‹ Le monachisme africainChapitre 25 sur 80 · Id., serm · texte numérisé non relu

Id., serm

4. yivunt nobiscum in societate communi, nemo eos distingua ab illis qui aliquid attulerunt. Caritatis imitas prœponenda est terrenæ commodo hœreditatis. Id., col. '577-

du sein de la pauvreté; elles placeront leur honneur, non dans la noblesse de leur famille, mais dans la société des sœurs pauvres b »

Les portes des monastères africains s’ouvraient encore devant les adolescents et même des enfants 2. Le fils et la fille du prêtre Januarius étaient, l’un dans un monastère d'hommes, et l’autre dans un de vierges 3. Saint Augustin fait une allusion directe à celle-ci"^. Le malheureux évêque de Fussala, Antoine, avait été reçu dans le monastère épiscopal d’Hippone tout enfant^. Plus tard on voit parmi les compagnons de martyre de l’abbé Liberatus figurer Maximus. Ce n’était qu’un enfant, et néanmoins il reçoit le titre de moine 6. 11 y avait encore dans le monastère voisin de Bennefe, où se retira saint Fulgence, un grand nombre de vieillards qui y étaient venus dès leur jeune âge^. Avant de renoncer au monde, l’évêque de Ruspe admirait beaucoup la chasteté des nombreux adolescents qui menaient la vie monastique 'Victor de Vite célèbre leur patience à souffrir les peines de l’exil durant la persécution d’Hunéric^.

Ces enfants étaient engagés au service de Dieu par leurs père et mère, suivant la discipline reçue à cette époque. Car les désirs exprimés à cet âge n’auraient pas suffi pour contracter des engagements irrévocables. Saint Augustin le dit clairement à l’évêque Benenatus, qui était chargé d’une orpheline abandonnée à la pro-

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