‹ Le monde de demainChapitre 17 sur 28 · II. — Science · texte numérisé non relu

II. — Science

Tournons-nous vers la science et voyons ce que les portes entr'ouvertes nous laissent perce-

voir qui puisse intéresser notre science d’aujourd’hui.

Vous devez vous rappeler m’avoir entendue dire que la science était actuellement arrivée à un point d’acculement quant au point de vue des moyens d'observation; qu’elle paraît avoir atteint l’extrême limite en ce qui concerne la délicatesse de ses instruments.

Comment pourra-t-elle désormais poursuivre ses observations ?

A laide des mêmes sens dont je vous ai entretenus en vous parlant de la possibilité qu'ils don neront de vérifier les enseignements religieux.

En ce qui concerne la science, nous commencerons notre étude de ces sens à un degré inférieur à celui sur lequel nous nous étions placés pour la religion.

La science reconnaît maintenant, pour notre monde physique de matière, les états solide, liquide et gazeux, plus l’état éthérique au delà duquel une matière, probablement plus subtile, permettrait de supposer l’existence de plusieurs éthers, idée qui d’ailleurs fut suggérée par

Sir William Crookes,

dans la fameuse classification des modes vibratoires que le savant donna dans l’un de ses dis-

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT

cours, il y a quelques années. Pour l’instant, considérons comme hypothèse l’existence d’un éther que La science découvrira graduellement, et qui appartient à un domaine d’observation où la vision est supérieure.

En ce moment la science n’est pas même capable dobserver l’atome chimique, lequel est gazeux et ne dépasse pas le troisième état de matière. L’atome échappe à la vision par sa subtilité, sa petitesse, et cependant ce ne serait pas une chose bien difficile pour la plupart d’entre vous de développer la faculté de voir jusque-là, car il ne s’agit, somme toute, que de matière physique. Il n’est pas question ici d’étendre la vision au point de distinguer une autre matière comme celle du plan astral, il s’agit simplement de rendre plus perçante votre présente vision physique.

Je me demande combien parmi vous pourraient, à bord d’un navire, voir danser, dans l'atmosphère,des myriades de points brillants. Je crois que beaucoup d’entre vous seraient susceptibles de les distinguer. Tentez l’expérience lorsqu’il vous arrivera d’être en mer ; asseyez-vous le dos au soleil, de façon à ne pas être éblouis ; fixez votre regard à une distance telle que vous savez pouvoir distinguer clai-

rement un objet quelconque sans effort ; faites converger vos rayons visuels en un point de Fespace situé à environ trois ou quatre mètres devant vous, à une distance enfin qui vous permette de concentrer vos regards sur un point, sans fatigue et surtout sans loucher, chose qui, à la longue, serait préjudiciable aux yeux.

Regardez sans effort à quelques mètres dans Fair,et demeurez tranquillement dans cette posture, les yeux fixés sur un point. Il est plus que probable que la plupart d’entre vous distingueront des quantités de petites bulles brillantes et dansant dans l air comme des poussières dans un rayon de soleil. Je dois cependant vous mettre en garde contre le phénomène suivant : si, croyant fixer votre attention sur une de ces bulles,vous la voyez glisser lentement hors de votre vue comme si elle s’évanouissait vers le coin de l’œil ; c'est qu’alors une poussière quelconque, entraînée par l’humeur de l'œil, glisse vers les bords des paupières. Tout ce que vous verrez glisser ainsi hors de la vue ne sera rien d’extérieur et ne sera simplement qu’un phénomène à la surface de vos yeux.

Si, par contre, vous voyez ces bulles danser légèrement dans tous les sens, absolument comme des poussières dans le rayon de soleil

que laisse passer le trou percé dans le volet d une chambre noire, vous pouvez être certains alors que vous vous servez d’une vision supérieure à la vision ordinaire. Regardez ces bulles sans faire d’efforts, sans provoquer de tension dans les organes, mais avec la ferme volonté de voir, (tous les organes des sens se développent sous l’influence de la volonté de 1 Esprit, de 1 âme qui est lumière), regardez avec la ferme volonté de von* plus complètement et, peu à peu, vous remarquerez que ces petites bulles peuvent s’arrêter à votre gré, que chacune d’elles reste suspendue dans l’espace, immobile. Dès lors vous possédez la vision éthérique et, en vous perfectionnant dans ce sens, vous ne tarderez pas à voir l’atome du chimiste. Gela est naturellement possible pour tout clairvoyant qui possède la véritable clairvoyance, c est-à-dire celle qui ne résulte pas de vibrations incomprises,et extérieures à l’observateur qui les ressent.

11 y a deux ans,sous des conditions favorables, deux d’entre nous qui ont développé les différents modes supérieurs de vision, ont spécialement entrepris 1 étude des atomes chimiques. INous en avons examiné environ cinquante-six que nous avons dessinés ; depuis nous avons

observé tous ceux que lascience connaît. Leurs formes appartiennent à des classes déterminées, quiconque les voit peut les reproduire par le dessin et peut, si cela lui plaît, vérifier ce qu’il aura vu à l’aide des renseignements que nous avons donnés dans l'ouvrage publié sous le titre de « Occiilt Chemistry ». Vous trouverez là de nombreuses planches où figurent les formes des éléments chimiques, vous aurez des indications concernant la manière dont ceux-ci se transforment en formes de plus en plus délicates dans un éther de plus en plus subtil. Cela donnera probablement, à quelque chimiste, l’idée de tenter quelques expériences nouvelles, et notre ouvrage l’aidera sans doute dans les observations qu’il entreprendra en utilisant et en prenant pour des hypothèses ce que,pour nous, sont des réalités. 11 pourra dès lors suivre ces subtiles et décevantes particules de matière beaucoup plus loin qu'il n’a pu les suivre jusqu’à présent avec le secours de ses instruments. Une chose une fois faite, il est possible de la vérifier aussi souvent qu’on le désire ; les dessins en ayant été faits, il est facile pour d’autres de les voir et d’en vérifier les détails. D’après ce qui précède, s’ouvre donc une nouvelle ère d’observations scientifiques par le

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT

développement, chez l’homme, d'instruments d'observation plus parfaits que ceux des laboratoires. C'est ainsi que, dans l'avenir, se poursuivront aussi les recherches de la physique. Amesure que ces sens deviendront plus communs, des investigations déplus en plus nombreuses pourront être faites, par des scientistes, dans les mondes subtils, sur le seuil desquels ils se trouvent aujourd’hui; un jour enfin viendra où nous posséderons une chimie basée sur l’observation directe, une chimie qui nous conduira jusqu’à l’atome physique ultime et rendra possibles ces

Rêves de VAlchimiste .

Ceux-ci sont en effet réalisables. Il suffit de combiner entre eux les atomes supérieurs aux atomes gazeux, combinaisons d’où résultent des agrégats déterminant les éléments désirés par le chimiste, celui-ci répétant dans son laboratoire les procédés de la nature ellemême. Voilà comment, en chimie, comme en électricité, de nouvelles facultés d’observation reculeront les limites de la science.

En médecine

il en sera de même. Déjà, dans une certaine

mesure, en Europe notamment, la médecine commence à bénéficier de la clairvoyance. Dans certaines cliniques de Paris, on n'est plus surpris de voir des docteurs s'enquérir d’un sujet qu'on hypnotise et qu’on réveille à demi jusqu’à ce qu'on obtienne ce qu’on nomme : l'état lucide ou « clairvoyance ». On le conduit ensuite près d’un patient, et on le prie de décrire les conditions internes des organes du malade. Plus d’un diagnostic a été obtenu de la sorte. La tâche du médecin et celle du chirurgien se trouvent de la sorte énormément facilitées. En réalité, c’est voir à l’aide de ce que vous appelez : rayons Rœntgen. L'œil humain peut acquérir la faculté de voir par l’intermédiaire de ces rayons et vous n’aurez bientôt plus besoin de vos écrans et de tous vos appareils actuels, la vision directe devant avantageusement remplacer ces instruments imparfaits.

En parlant un jour de ces questions, je fis remarquer que les médecins n'avaient tout simplement donné qu’une nouvelle étiquette à une faculté depuis longtemps reconnue dans le passé par de nombreuses personnalités. Ils ne l'appellent pas : « clairvoyance », terme que j’emploie, ils l’appellent : « autoscopie interne ». Après tout, le fait de changer, le

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT 1 1 1

nom d’une rose ne change pas son parfum.

La clairvoyance est tout aussi utile en six syllabes qu’en trois ; la faculté demeure la même et l’on s’en sert d’ores et déjà dans les questions médicales. Cette méthode s’étendant,l’action des médicaments pouvant être observée, le médecin voyant ce qu’il fait au lieu de procéder à l’aveuglette, la médecine deviendra ce qu’elle devrait être, c’est-à-dire : « l’art de guérir » ; au lieu des misérables pratiques de la vivisection, vous utiliserez la claivoyance pour diriger le scalpel du chirurgien comme aussi pour indiquer les prescriptions du médecin.

Ce n’est pas là l’unique porte s’entr’ouvrant sur cet important domaine.Des médecins commencent en effet à s’apercevoir de l’énorme valeur du pouvoir de la pensée dans le traitement des maladies.

C est dans cette voie que se sont engagés ceux que la science moderne, selon son habitude, a traités de charlatans.

Scientistes chrétiens ,

« méritai scientists », adeptes des cures par

la foi, la pensée, etc... Ce sont là des méthodes qui aboutiront à diriger la profession médicale vers des guérisons plus certaines, vers des moyens de guérir moins dangereux que ceux actuellement employés.Certains médecins admettent maintenant que la confiance qu’ils inspirent double l’efficacité du médicament qu’ils prescrivent, ou que l’imagination joue un grand rôle dans la guérison des maladies.

Vous voyez donc ces méthodes adoptées peu à jieu, dans maintes contrées, par les professionnels de la science médicale, et devenir de plus en plus scientifiques.

Quelle peut être la loi générale qui les régit?

C’est que le mental crée ; le mental est l’unique grand pouvoir créateur dans l’univers : il est divin dans l’univers, humain chez l’homme. Le mental ayant la faculté de créer peut donc réparer ; là où il y a blessure ou trouble, le mental peut concentrer ses forces et guérir ; là où le corps souffre, le mental peut apporter le remède et renforcer l’action des médicaments conseillés par le médecin.

Il y a aujourd’hui, dans l’Eglise anglicane, des associations de prière concernant les moyens de guérir, soit par la prière, par la concentration de la pensée, par l’huile bénite ou

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT

quelque fonction sacramentelle, soit encore parla foi du malade, c’est-à-dire par une détermination du mental à travailler dans le sens voulu par le patient.

11 n’v a rien de nouveau dans tout cela, rien que n’ait connu le monde depuis des milliers d’années. Tout cela fut rejeté par la science qui se basait exclusivement sur des méthodes matérialistes, mais toutes ces questions reviennent à l’ordre du jour en même temps que la suprématie de l’esprit sur la matière s’affermit, en même temps que la science commence à se rallier à cet important principe : la Vie seule fait évoluer la matière qu'elle façonne.

Si la médecine suit cette route et abandonne les cruelles tortures infligées aux animaux, elle arrivera certainement à guérir au lieu d'intoxiquer comme elle intoxique par trop fréquemment de nos jours.

De même encore en

Psychologie .

Sur elle aussi de nouvelles portes s’entr’ouvrent. A mesure que s’organiseront ces corps subtils et supérieurs dont j’ai parlé au début

de cette conférence, ils nous mettront successivement en contact plus direct avec les différentes régions de l'univers au milieu desquelles nous vivons. Nous serons sensibles aux vibrations d'un monde dépassant de très loin notre globe physique, nous pénétrerons dans les hautes régions de la pensée et dans celles de l’Esprit pur.

A mesure que la conscience rendra ses véhicules plus plastiques, plus utiles, plus parfaits, moins denses, nous nous apercevrons que cette conscience peut étendre ses pouvoirs beaucoup plus loin que nous n’aurions osé l’espérer. Nous arriverons ainsi à constater que la conscience humaine,la nôtre, est semblable à une grande sphère qui effleurerait la surface de notre globe de matière. En pénétrant, petit à petit, un peu plus profondément dans la matière cérébrale qui devient ainsi plus sensible, mais dépassant toujours de beaucoup le côté physique, nous verrons que cette sphère, cette conscience, utilise la matière plus subtile, des plans supérieurs pour se construire un instrument plus parfait ; nous comprendrons enfin que tout grand génie n'est qu’une extension de cette conscience que nous possédons tous mais que nous ne sommes pas capables

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT 115

de manifester dans la matière dense de notre cerveau.

Nous justifierons alors les paroles des prophètes, les dires des grands mystiques, tout ce qui provient enfin de l’extension de la conscience dans un monde plus vaste avec lequel nous entrerons en contact avant que la psychologie n’ait eu le temps de développer son programme de possibilités. En ces mondes supérieurs l’homme gravira ses sommets toujours plus élevés, il en arrivera à se convaincre qu’il est cosmique et non planétaire, qu il appartient à un vaste système et non pas seulement à un unique petit monde.

En suivant cette voie, parmi beaucoup d autres, l’éveil d’autres sens ouvrira de nouvelles portes à la science, tout en lui découvrant des aperçus nouveaux.

l’art

Qu’adviendra-t-il de l’art ?

Ici encore, ces sens supérieurs contribueront à édifier un autre art, à venir offrir de nouveaux idéaux. Déjà des signes précurseurs, dans le monde, et principalement chez les

peintres, nous font entrevoir de nouveaux pouvoirs, une nouvelle splendeur de la couleur, de nouvelles fiançailles entre Fémotion et la couleur. Une nouvelle école de peintres se forme, en Angleterre,en Belgique et surtout en Hongrie. En regardant dernièrement des œuvres d’artistes hongrois, je pus constater que leur façon de se servir de la couleur paraît tendre vers les hautes émotions du mental, paraît vouloir reproduire, en images d'une beauté et d’une splendeur nouvelles, les hautes pensées et les pures émotions provoquées principalement par les sentiments religieux.

Il y avait notamment, à l’une des extrémités de la salle de notre Congrès international, un tableau qui, vu de l’autre extrémité, faisait croire à toute autre chose qu’à de simples couleurs sur une toile. A une certaine distance, les couleurs semblaient être transparentes comme s’il y avait eu, derrière, un foyer lumineux qui, traversant le tableau, aurait donné des colorations semblant appartenir à un autre monde.

De semblables qualités se retrouvent presque dans les œuvres que M. Mortimer Menpes, exécuta au Japon. Je me souviens que, lors d’une de ses expositions, ceux qui regardaient avaient peine à croire qu’il n’y avait pas une

lumière cachée derrière la toile, tant étaient grandes la luminosité et la transparence des 'couleurs. Mais, après un entretien avec le grand coloriste, l'on s'apercevait qu'il voyait les couleurs d'une tout autre façon qu'on ne les voit habituellement. Je peux dire qu'il les voyait tout au moins autrement que moi-même avec ma vue normale et, lorsque je m'entretins avec lui, je reconnus, après m’être servie d’un mode supérieur de vision, qu'il voyait les couleurs astrales et non les couleurs physiques ; l'effort qu'il tenta pour les rapporter sur la toile produisit ces remarquables résultats que tous admiraient sans toutefois comprendre.

Il existe actuellement de nombreux artistes engagés dans cette voie ; outre de nouveaux jeux de couleurs, beaucoup recherchent de nouveaux idéaux qu’ils s’efforcent de vivre. Vous trouverez, dans la plus moderne des écoles de peinture, un groupe d'artistes peu nombreux encore, mais promettant pour l'avenir, car ils cherchent de nouvelles formes de beauté, s'efforcent de traduire des visions d'un monde supérieur dont la matière est plus subtile et moins dense que la matière de notre monde ; ils cornmencent à emprunter,à l'idéal,de grandes pensées qu’ils reproduisent encore imparfaitement

en forme et en couleurs, mais dans lesquelles nous voyons déjà les prémices de

VArt de VAvenir .

Pour cet Art, les mondes supérieurs se dévoileront, une Nature plus grandiose se révélera dans Phomme ; de nouvelles couleurs et de nouvelles possibilités dans le dessin seront découvertes, le génie humain se verra plus puissant, car un monde plus grand et des pouvoirs supérieurs se montreront au peintre.

Nous verrons cela aussi pour la musique. Par ses harmonies plus subtiles, ses intervalles plus rapprochés, ses tendances aux quarts de tons, elle commence, de son côté, à indiquer les signes de Part futur. Déjà plusieurs compositeurs se servent de ces intervalles pour leurs mélodies, musique étrange que Poreille du public n’admet pas encore et qui soulève des discussions sans nombre, mais qui n'en sera pas moins

La Musique de VAvenir ,

lorsque d'autres sons et d’autres sonorités se feront entendre à des oreilles plus délicatement

organisées que les nôtres, lorsque la nouvelle race exigera, de ses compositeurs, des accords plus subtils que ceux qu'on employa jusqu'à présent.

Il y a encore beaucoup à trouver de ce côté ; l’âme Fa déjà compris, bien que FOccidental ne prise guère le genre de musique auquel je vais faire allusion. Si vous allez aux Indes, vous trouverez d’étranges façons de comprendre la musique : il y a une musique pour le lever du soleil, une pour le plein midi, une pour le soir, une pour la nuit. La nature a ses harmonies, qui varient à toutes les heures du jour et de la nuit, harmonies qui correspondent à ses mystères ; on peut tenter de reproduire cette musique inaudible et la faire entendre à l'aide des instruments que l'homme possède. Le musicien hindou ne vous jouerait jamais une mélodie du soir au lever du soleil, il vous dirait que c'est pécher contre la religion car, pour lui, toutes choses sont religieuses. Il s'agit ici d’une subtile harmonie entre l’homme et la Nature. Ce n'est donc pas sans raison, qu'au Congrès dont je parlais tout à l'heure, une dame russe, (le Russe est très sensitif et la Russie est une jeune nation qui promet pour l'avenir), nous entretint de ce qu’elle appelle « les sons colorés ».

Elle a appris à traduire en sons musicaux les couleurs du soleil levant, d'une forêt,etc.; il lui est donc possible de reproduire des sons qui provoquent les mêmes émotions qu'on éprouverait devant le ciel d'un glorieux coucher de soleil, le mystère d'une forêt, les ombres délicates des arbres d’un bois; c'està-dire que les émotions suscitées par la vue sont, dans ce cas, provoquées par l'ouïe, etc. Beaucoup de nouvelles possibilités se présentent par conséquent aussi de ce côté : nouvelles mélodies, sonorités et harmonies exquises 1 d'est ainsi que l'art évoluera, grâce encore aux organes de sens plus parfaits et plus subtils. Gomme il suit la voie de l'émotion, il devancera même la science qui suit, elle, la voie de l’observation. C'est pourquoi le poète est facilement prophète et l’artiste facilement clairvoyant. Ces pouvoirs se multipliant et se perfectionnant,

Une nouvelle Race surgit

avec ces pouvoirs innés.

Vous pouvez dès lors songer à votre aise à toutes les choses nouvelles que verront la Religion, la Science et l'Art.

LA RELIGION, LA SCIENCE ET l’aRT

Et croyez-vous que ce ne soit là qu'un rêve, qu'une chimère ! Avoir cette croyance c'est prédire comme autrefois, la fin du monde, c'est prétendre que vous êtes les produits les plus parfaits que 1a. Nature puisse enfanter.

Vous êtes loin devant les sauvages, pourquoi n'y aurait-il pas aussi des races qui dépassent de beaucoup la nôtre? Non! la Nature n'a pas dit son dernier mot ; elle qui, graduellement et lentement, a construit ce délicat mécanisme de l’œil humain, depuis la simple cellule pigmentaire, peut certainement faire évoluer la vue davantage encore, jusqu'à des facultés supérieures de vision.

Tout suit l'évolution de l'Esprit et celle-ci n’a jamais de fin .

Si vous voyez aujourd’hui avec vos yeux, c’est parce que l'Esprit en vous a voulu voir ; en voulant, il crée l'organe et sa volonté se manifeste alors dans le monde extérieur. Ce même Esprit qui, dans le passé, vivait en vous, vit encore en vous aujourd'hui, c’est voire Moi intérieur ; ses pouvoirs ne se sont pas tous manifestés, son inspiration n'est pas tarie, il est encore, et sera toujours, l’architecte du corps humain comme l'Esprit divin est l'Architecte de l'Univers ; il se revêt de formes de matière

toujours de plus en plus parfaites, il gravit des états de conscience de plus en plus élevés ; il est éternel devant nous, et sa naissance se perd dans la Nuit des Temps.

Par le seul fait que nous avons progressé, nous progresserons encore ; puisque nous nous sommes élevés au-dessus de la poussière, nous monterons jusqu’aux lointaines étoiles, car l’Esprit de Dieu, en nous, ne connaît pas de limites,pas plus celles du Temps que celles de l’Espace, et révolution future sera un million de fois plus grandiose que l’évolution qui nous a faits ce que nous sommes aujourd’hui.

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