TERBE ET DE MEH
le droit d'y servir est hcréditaifo, pour los soldat.^ comme pour les officiers. Tant que le Fils du Ciel est à POkin, la garde veille aux vingt-quatre portes de l'enceinte défendue; lorsqu'il fjuittff^U capitale, elle est exclusivement chargée de l'escorter. Elle ne permet à personne d'entrer au palais ou d'en sortir snns une autorisation régulière. Armée, poui'le service extérieur, d'arcs, de flèches et de mousquets, elle ne porte que la hallebarde pour le service intérieur.
Au-dessous de la garde viennent cinq coi-pa métropolitains, savoir il'Avant-Garde, les Troupes d'appui, les Fiers Cavaliers, les Mousquetaii'es, les Braves et Audacieux,
Ces cinq corps s'augmentent enfin d'une Gendarmerie, ou force h pied, chargée plus spécialement du maintien de l'ordre dans la capitale.
L'uniforme de ces troupes est la casaque jaune, bleue ou rouge, bordée d'une autre couleur, le pantalon bleu, la cuirasse de plaques de cuivre ou de fer ouatée, le casque d'acier poli, parfois damasquiné, toujours protégeant la nuque et les oreilles. Sur la poitrine, un signe indiquant le corps auquel appartient le soldat; sur le dos le mot yoiing, a courage s. Le bouclier de parado à tôte de tigre, l'arc et les flèches sont maintenant remplacés en service actif par le fusil à tir rapide (de divers modèles, mais plus spécialement des systèmes Hemingr ton et Enfleld) et la ceinture à cartouches.
Toutes ces troupes de Bannière sont passées en revae, au moins de trois ans en trois ans, par l'cmperem- en personne. A cet effet, elles se réunissent dans le Nan- Yen ou parc réservé, qui s'étend hors de la porte sud de
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Pékin, et y dressent leurs tentes en Lrenle-six camp8 contigiis, occupant chacun un parallélogramme de 400 pieds chinois de long sur 250 de large. Elles doivent recevoir leur solde mensuellement. Mais le payement en étant assez irrégulier, il arrive, quand elle se fait trop attendre, que les hommes se portent au domicile de leurs chefs et la réclament à grands cris. Macbenzie raconte avoir vu une tmupe de soldats ameutés piller la caisse militaire, puis obliger leur capitaine-général à mettre tous ses uniformes en gage pour leur en donner le produit.
On évalue à 230 000 hommes l'effectif général des troupes de Bannière campées dans toute l'étendue de l'empire. Sur ce chiffre il n'y en a guère qu'un sixième environ, celui qui forme la garnison de Pékin, qu'on puisse regarder comme une force sérieuse. Les autres sont plutôt un péril pour le gouvernement chinois, à la fois parce que l'inaction les a rendus incapables de tout service militaire et parce que leur présence dang. les villes fortifiées rappelle incessamment sa défaite à la nation que leurs ancêtres ont asservie.
A côté de ces troupes dynastiques et avant d'arriver à' l'armée chinoise proprement dite, il faut mentionner les autres feudataires militaires de l'empire, disséminés dans la Mongolie intérieure et extérieure, et les troupes de tribu obéissant au ministre résident de chaque contrée. Ces forces irrégulières constituent sur le papier 199 bannières et 19 ligues comprenant environ 172000fantassins, 16 000 cavaliers et 6 000 officiers de tout. grade.
L'armée du Drapeau-Vert, Lu-tying, ou armée chinoise