‹ Le monachisme africainChapitre 27 sur 80 · Ibid., c. 2, col · texte numérisé non relu

Ibid., c. 2, col

9. Didicerunt vias asperas ambulare virgines ejus et juvenes ejus, in aulis educaii monasteriorum, abieruni in captivitatem Maurorum. (Victor Vit. De persecut. Vand., 1. V, c. 19 ; P. L. Lviii, 237.)

tection de l’Eglise. Elle n’avait pas encore atteint l’âge requis pour se marier et elle parlait de se faire moniale : « Ses paroles, lui écritil, sont un jeu d’enfant qui s’amuse plutôt que la promesse d’une personne qui s’engage 1. »

Les évêques et les prêtres admettaient au service de leurs églises des enfants qui remplissaient les fonctions de lecteurs, en attendant qu’on pût les élever au sous-diaconat, au diaconat ou au sacerdoce.. Mais leur situation ne saurait être confondue avec celle des enfants donnés au monastère. Ces derniers étaient vraiment religieux, tandis que ceux-là restaient libres de se marier quand ils avaient l’âge de le faire ou de vouer la continence requise pour les ordres sacrés^.

A quelle épreuve soumettait-on les hommes qui se cdnvertissaient à la vie monastique^, c’est-à-dire qui venaient à Dieu dans la pleine possession de leur liberté, pour s’assurer que leurs sentiments étaient sincères et qu’ils auraient la force de porter les obligations de ce saint état? L’expérience montrait que beaucoup venaient au monastère sans les dispositions requises. 11 importait donc de ne pas les admettre trop facilement dans la société des frères^. Les moines africains, qui ne semblent pas avoir connu l’institution si pratique des noviciats, trouvèrent des moyens propres à leur faire discerner les dispositions des aspirants. Voici comment s’y prit l’évêque Faustus avec saint Fulgence. Le jeune homme lui demandait instamment de le recevoir en sa compagnie : « Pourquoi mentir ainsi, mon fils, et prendre plaisir à tromper les serviteurs de Dieu? Serez-vous capable de mener îa vie monastique et de changer votre ancienne manière de vivre au point de ne pas reculer devant une nourriture grossière et des vêtements sordides ? Commencez par être moins délicat ; alors peut-être je croirai que vous voulez véritablement renoncer au siècle et que vous pouvez le faire. » Cet -accueil n’était rien moins qu’encourageant. Et il fallait une grande bonne volonté pour passer outre. Fulgence, au lieu de revenir en arrière, baisa humblement la main de celui qui le repoussait, puis il insista en disant : « Seigneur Père, Dieu, qui

1 . Quia in his annis est, Ut et quod se dicit velle esse sanctimonialem jocus sit garrientis potius quam sponsce promittentis. (Aug., ep. 254, col. 1069.)

2. III® Conc. de Carthage (397), can. 19, Labbe, Collectio conciliorum, t. II, col. 1402.

3. Cum quisque ad monasterium convertitur . (Aug., ep, 83, col. 292.)

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