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pëcee nouvelles, telles que des zamta. des walchla, des cyeaa, one nous verrons se multiplier cousidétablemenC dans les formations suivantes.
Une aussi puissante végétation que celle iiui donna naissance à la formation de la houille, dut nécessaiiement enlever à l'atmosphère une énorme ^antité d'acide carbonique et lui fournir en ecbancie une certaine quantité d'oxigëne. L'air pins pur, plus oxigéné, put donc entretenir la vie d'an!mauxplus parfaits; des étresd'une organisation plus complexe pouvaient désormais respirer ; c'est alors qu'apparurent ces énormes reptiles aux formes si bizarres e^ si variées, ces tortues géantes, en compagnie d'une plus grande variété de poissons, de mollusques et de ïoophytes, tandis que les races orécédeotes disparaissaient en laissant leurs déhria dans lescouches subjacentes. Tout prouve donc que ces êtres organisés subissaient, avec le temps, l'influence des modification s incessantes qui se manifestaient dans la température, la pression et la composition de l'atmosphère; et quen conséquence des familles entières s'éteignaient au fur et à mesure que leur onganiaation n^était plus en rapport avec les circonstances nouvelles ; admirable plan du Créateur qui, en couvrant la surface du globe d'êtres divers, semble avoir multiplié d'abord ceux dont les organes étaient en harmonie avec le miheu dans lequel ils devaient vivre, tandis que d'autres êtres plus complexes ne trouvaient point encore tous les éléments nécessaires à. leur existence.
Quoique relativement pauvre en débris animaux et végétaux, le terrain perniien contient des fossiles ti^s-remarquables. Pour la première fois se montrent d'énormes reptiles sauriens amphibies, qui se rapprochent des monitors actuels; protosaunis, palœosaums, meiosaurus.
Le mouvement de dislocation qui a mis an jour les couches du terrain permien, parait avoir été de
tieu d'importance et de courte durée; cependant, e plan de stratification, différent des couches suivantes, prouve suffisamment qu'elles appartiennent à une formation distincte.
Les dépôts qui se formèrent au dessus du terrain permien sont au nombre de trois, ce qui a fait donner à leur ensemble le nom de trias ou de terrains
Dinliii-invGotV^ic
triasigues; cesont: les erës bigarrés qni en forment l'étage inférieur, le calcaire conchylien ou muscbelkalk, qni se trouve au milieu, et les marnes irisées ou étage keuprique qui recouvrent le précédent. Ces trois étages ne se rencontrent jamais l'un sans l'autre.
Fig< 43. — Rameau de fovgèrf du Kenra ntvroplerâ.
Les grès bigarrés, qui se présentent d'abord, sont à grains plus ou moins fins, de couleurs variées, ordinairement gris clair ou jaunâtres, rayés de
Ik
Fig. U. — Fioductus horrldus. Fig. i!>. — Dent de recfuin rosaile. bandes rouges, roses ou bleues d'un eilfet quelquefois assez agréable. Ces grès bigarrés que l'on retrouve dans 'toutes les parties du munde, contiennent beaucoup de végétaux ; ce sont des fougères arborescentes, de genres différents de ceux de l'époque carbonifère, et aujourd'hui éteints [jMuropttm,
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peeopteris\, des calamités, descycadées aufenillage élégamment découpé et avant le port des palmiers, des tamias aus longues l'euillps bérissëes d'épioes acérées, des conifères resBemblant aux ifs et aux thuyas; des prêles et des lycopodes existent encore, mais leur taille s'amoindrit de plus en pins. Des mollusques, des crustacés, des polypiers, des
Soissons et des reptiles sauriens y ont laissé leurs ébris ou leurs empreintes. Dans les mers, vivaient de monstrueux requins, dont les dents, disséminées dans les couches marines, ont de 8 à 12 centimètres de longueur; elles sont plates, en forme de feuille de laurier, pointues, finement dentelées sur les bords, tranchantes comme la lame d'un rasoir, et annoncent un animal gigantesque et terrible.
D'énormes raies qui vivaient également à cette époque leur servaient sans doute de proie, et la dure cuirasse des poissons ganoïdes ne devait pas suQlre à. les préserver de la dent de tels monstres. Parmi les reptiles sauriens, plusieurs offrent des caractères jusqu'alors inconnus dans cette classe, l'un d'eux le dicinodon avait la mâchoire supérieure garnie de deux longues défenses pointues, recourbées en dessous comme celles des morses, et la mâchoire inférieure, dépourvue de dents, était, comme dans les tortues, enfermée dans un élui corné tranchant. Un auire, le ga Uosaums, pourvu de dents aux deux mâchoires, avait les trois sortes de dents comme les mammifères, tandis qu'un troisième, Voudenodon, était complètement privé de dents. Ces reptiles ressemblaient par la forme générale aux crocodiles dont ils avaient la taille.
Il semble aussi que ce soit à. cette époque qu'il faille rapporter l'apparition des premiers oiseaux. On a en effet découvert dans les grès bigarrés des États-Unis (GonnecticutI, qui paraissent avoir été
i'adis une vase sablonneuse, des empieintes nom- )reuses de pas d'oiseaux. Mais quels oiseaux 1
L'une de ces empreintes n'a pas moins de soixante centimètres de longueur et la profondeur comme l'espacement de deuï pas successifs, qui atteint parfois deus mètres, dénote un animal qui devait avoir quatre mètres de hauteur, c'est-à-dire deux fois la taille de l'autruche. S'il existait déjà des oiseaux â cette époque, ce ne pouvait être que des palmipèdes
LE MONDE ATAItt LE D&LtrfiB 9?
OU des échassJers habitants les eaux et les rivages et Tivantde pêche ou de chasse.
Les oiseaux chanteurs, les granivores, ne pouvaient exister, puisque les végétaux ne produisaient encore aucune grame, aucun fruit, piopres à nourrir les habitants de l'air.
Les grès bigarrés de la Saxe ont également offert des empreintes de pas appartenant a un animal étrange dont on a longtemps ignoré la nature. Ces empreintes dénotent un quadrupède; celles des pieds de devant petites et légères, Celles des pieds de derrière beaucoup plus grandes et très -profonde s, indiquent que l'animal marchait en portant son corps sur le train de derrière. Ces impressions ressemblent â celles d'une main dont le pouce était re-
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courbé en arrière. Les plus grandes empreintes, celles des pieds de derrière ont jusqu'à 28 centim. et sont éloignées de 60 cent, de celles des pieds de devant; ce qui indique un animal énorme. Le célèbre naturaliste anglais Owen y vit les traces d'un batracien gigantesque et, plus tard, la découverte de quelques ossements juslifla pleinement ses prévisions. Il en résulte que cet animal, auquel il donna le nom de Labyrinlhodon, à cause de la singulière' stniclure de ses dents, composées de lamelles contournées en méandres tortueux, n'était autre qu'un crapaud monstrueux égalant eu grosseur la taille d'un bœuf. Ce reptile, eflVayant par sa grosseur, avait de fortes mâchoires armées de dents nombreuses et très-aiguës, et s'il avait la même voracité
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que montrent aujourd'hui ses congénères ce devait elre un animal terrible.
Dans ces mêmes grès bigarrés, au Nord de l'Ecosse, on a trouvé des traces nombreuses de pas d0 tortues terrestres. Ces traces, déterminées parl'éminent géologue anglais Buckland, lui ont inspiré des réflexions que le lecteur nous saura sans doute gré de lui faire connaître.
• Que l'historien ou l'antiquaire ^lle visiter les champs où se sont livrées les batailles des temps anciens ou des temps modernes; qu'il salve pas à
Saa la marche triomphante de ces conquérants ont les armées ont écrasé les plus puissants empires du monde; le vent et la tempête ont e^acé le sillon éphémère qu'y avait creusé leur passage. Dfi tant de millions d'hfHnmes et d'animaux dont les envahissements ont répandu la ruine et la désolation sur la terre il ne reste pas même la trace d'un 0eul pied. Hais les reptiles qui rampaient A la surface de notre planète encore dans l'enfance, ont laissé de leur passage d'ineflaçables souvenirs. Aucune histoire n'a enregistré leur naissance ni leur destruction. Leurs os même ne se trouvent plus
farmi les débris fossiles gui nous sont restés de ancien monde. Des millions d'années peut-être séparent l'époque oi^ ces traces ont été laissées par le pied des tortues sur les sables de l'Ecosse leur patrie; et le jour où de nouveau rendues à la lumière, elles viennent s'offrir à notre curiosité et â notre admiration, elles nous apparaissent gravées sur le roc aussi distinctes que la trace de l'animal qui vient de passer sur la neige récente; elles sont la comme une moquerie jetée aux potentats les plus puissants des sociétés humaines, et comme pour nous apprendre combien sont peu de chose des milhers ae siècles auprès de l'Eternité. »
L'étage au grès bigarré est surtout dévelonpé dans les Vosges en Lorraine, en Alsace, où il atteint une puissance moyenne de 150 mètres; on le rencontre encore en Angleterre, en Allemagne, en Russie et en Amérique. La cathédrale de Strasbourg estb&tie avec ces grès bigarrés dont sont construites également presque toutes les villes des bords du
L'étage du calcaire conchylien ou muschelkalk,
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5ui Fepose sur les grès bigarrés, consiste en couches 'un calcaire compacte gris, bleuâtre ou noirâtre,
contenant des rognons de etlex ; il alterne avec des marnes et des argiles. Clet ëtage est trës-ricbe en débris fossiles et surtout en coquillages, ce qui lui a fait donner son nom. On y rencontre des espèces d'buitres, de peignes et de térébratules en quantité considérable ; puis des cératites, des ammonites, des encrines. Les trilobites si nombreux aux époques précédentes ont disparu.
L'étage du calcaire concbylien est très-développé en Alsace et dans le Var, ainsi que dans le Grand- Ducbé de Bade et le Wurtemberg.
L'étage des marnes irisées, qui recouvre le calcaire conchylien, se compose d'une multitude de petites coucbee argileuses et marneuses colorées irrégulièrement en rouge, en jaune verdâtre ou bleuâtre, alternant avec des grés quartzeux friables diversement colorés. De la bouille maigre, du gypse, ds riches minerais defer, de cuivre, et surtout du sel gemme y sont disséminés.
Le t^pse ou pierre à plâtre est an sulfate de cbaux; il provient probablement de l'action de vapeurs sulfureuses souterraines, telles que celles qui se dégagent actuellement des solfatares et des cratères des volcans.
Quant au sel gemme, il parait dùau déplacement des eaux.
On comprend que dans ces convulsions de la nature, dont nous pouvons constater les traces, des eaux salées répandues sur les continents aient pu trouver accès dans de grandes cavités, et que retenues dans ces dépressions isolées elles y aient subi une évaporation plus ou moins prolongée, activée peut-être par quelque influence plutonique, en sorte qu'il en seran résulté des niasses plus ou moins pures de sel gemme.
Dans le Wurtemberg comme en France, où le sel gemme constitue une des richesses du sol, cette substance alterne en couches de 7 â 10 mètres avec des couches d'argile. Ces diverses couches réunies présentent ensemble sur quelques points une puissance d'environ 150 mètres, ce qui a lieu par exemple à Vie et à Dienze, dans la Meurtbe.
Les marnes irisées contiennent, comme les grès
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trigarrés, nn assez grand nombre de végétaux, des fou^ëies, des calamités, des cycadéee, des coDifdresi mais les mollusques et les autres animaux y sont beaucoup moins nombreux.
Lorsque les couches du trias furent complètement formées elles furent soulevées â leur t')ur et parurent sur divers poinls au desEUs des eaux. C'est A ce soulèvement que sont dues les collines ou falaises des tiords du Bbin et celles du Morvan.
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