‹ Le monde des coquinsChapitre 34 sur 61 · partie caractéristique de la face de l'homme est alj · texte numérisé non relu

partie caractéristique de la face de l'homme est alj

I iolument nulle. Chez les animaux, même les inieux

1 ^és, chez les singes, par exemple, le front est

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Chez la femme, le front n'a jamais la même étenliie que chez l'homme ; ses facultés morales, comme es membres, offrent plus de délicatesse, mais moins le puissance.

Parlons maintenant de la peau du front et de ses ^des.

La peau qui recouvre le front doit être scnsiblenent plus claire que celle des autres parties du vidage.

Si elle est lisse, unie, sans aucune ride, c'est l'indice d'une âme froide, superficielle.

Des rides horizontales, parallèles et rapprochées des sourcils, sont le résultat de l'attention et des réflexions profondes.

Verticales, situées à la racine du nez, entre les sourcils, elles tiennent le plus souvent à des idées de ^iaine et de vengeance.

Rapprochées de la racine des cheveux, les rides expriment la fierté et le dédain.

Croisées en tous sens, elles appartiennent à im original, à un imbécile ou à un fou.

Ainsi, en physiognomonie, la partie osseuse, la partie sohde du front„ indique la mesure interne de ûos facultés, et la partie mobile, la peau, l'usage que flous en faisons.

Cheveux. — La tête de l'homme est ornée de cheveux dont les racines descendent plus ou moins bas sur le front, et ajoutent par là au caractère de la physionomie.

L'homme seul a des cheveux ; mais la diversité du poil et du pliunage, chez les animaux, n'en prouve

que mieux combien celle des cheVeux doit être prise en considération chez l'homme.

Leur élasticité et leur rudesse, en effet, aussi bien que les nuances diverses de leur couleur, peut faire juger de celle des caractères.

Soyeux, souples et fins comme ceux d'une femme, les cheveux dénotent, chez l'homme, un manque d'énergie physique et morale^ un caractère faible et mou.

Rudes et crépus, ils dénotent, au coiitraire, un caractère, rude comme eux, un esprit revêche^ du tout au moins une humeur difficile.

Plats et fournis, ils indiquent un esprit épais et lourd.

Blonds, ils annoncent la sensibilité, la tendresse.

Bruns ou noirs, l'énergie, les passions chaudes, les ardeurs lubriques.

Rouges, ils sont, dit-on, l'indice d'un esprit aigri, d'un caractère emporté, méchant.

Roux, ils caractérisent, à ce qu'on assure, ou la souveraine méchanceté, ou la souveraine bonté:

Un fait constant, c'est qu'il y a beaucoup de poils roux dans les maisons de répression, de mendicité et de vagabondage.

Un autre fait, c'est que dans les signalements de voleurs, les cheveux sont presque toujours marques brun foncé.

Des cheveux qui contrastent avec les sourcils sont un indice de dissimulation.

En général, d'ailleurs, un système pileux abondant, épais et bien fourni, aimonce la force, la vigueur, et, partant, la constance, la fermeté, le cou-

rage, l'audace; parfois la; dureté; — de même que des poils riarès ou iiiils iîidiqiient dès individus faibles, înoùs et piisiliàniiiiès.

SouRCiis. — Les soiircils forment là frontière entre la région dû cerveau et la région des sens.

a Au-dessous du front, dit le philosophe Herder, commence sa belle frontière, le sourcil, arc-en-ciel de paix dans la douceur, arc tendu de la discorde lorsqu'il exprime le comroux. »

Les mouvements des sourcils sont, eii effet, d'une expression bien significative, pendant le jeu des diverses passions dont ils conservent les traces.

C'est ainsi qu'ils s'élèvent, se gonflent et deviennent saillants, dans la colère, dans la fm'eur, tandis <iu'ils s'abaissent, se crispent, se rapprochent dans la haine, la tristesse, le mépris, et pendant les méditations sombres, astucieuses, criminelles.

Pareillement, dans la joie, et les affections expansives, les sourcils se dUatent, s'élèvent et s'écartent.

Les sourcils donnent de la grâce au visage , mais souvent ils en rendent l'expression rude, donnent un air dur et sombre, et font paraitre de mauvaise humeur.

Les violentes contractions des sourcils en font redresser les poUs. En général, le mécontentement, la niauvaise humeur s'annonce par leur froncement; dé là cette acception figurée, froncer les sourcils.

D'un point de vue général, des sourcils régulièrement arqués accompagnent la beauté modeste chez h femme, et des sourcils horizontaux, en droite Ugne, font partie de la beauté virile.

140 A QUELS SIGÎ^ES BECONNAITRE UN COQUIN

La grandeur des sourcils, IKhez rhomme, varie selon rage et ne varie pas moins selon la constitution des individus. Ils sont en général plus longs et plus larges chez les bruns que chez les blonds, chez les bilieux que chez les mélancoliques flegmatiques.

Presque toujours ils sont séparés Tun de l'autre par un intervalle dépomru de poils, mais quelquefois aussi ils se touchent et se confondent. Dans ce dernier cas, ils sont l'indice d'un penchant prononcé pour la jalousie.

Quand, rapprochés, ils sont épais et bas, les sourcils indiquent un esprit puissant, la force, l'énergie, la vigueur.

Quand, écartés, ils sont miùces et plats, ils dénotent, au contraire, peu d'inteUigence, la faiblesse, la timidité, la douceur.

Des sourcils roux, mélanges el retors.

Semblent loger la fraude et l'imposture,

a dit Voltaire.

Yeux. — Les yeux sont le plus bel ornement de la figure humaine. Elle reçoit d'eux toute son animation; voyez l'aveugle.

Les yeux ont été, à bon droit, nonmiés les fenêtres de l'âme. C'est par les yeux que l'âme regarde; c'est par eux aussi qu'elle est regai^dée, et c'est en eux que la pensée vient se montrer dans sa vérité, quand la bouche altère sa francliise.

L'œil reflète et résume en lui toutes les qualités de l'esprit qui l'anime. C'est ainsi qu'il est spirituel,

sagace, malin, doux, tendre, inquiet, méchant, agaçant, Mpon, bête. 4^

On dit aussi le feu des yeux; l'abattement des yeux ; des yeux éteints, hagards, rêveurs, sombres, etc.

L'œil sait rarement mentir ; le coquin, le filou, le criminel n'osent regarder en face ; il y a dans leurs yeux qu'ils baissent ou qu'ils détournent, quelque cliose d'inquiet, d'indécis, qui les trahit et les dévoile.

Trois choses sont à considérer dans l'œil : sa forme, sa coiûeur et son expression, v

Aristote dit crûment que ceux qui ont les yeux gros et saillants sont bêtes, et qu'au moral ainsi qu'au physique ils ressemblent à des ânes (l. xvii.

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