‹ Le monde avant le délugeChapitre 17 sur 27 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

pdRIODS SECOMOAmE. — TSItBAlNS FBBUIBN KT TRUSIQUS

La période secondaire comprend les terrains permieD, triasique, jurassique et crélaoé. Elle se compose d'une longue série de couchée, plus ou moins puissantes, de grès, de calcaires et d'argiles, avec les modifications les plus variées dans la couleur, la dnreté, la structure ou !a composition minéralogique-

Pendant l'époque carbonifère, les phénomènes ignés durent être moins fréquents, puisqu'on voit les dépôts houillers se former tranquillement sur des étendues et une épaisseur parfois considérables, mais il n'en fut pas de même ensuite. Ce repos momenlané fut interrompu, sinon partout, au moins sur beaucoup de points où l'on trouve les couches carbonifères brisées, disloquées, plissées et complé tement discordantes avec les sédiments qui les ont recouvertes. Ceux-ci se distinguent des précédents par plusieurs caractèi es importants ; et nous voyons se modlQer en même temps que la constitution du globe, les actions sinon les causes qui les produisent.

JJoiw avone vu, jusqu'ici, des épanchements de îpatière en fusion accompagner tous les soulèvefnents et modifier profondément les terrains.

4 partir de l'époque permienae, qui commeoce

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la période secondaire, ces grandes pertarbatirnis, ces éruptions de matière ignée, de feu [iqnide, deviennent de moinâ en moins fréquentes, bien gu'elles ne cessent pas complètement, paisqn'aajourd hui encore elles se manifestent par les éruptions de nos volcans: eîies se produisent plus régulièrement en qui^ique sorte, et snr une immense étendue, mais comme de simples accidenta locaux et dont l'inHuencË devient de pins en plus ciroHisente.

LaTerre.quis'épaissit chaque jour, en dedans par la cristallisation de la matière >gnée, à la surface par les dépôts sédiinent.iires, offre une plus grande résistance a l'action intestine du Suide igné; mais ses effets gagnent en violence ce qu'ils ont perdn en fréquence et les efforts de la matière eo msïon contre les parois plus solides de la croûte terrestre engendreront les soulèvements ei les affaissements

Sroiiigieux qui ont donné naissance à ses cbaÎDes e montagnes et a ses va.lées. Les roches d'épancbement, telles qiie les granits et les porphyres, qui ont relevé et disloqué" les courbes inférieures, seront peu à peu remplacées par d'autres roches de couleur verte ou noire, que les géologues ont Dominées serpentines et méiaphyres.

Le terrain pp~mien, ainsi "nommé parce qu'il est très- développé dans la province de Perm, aa pied de l'Oural, en Russie, est peu répandu, surtoot en France, où il ne se moatre que dans quelques vallées de l'Aveyron et des Vosges.

Pendant la période de calme qui succéda au soulèvement du terrain carbonifère, se déposèrent au fond des eaux des grè.j rouges, des schistes trèsriches en minerais de cuivre, des calcaires entremêlés de marnes et de gî'pse. On v rencontre encore que'ques couches de houille disséminées snr certains points; mais elle est sècne et bbreuse et se rapproche du lignite pir ses caractères.

Les grès, les argiles et les conglomérats de cette époque provienneTit de l'a.lération et de la désagrégatioEi des roches préesisiantes par les actions combinées de l'atmosphère et des eaux de la mer, les calcaires ont été lormés en partie par le carbonate de cbaus provenant des parties solides des animaux marins, comme ceux des îles de polypiers

de nos jours. Certains lils du terrain permîen sont remplis de poissons et c'est, sans aucun doute, à la décomposition de ces animaux qu'est dd le hitume dont sont imprégnés les schistes de cette époque. La partie supérieure du terrain permieu est for* méepardes grès quartzeux à gros grains, colorés le plus souvent en roiige par de l'oxide de fer. Toute la partie septentrionale des Vosges est formée de ce grès, gui y présente, siu- certains points, une puissance déplus de lâOmètres. C'estcequia fait donner

Fig. 4!> — Zamla.

à cet éfage le nom de grès Vosgien. Cette roche ne contient presque jamais de corps organisés. Dans les Andes, cet éta.m atteint sur certains points jusqu'à 1200 mfttres de puissance.

La riche végétation de l'époque carbonifère disparaît avec elle, non pas toutefois complètement. Quelquesessenr.es passent d'une époaue à l'autre, comme pour ménager la transition; des fougères, des équisétacées, des cycadées, existent dans Te terrain permien, qui possMe eu outre quelques es-

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