âme Vivifie le corps. Le sang part du cœur et y retourne. Ainsi sous l’action de l’âme le cœur fait circuler ce précieux liquide” qui parcourant tous les membres et tous:les organes, leur porte à chacun les éléments dont ils ont besoin pour se réparen.,,

Après avoir honoré par un culte spécial le sacré Cœur de Jésus, nous éprouvous le besoin d'éterdrese culteau sang précieux qui s’en échappe et qui sans cesse y revient pour y reprendre un élan nouveau, comme les fleuves qui partis de l’Océan ne cessent d'y retourner, après avoir arrosé Îles vallées et les plaines.—C’est surtout par le sang que l’âme répand la vie dass le corps et qu’elle y fait sentir sa présence. Aimons

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donc à contempler la très-sainte âme de Jésus au centre de son Cœur sacré, comme sur un trône d’où elle préside et gouverne l’ensemble des organes et des membres.

O Sang précieux, communiquez-moi votre double mouvement:.affn que toutes mes intentions, partant ‘çepsme vous du Cœur de Jésus, y retourmsut Sans cesse pour y être renouvelées, purifiées, vivifiées et divinisées. os

2e Jour.--Faciamus homigém (Hebr Adam) ad imaginem et similifüdinem nostram

| (Grenèse, IL, 26).

Faisons l’homme à.nôtre image et à À notre ressemblance. …..e

| Le nom de notre premier.père siguifie | également homme et rouge, et le mot dam | veut dire le sang. Aussi lp gang est souvent pris pour l’homme ‘#toit entier. Un père dit à son fils : Vous êtes mon sang.

Comme on vient de lerapfelèr, le sang résume l’homme. Il résume d'abord le corps tout entier ; puis il est comme le milieu dont l’âme se sert pour auimer le corps.

Houneur donc au sang de Jésus : c'est le saug d'Adam, le sang de l’homme, mais un sang pur etimmaculé, un sang noble et généreux; enfin, en Jésus, c’est un sang divin. Et ce sang est notre sang. Par la

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nature hnmnine nons sommes du même sang que Jésus. Le sang d'Adam, le sang de Noé coule dans nos veines comme dans celle de Jésus qui est véritablement uotre frère.

Ce n’est pas 'askez : par la communication de la grâcg, pbr le Baptême, et surtout par lu Communmloh, ce sang divin exerce sur nos âmes umè iufluence de vie surnaturelle en vertu &e lâquelle Jésus n’est pas seulement pour: nous un frère, mais un ère, mais unRSeçond Adam, un second Noé, dans l’ordre de l1 grâce.

Reconnaissez, èhrétien, reconnaissez votre dignité : Agnosce, christiane, dignitatem tuam. Soyez digne du saug qui coule dans vos veines, et vivez de la vie de Jésus. Noblesse obligr,s malheur à vous, si, fils

et frère dégénéré, yous veniez à déshonorer

le sang de Jésus votre père et votre frère !

3e Jour.— Vox sanguinis fratis tui clamat ad me de;terra (Genèse, 1v, 10.)

La voix du sang de ton frère crie vers mai de la terre.

Ce sont les paroles que Dieu adresse à Caïn après le meurtre d’Abel. La voix du sang de Jésus que nous avons crucitié, la

voix de ce sang versé par la main des

bourreaux que nos crimes ont armés, cette

voix crie plus haut que celle du sang d’Abel. Elle crie d’abord miséricorde; car ce sang a été répandu pour notre salut. Mais si nous foulons aux pieds le sang qui devait nous sauver, si nous, sgmmes insensibles à la voix de ce sañig quand il crie miséricorde, un jour eommpg xelui d’Abel, et plus haut que celui dAbel, il criera vengeance. C’est un crime de verser le sang innocent, le sang du juste ; mais qui dira le crime de celui qui, après avoir versé le san g d’un Dieu, pousse Fingratitude jusqu’à le mépriser et le prefäher ? Au jour du jugement Jésus nouyÿ montrera ses phies, son cœur entr’ouvert par la lance ; ce furent autant de sources par lesquelles coula le sang versé pour expätr nos péchés et pour nous en obtenir lé" Pardon. Elles devaient être pour nous’ des sources de miséricorde, de grâce et gævie, L'indifférence en à fait des sourçes de colère ; et ce sang qui devait nous purifier et nous sanctifier, devindra comme, aliment du feu veugeur qui pendant l'éternité, brûlera le pécheur sans le consumer. j

Cependant de tous les abus que l’homme peut faire du sang précieux de Jésus il n’en est pas de plus criant que le désespoir. Il est vrai que si Caïn a dit : Mon crime est trop grand,—moi qui ai versé le sang,

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