I. — LES TORTUES
Ces animaux se distinguent au premier coup d'œil par le double bouclier dans lequel le corps est enfermé, et qui ne
laisse passer au dehors que la tête, le cou, la queue et les quatre pieds.
Le bouclier supérieur, nommé carapace, est formé par les côtes, au nombre de huit paires, considérablement élargies et soudées entre elles. Le bouclier inférieur est appelé plastron. La carapace et le plastron donnent la substance précieuse connue sous le nom d’écaille.
Les tortues n’ont point de dents; leurs mâchoires sont revêlues de corne, comme celles des oiseaux. Elles sont très vivaces; on en à vu se mouvoir sans tête pendant plusieurs semaines ; il leur faut très peu de nourriture, et Cuvier assure qu'elles peuvent rester des années sans manger. Ce qui est certain, c’est qu’elles passent souvent l'hiver dans un sommeil absolu.
On a fait de Ja tortue le symbole de la lenteur. Pesamment chargée, elle ne peut en effet aller bien vite, mais elle dépense autant d’énergie pour trainer sa maison que le hèvre pour échapper aux chasseurs; et quand un soleil ardent échauffe sa carapace, elle se meut avec une rapidité très appréciable : il parait qu’en Algérie les petites tortues éléphantines (ainsi nommées à cause de leurs pieds, de vraies miniatures de pieds d’éléphants) courent à merveille.
Selon leur habitat, on classe les tortues en tortues de terre, tortues d’eau douce et tortues de mer.
Les tortues de terre ont la carapace très bombée. Citons parmi elles la tortue des Indes, espèce d'un volume énorme, qui atteint trois pieds et plus de longueur.
Les tortues d’eau douce ont une enveloppe généralement plus aplatie que celle des tortues de terre. Les intervalles de leurs doigts sont occupés par des membranes. La plupart vivent d'insectes, de petits poissons. Une des plus jolies espèces est la forlue peinte, qui est lisse, brune, et dont chacune des écailles est entourée d’un ruban jaune, fort large au bord antérieur.
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