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CÉPHALOPODES

Les céphalopodes sont des animaux qui méritent d'occuper un assez haut rang dans la série. Ils ont un rudiment de cerveau et un rudiment de squelette; par certains côtés 1ls confinent aux poissons. C’est ce qui avait déterminé Cuvier à placer ies mollusques après les vertébrés, la classe des mollusques se trouvant ainsi immédiatement au-dessous de celle des poissons.

Le mot céphalopode vient de deux mots grecs qui veulent dire, l’un têle, l’autre pied. Ges animaux étranges ont, en effet, les pieds ou les bras, comme on voudra, sur la tête. Les pieds, au nombre de huit ou dix, sont armés de suçoirs ou ventouses à l’aide desquelles ils adhèrent avec beaucoup de force sur les corps qu’ils embrassent. Ils servent aussi à l’animal pour saisir, pour marcher et pour nager. Le céphalopode nage la tête en

LES SEICHES. 199 arrière et marche dans toutes les directions, ayant la tête en bas et le corps en haut.

En outre des pieds, la tête, qui est ronde, est pourvue de deux grands yeux, d’une bouche placée à la base des pieds et dans laquelle sont deux mâchoires de corne semblables au bec d’un perroquet; entre les deux mâchoires est une langue hérissée de pointes cornées; devant le cou, un entonnoir charnu qui donne passage aux excréments.

Les autres organes sont placés dans un sac musculaire qui n’est autre que le corps de lPanimal. Ce sont : les branchies, des veines, des artères, trois estomacs ayant du rapport avec ceux des oiseaux, l'intestin, le foie et une glande secrétant un liquide d’un noir très foncé dont les céphalopodes teignent l’eau de la mer pour se cacher.

Les coquilles des céphalopodes sont de deux sortes : extérieures ou intérieures. Les argonautes en possèdent une de la première sorte qui est de forme charmante, délicieusement nacrée, transparente, et si frèle qu’il est rare de la trouver entière. Les seiches, dont nous allons parler, offrent un exemple des coquilles internes.

Tous les céphalopodes vivent dans la mer. Ils sont voraces et détruisent beaucoup de poissons et de crustacés, on accuse même les grands poulpes ou pieuvres d’avoir fait périr des hommes. Leur chair peut se manger.

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