‹ Le monde chinoisChapitre 46 sur 49 · LES FORCES SE TSRRB ET SE HER · texte numérisé non relu

LES FORCES SE TSRRB ET SE HER

proprement dite, se compose de volontaires recrutés dans les dix-huit provinces et répartis en dis-huit corps correspondant àces divisions administrrilives. Son effectif est de GOOOÛO homuies, s'il faut s'en rapporter aux états de solde fournis par les officiers, 11 se divise en ma-ping, ou cavalerie, pou-pin;i, ou infanterie, ckaou-piny ou garnisons sédentaires. lin temps de paix, cette milice n'est guère occupée qu'à maintenir l'ordre puhlic, i\ transporter le riz du gouvernement, à réparer les routes, les ponts, écluses et canaux. Son caractùro provincial est des plus marqués, àce point qu'il est presqueimpossilde de l'employer hors du son territoire propre. Hais sa valeui'n'en est peut-ôtre que plus réelle au point de vue défensif, qui est toujours celui de la Chine. Il y a là, en tout cas, une mine presque înépuisahle pour le recru- "tement des colonnes mobiles par l'apijât d'une haute paye, si le hesoin s'en fait sentir. Ce ne sont jamais les hommes qui ont manqué an Fils du Hiel; il n'y a pas d'exemple qu'il ait eu recours à la levée en masse de tous les adultes valides, quoique les lois de l'Empire l'autorisent à la décréter, en cas île péi'il national ou même local. Le capitaine W. Gill, de rai^nire anglaise, qui a fait récemment dans l'Empire du Milieu nu voyage d'observations purement militaii-es, estime que l'évaluation courante des effectifs, loin d'être exagérée, est plutôt un peu au-dessous de la vériti';. Il admet que la moyenne des forces du Drapeau-Vert dans chaque province est de 34 GOO hommes et GiO officiers.

Les forces navales de la Chine se divisent en deux sections, appropriées aux « eau.\ intérieures u etaux « eaux extérieures n. Il v;i une iniinzaicLe d'années, elles étaient

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encore exclusivement destinées à prévenir la contrebande et à empocher les (' dix raille îles «de devenir des repaires de pirates. Aussi se composaient-elles uniquement de jonques de guerre, d'aspect jjIus monuraentiil que terrible, et de côtrea légers pour le service des eûtes. Ces jonques survivent encore, en grand noralirc : elles doivent à leui-s châteaux d'avant et d'arrière une certaine ressemblance avec les navires de Louis XIA' ; mais les formes eu sont d'ailleurs très variées. Les Chinois se sont appliques de tout temps aux constructions navales; ce sont eux qui ont eu les premiers Vidée de diviser le fond des navires en iCOmpartiments séparés, de sorte qu'une voie d'eau ne puisse jnmais causer qu'un dommage partiel. Usent aussi inventé, bien avant Pidton, les bâtiments à roues, que des hommes (ont aller en tournant des ma-' nivelles. De très longue date, il y a eu des arsenaux de constructions et de réparations navales sur tout le littoral du Royaume-Fleuri; l'innombrable population gui vit de la pêche sur ces côtes fournit des matelots excellents, sans parlerdesmultiludes flottantes qui naviguent sur les fleuves et les lacs de l'intérieur. Il était donc natureïque le gouvernement chinois se préoccupât avant tout de mettre sa flotte de guerre au niveau de celle du Japon. C'est ce qu'il a systématiquement cherché à faire depuis 1874, en consacrant à cet objet le produit presque Intégral de deux emprunts (environ 56 millions de francs à 8 pour 100). An moment où l'amiral Courbet a entamé ses opérations dans les mers de Chine, la marine militaire de l'Empire se composait de 49 navh'cs à vapeur de force diverse, jaugeant 23,000 tonnes et portant 286 canons des modèles les plus récents. Sans parler de

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huit cuirassés, d'un maniement sans doute dMcik iiour des marins encore novices, elle comptait mie douzaine de croiseurs de premier ordre, construits sur les chantiers de la Tyne, et les plus rapides qu'aucune flotte ait encore possédés.

La direction générale de ces forces apppartieut au ministère de la guerre ou Ping-Pou, un des six grands départements placés sous l'autorité générale du Conseil de cabinet. Il a pour fonction tt d'aider le souverain à protéger son peuple par le bon gouvernement des choses militaires dans la métropole et dans les provinces; de proposer les nominations et révocations âSQS l'armée; de constater les accessions aux grades héréditaires; do régler los arrangements postans et les envois de courriers ; d'examiner les candidats ; de contrôJor los comptes, i La marine dépend comme l'armée de terre de ce département. Mais, en dépit de ses attributions variées, l'autonomie complète des vice-royautés et gouvernements lui laisse peu do chose à faire. C'est surtout une administration des postes pour l'espédition des ordres et la réception des rapports. Un de ses bureaux a pour fonction spéciale de « pourvoir à la transmission des nouvelles de victoires « ; c'est une façon poétique de dire que les com-riers de ce bureau voyagent avec une rapidité particulière et comme s'il s'agissait d'apporter l'annonce d'un triomphe. Trois autres divisions président à la distribution des récompenses et des Mimes, à l'achat des chevaux pour les troupes montées et au contrôle général des comptes. Le ministère dô la guerre, toujours en vertu de la division des pouvoii's si savamment organisée en clûi'^j n'a aucune action ni sur les troupes de

gendarmerie métropolilaine, ni sur les horames de Bannière » Les premiers sont sous la direction spéciale d'une sorte de préfecture de police désignée sous le nom de Nom-Ou'Fou;ïe3 seconds ne relèvent que du Conseil des capitaines- généraux, formé de -vingt-quatre membres, un par Bannière de chaque race.

La cinquième section du Code chinois, composée de soixante et onze chapitres, constitue l'ensemble des lois militaires. Elle traite de la garde de l'empereur, de l'administration de l'armée, du commandement, de la défense des places et frontières, de la répartition des troupes dans les diverses garnisons, de la police des camps et des villes, de la discipline, de l'alimentation, de la remonte, des moyens de transport, etc.

Le gouvernement militaire de chaque vice-royauté ou province est placé dans les mains d'un li-fouh (général en chef). Il y en a seize pour tout l'empire. Dix de ces dignitaires ne commandent que les troupes de terre; deux son[ amiraux; quatre commandent à la fois les forces de terre et de mer de leur circonscriplion. Dans cinq provinces, ce commandement est dévolu au /bu-taï, ou gouverneur, qui l'éunit ainsi la fonction militaire et la fonction civile. Enfin la province de Kiang-Sou (Nankin) a deux li-foiih.

Les garnisons d' « hommes de Bannière n disséminées dans les diverses provinces ne relèvent pas de ces commandement militaires. Leur tsiang-kioun (général) a le pas sur le li-fouh, qu'il est même spécialement chargé de surveiller au point de vue de la fidélité dynastique, et ne reçoit d'ordres que de Pékin, par l'intermédiaire du capitaine-général de sa Bannière. En dehors même des

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^H affaires militaires, le général-hanneret doit toujours iHre ^H appelé au Conseil par le vice-roi {tsoung-fouh) et le fou- ^r tnî, pour délibérer sur les affaires d'importance — ce qui accentue encore son rôle de commissaire de l'inténlt mandchou. Mais, par une tradition qui s'est perpétuée après la conquête et qui marque bien le caractère général des institutions chinoises, les fonctionnaires civils onl toujours la préséance dans ce Conseil, comme ils ont la responsabilité des mesures prises.

La répartition des troupes du Drapeau- Vert dans les diverses garnisons de chaque province est aussi méthodique et aussi régulière qu'elle peut l'être dans une aimée européenne. Elles se divisent, à peu près comme celles dos Romains, en légions, cohortes, manipules et centuries, avec des ofBciers et sous -officiers correspondant à ces divisions. Les officiers de la flotte ont des grades de môme nom que ceux de l'armée de terre et peuvent passer d'un service à l'autre, comme cela avait lieu jadis en Occident. Du reste, les amiraux et viceamiraux restent toujours sur le littoral, quelles que soient les missions confiées à leurs subordonnés en mer on le long des fleuves.

Le système de contrôle mutuel et de bascule qui domine toute la vie politique en Chine se poursuit jusque dans le choix des quartiers généraux attribués à chaque chef militaire. Si la place a une importance stratégique ou commerciale, les choses sont toujours combinées de telle sorte que les commandants supérieurs s'en partagent les parties vitales. C'est ainsi qu'à Canton le gouverneur général est établi à la Ville-Neuve auprès de Is- direction des douanes, tandis que le com-

inandaat-banneret et le lieutenanl-général du Drapeau- Vert occupent tous deux la Ville-Vieille. D'auLre part, ce même gouverneur général, qui est investi du commaDdement suprôme des quatre-vingt mille hommes de la province, n'en a que cinq mille sous son commandement direct, encore sont-ils campés à soixante-quinze kilomètres de la cité; et le gcnéral-banneret, qui a également cinq mille hommes sous ses ordures, les garde tous à sa disposition dans la place même. De telle sorte qu'au besoin le chef mandchou pourrait faire échec au gouverneur général, en attendant des ordres ou des secours de la métropole.

Le recrutement des officiers pour l'armée du Drapeau Vert s'opère de la même laçon que pour les autres emplois publics, c'est-à-dire par voie de concours. Seulement ce concours, au lieu de porter sur Tensemble de connaissances particulier au letu-é chinois, porte dans ce cas exclusivement sur l'adresse, la force et l'aptitude Iihysique. Les candidats sont tous des fils de familles riches ou tout au moins aisées, car ils ont à s'équiper, à se monter et à s'armer avant de pouvoir se faire inscrire au bureau du district. Le jour de l'examen venu, ils s'assemblent au champ de manœuvres pour subir diverses épreuves athlétiques, telles que maniement de poutres chargées de poids, escrime du sabre et de la lance, tir à l'arc à pied et à cheval. Les tiiomphateurs de ce concours du premier degré se rendent alors au chef-lieu du département, puis au chef-lieu de la province, pour passer au second et troisième degrés par des concours dii même genre, en présence du préfet et du chancelier-littéraire. Les vainqueurs de la troi-

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sième épreuve reçoivent le litre de « bacheliers militaires » et deviennent admissibles aux grades d'officier dans l'armée. Tous les trois ans un grand concours a lieu à Pékin entre ces bacheliers jiour le titre de ku-jin^ qui leur assure des postes dans les états-majors provinciaux. Il paraît que l'adresse de ces jeunes gens à l'arc est généralement surprenante : à cinquante mètres, soit à pied, soit à cheval et au galop, ils logent touï5 une flèche dans une cible de vingt centimètres de rayon, et la plupart sont d'une force herculéenne. Mais le développement cérébral ne va pas de pair chez eux avec le développement musculaire; ils ignorent les plus simples éléments de l'artillerie, de la fortification el même de la tactique; à peine savent-ils lire et écrire : aussi sont-ils tenus en mince estime dans ce pays où les lettres mènent à tout, et, quel que puisse être en certains cas leur courage personnel, sont-ils presque

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férable. Aussi ne faut-il pas s'étonner que l'officier d( marine chinois ne soit guère jusqu'à ce jour qu'un pirate patenté et monté sur un cûtre douanier, avefi l'unique préoccupation d'accoster les navires de commerce indigène, pour leur extorquer, sous prétexte à( contrebande, les contributions les plus illicites, vaiaseau-école a bien été installé à Fou-Tcheou ; mais les classes lettrées ont jusqu'ici montré peu d'empressement à profiter de ses leçons.

Le point de départ des réformes dans l'armée chinois remonte à l'expédition franco-anglaise de 1860, et sui tout aux succès du corps de volontaires organisé ei 1862 à Chang-Haï par l'Américain Ward pour luttai contre les Taï-Ping, C'est ce corps, soldé par les négO' ciants de la ville et composé partie d'aventuriers cos' mopolites, partie d'indigènes, qui devait bientôt coft quérir sur vingt champs de bataille le titre de Chang- Ching-Ktoun, « Armée-Tou jours- Victorieuse »,et — la direction de Gordon, qui succéda à Ward après lieutenant Burgevine — achever l'écrasement de l'itt surrection. On vit là pour la première fois ce que dei soldats chinois pouvaient faire sous le commatidemen d'un chef haljile et énergique. L'esprit soupçonneux d la cour de Pékin fut le premier à s'en inquitter. JEll s'empressa de dissoudre l'.lrmée-Toïijours-Victorieu! aussitôt qu'elle n'en eut plus besoin. Mais l'expârienG semblait faire désormais; la rcorganisalion de l'amsâ chinoise à l'européenne ne paraissait plus qu'une queB^ tion de temps et d'argent. Le temps ne manqua pas l'argent fit défaut, sans doute, ou l'activité; en dépit âa plans excellents Que Gordon, au comble de la faveuri!

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de la popularité, avait laissés derrière lui quand il rentra en Angleterre, la réforme miiitaire marcha avec une extrême lenteur.

Après 1871, le vent de réorganisation militaire qui soufflait sur l'Europe ne fut pas sans influence sur l'Empire du Milieu. Tso-Tsong-Tang, un de ses meilleurs officiers généraux, soumit au cabinet de Pékin un plan qui substituait à l'éparpillement des forces chinoises en dix-huit corps d'armée quasi indépendants la concentration de ses forces sous lacapïtale, en une armée homogiine. Li-Hong-Tchang, vice-roi du Péh-Tchi-Li et Chen- Pao-Tchen, vice-roi du Liang-Kiang, se déclarèrent partisans de cette réforme. Mais le cabinet hésita à accroître dans une si large mesure le pouvoir de Li-Hong-Tchang, qui a son quartier général à Tien-Tsin. Il recula et préféra s'en tenir aux antiques errements.

En 1880, au moment où la Chine se trouva sur le point d'entrer en conflit armé avec la Russie, au sujet du Kouldja, la réorganisation avait fait si peu de progrès que Gordon, rappelé en toute hite à Pékin, à titre de médecin consultant, conseilla formellement une prudente réserve, a Théoriquement, la Chine est peut-être invincible, dit-il aux ministres du Fils du Ciel; mais, si vous vous engagez dans une guerre prématurée, les faits se chargèrent de vous démontrer en quels milliers de points vous i5tcs vulnérables. » On l'écouta, et la guerre n'eut pas lieu. Une fois de plus, on prit la résolution de procéder à une réforme lente et méthodique. IMais, comme toujours en pareil cas, on alla au plus pressé, en commençant des travaux de forlification sur le Pcï-ilo en achetant des canons et des navires c

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guerre. La réorganisation proprement dite de l'ai fit peu de progrès. Pendant plusieurs années, ello fut systématiquement limitée à deux corps, celui qui bordait la Ci'onlicre russe après a,voir reconquis !e Tchiang-Pelou,'. et celui qui dérend les abords de Pékin à Tien-Tsin^ Ta-Koou et Peï-Tang. Puis, 30,000 hommes du Kouang-Sr leçureiit des fusils modernes. C'est seulement à l'occaaionr du conflit avec la Fi'ance quele corps du Tun-Nan fut àson tour aiiné de carabines à tir rapide et obtint des instructeurs européens. A la vérité, les bandits cosmopolites, rangés sous le drapeau noir do Lub-Vinb-Phuoc, avaient été de longue date approvisionnés par le commerce anglo-américain en fusils Reniington et Martini-Henry. La première partie de la campagne, qu'un certain nombre do réguliers cbinois firent comme n Pavillong noirs ", aida beaucoup à les aguerrir et à les familiariser avec cet armement nouveau. Une centaine d'officiers américains et allemands acheva le reste. Les Fil»' Hau apprirent à se servir du fusil, à s'entourer dç retranchemenls, à toujours assurer sur leurs derrières le service des communications et des approvisionner raents. En mûme temps, la fabrication des armes et dea munitions à Fou-Tcheou, Chang-Ilaï, Canton, Hang- Cheou, Tsi-Nyan-Fou et Tien-Tsin recevait une impukioU soudaine. Au début des hostilités, quatre mille ouvriers chinois y travaillaient déjà activement depuis huit ou dix ans sous la direction de cent cinquante Européens. Les brillantes opérations de la rivière Min vinrent pour' quelques jours suspendre la fabrication dans Tarse de Fou-Tcheou. Mais la demande était trop impériet , pour que les travaux ne fussent pas promptement réor-

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ganiaii.s. Des juges compiituiits caLimuut que la Chine ne doit pas avoir produit depuis un au moins de quatreviugt mille fusils de précision , sans compter ceux qu'elle a pu recevoir en contrebande,

A l'intérieur de l'Empire du Milieu, l'arcliitecture militaire est encore dans l'enfance et rappelle relie de nos places fortes avant Vauban, Les murailles des villes fortifiées sont généralement hautes de vingt à trente mètres, et parfois assez larges pour porter deux voitures européennes allantde front. Presquepai' tout, elles tombent en ruine; mais, quand le besoin s'en faitsentir, elles sont promptement complétées avec des ouvrages en terre, el mises en état de défense. Ces murailles sont d'ailleurs pourvues de tourelles, d'embrasures pour les canons et de créneaux pour la mousqueterie. On y -voit aussi de place en place d'énormes tas de pavés destinés à rouler en cas d'assaut sur le crâne des ennemis. Ces engins primitifs sont loin d'être méprisables : en 1860, lors de l'expédition franco- an glaise, un assez grand nombre de soldats européens furent tués de cette manière à l'assaut de Canton. Les murailles sont toujours percées de portes majestueuses aux quatre points cardinaux. Celle du Sud est considérée comme la porte d'honneur : c'est par li que les fonctionnaires impériaux font leur entrée; on n'y laisse jamais passer ni convois funèbres, ni troupeaux, ni aucun objet considéré comme impur. Par une extension de cette coutume, la porte Sud de la capitale reste toujours fermée et no s'ouvre que pour l'usage exclusif du souverain. La défense des placen d'après les principes modernes étant la branche la plus coûteuse et la plus compliquée de l'art militaire, les Chinois y ont encore

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Fait peu de progrès. Pourtant, dans cette direction mSme, ils ne sont pas restes inactifs au cours de la dernière (i^cade. D'importants travaux de forlification et d'armement ont été exécutés sous la direction d'ingénieurs eoropéens aux abords de Tien-Tsin et de Pékin, de Fou- Tcheou, de Ghang-Haï, de Canton. Cinq cent quatre-vingts canons d'acier de l'usine Kmpp sont déjà montés dans dans ces divers ouvrages, et des faits récents ont révélé chez les Pils de Han des progrès soudains dans l'art remuer la terre. II faut s'attendre à les voir, aussitôt, (ju'ils en auront le loisir, étendre leur plan de défense tout le littoral.

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