‹ Le monachisme africainChapitre 22 sur 80 · De Hceresibus, 53 ; P. L. xui · texte numérisé non relu

De Hceresibus, 53 ; P. L. xui

4. Recole... recenti ejus obitu quomodo tibi vanitas Imjus sceculi horruerit et quoinodo coiicupieris servitutem Dei... blempe oinnes actus publicos quibus occupatus eras retinquere cupiebas et in otium sanctum conferre atque in ea vita in qua servi Dei monachi vivant. (Aug., ep. 220, col. 993.)

5. René Cagnat, L’armée romaine d’Afrique et l’occupation militaire de l’Afrique sous les empereurs, p. 88.

saient pas illusion. Aussi lui persuadèrent-ils de rester à la tête des armées 1. Le pieux tribun voulut néanmoins se rapprocher le plus possible de cette vie religieuse à laquelle il renonçait avec peine; dans ce but, il promit de ne plus se remarier et de mener au milieu des honneurs une existence pauvre et sanctifiée par les pratiques de l’ascèse spirituelle L

Boniface oublia, dans la suite, ces engagements sacrés, pour son malheur et celui de l'Afrique romaine. 11 épousa la fille du roi des Vandales. Cette liaison le porta, quand les intrigues d'Aetius l'eurent compromis aux yeux de l’impératrice Placidie (427), à implorer le secours de Genséric. On sait quelles furent les conséquences de cette démarche coupable

Beaucoup, parmi ceux qui embrassaient la vie monastique, appartenaient aux premiers rangs de la société. Quelques-uns étaient de famille sénatoriale'*; d’autres, sans avoir la même noblesse, possédaient une fortune parfois considérable ^ : c’était le cas de Leporius, moine d’Hippone^. 11 y en avait qui voyaient le succès couronner leur travail et leur talent, et qui espéraient un brillant avenir. Saint Augustin se met de leur nombre'^. Ni les uns ni les autres n’hésitaient à se mêler fraternellement aux religieux issus d’une famille plus modeste qui formaient la majorité dans les monastères africains. Les uns étaient de simples ouvriers ou des paysans condamnés jusque-là à gagner leur pain à la sueur de leur front ; les autres étaient des affranchis ou des esclaves à qui leurs maîtres accordaient la liberté, afin qu’ils pussent se consacrer au service du Seigneur. Souvent ces hommes de condition

1. ut auiem non f acérés quid te revocavit, nisi quia considerasti ostendenühus nohis, quantum prodesset Chrisü EccTesiis quod a gebas, si ea sola intentione ageres, ut defensce ah infestationihus Barbarorum quietam et tranquillam vitam agerent. (Aug., ibjd.)

2. Tu auiem ex hoc mundo nihil qtiœreres, nisi ea quce necessaria essent buic mtce susteniandce tuce ac tuorum, accinctus balieo castissimce continentiœ et inter arma corporalia spiritualibus armis tutius foriiusque munitus ? Ibid.

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