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LE DEREGLEMENT DES PER80NIM AGES

même système émotif à travers les persoiiimages. La dififérencc dans le dérèglement y est do degré, non d'essence. Cela simplifie le problème. Voici un exemple concret de ces divers stades.

Un jeune homme, à Tâge, oi\ les personimagcs sont fortes et vibrantes, aperçoit, par surprise, une belle fille sortant, sans voile, du bain. C'est l'émotion sexuelle type, brutale, ressentie violemment par la figure héréditaire qui emplit 1 être à ce momentlà et poursuit ses prolongements dans tout l'organisme, que rend turgescent le désir. L'instinct gonésique attaque violemment la figure héréditaire, qui est en train de graviter devant le soi et que le .vo/ tend au contraire à maintenir en équilibre, afin de préserver la raison. Pluie d'images dans l'esprit et dans le corps, fixation de certaines, éparpillement et disparition d'autres images. Mouvements réflexes, accélération des échanges, élimination de sueur, contraction, etc... Le lendemain et les jours suivant», l'émotion, de sexuelle, devient sensuelle, et 1a personimage altérée change de caractère et de type, soit qu'elle remonte à un ancêtre plus éloigné, soit qu'elle se combine de divers ascendants de type légèrement diJBféren t. Le fantôme intérieur lui-même, combinaison de fantômes, ou, si vous préférez, le portrait composite héréditaire change et se transforme devant le soi. Il on résulte un état de trouble, souvent délicieux, au sein d'une distraction profonde. Le jeune homme ne mange plus, il dort mal, il se réveille brusquement, son esprit évoque

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telle 011 lelle partie du corps souhaité, s'y attache, s'y complaît, se désole de la reperdre soudain, par une défaillance de mémoire. Supposons que la présoru-e réelle ne vienne pas interrompre ces métamorphoses, et ce spectacle enchanteur de la nudité entrevue passera du sensuel au sentimental, de celuici au sensible pur et simple.

La perversion sentimentale, par altération de la personimage, est un état grave, relativement fréquent, d'origine généralement sexuelle ou sensuelle, cl qui demanderait une étude approfondie. Cette perversion, autant que j'en ai fait la remarque, se poursuit et s'augoiente héréditairement, ce qui est conforme à nos données. Elle se remarque non seulement chez les débauchés, les intoxiqués et autres dépourvus du contrôle du soi, mais encore et surtout chez les oisifs riches, les avares, les manieurs d'argent et fils de manieurs d'argent. Elle peut aboiitir à de véritables aberrations morales, à une sorte de néronismc, ou bien à une sécheresse, accompagnée de méfiance absolue et allant jusqu'à la douleur et & l'angoisse.

C'est ainsi que la descendance des grands financiers, des grands industriels rapidement enrichis, des grands brasseurs d'aflFalres, est extrêmement chargée, en bizarres, en hypochondriaques, en maniaques, ou en pervers de toute catégorie. L'immense fortune léguée est un venin, qui agit à la façon d'un poison chronique et qui fait, de ses détenteurs, des ôtres trop souvent complexes (d'une complexité

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dangereuse) et malsains. Le pouvoir que donne l'argent les pousse à faire le bonheur, puis le malheur autour, d'eux, à tirer les gens de la misère pour les y replonger ensuite, sous prétexte d'ingratitude, à jouir de la corruption systématique, de Favilissement d'autrui. C'est l'histoire classique du « mylord », qui jette des pièces d'or dans fc crottin et exige que les mendiants aillent les y ramasser avec leurs dents. J'ai connu, approché, de tels individus, avec une horreur non exempte de curiosité, comme certains serpents venimeux. Il est bien rare qu'une tare physique ne complète pas leurs tares morales ; maladie de peau, puérilisme, altération parcheminée de la voix, marionnettisme du geste, strabisme, anorexie, impuissance, etc..

Cette perversion sentimentale s'accompagne généralement de pathétisme, du besoin de déterminer des crises de larmes, de séparation, de réconciliation, de remords, de scrupules forcés et outrés, de faire grand étalage de chinoiseries. Les malheureux, atteints de ce vice congénital, ne sont contents que quand ils ont fait battre des montagnes, comme dit la locution populaire. Ils se lanceût ainsi dans des aventures susceptibles de leur attirer personnellement, far choc en retour, de ,gros ennuis. Mais ils ont confiance en leur argent pour apaiser, finalement, à prix d'or, les colères et les rancunes soulevées ou exaspérées. Un des grands procès de trahison de la dernière guerre a mis en lumière un de ces luncstes hérédos, Pierre Lenoir,

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fils du célèbre agent de publicité financière Alphonse Leiioir. le grand corrupteur de la preste contemporaine. Ce garçon que j*ai vu au Conseil de Guerre, et qui a été condamné à mort pour intelligences avec l'ennemi» m*est apparu tout de suite comme le type de l'individu hanté par plusieurs personimages iinancières-sexuelles, masculine et féminine, qui imprimaient à son visage une morne bestialité. Un médecin légiste est venu exposer, à son sujet, des considérations banales et fausses sur le degré de responsabilité morale de, ce déplorable sujet. J'ai déjà expliqué qu'au point de vue héréditaire personne n'est responsable, ou tout le monde est responsable. La trahison, comme tout aulre crime, plus qu'un autre crime, exige combinaison et discernement. L'impulsion que donne la soif de l'or (et, chose étrange, surtout aux plus que riches) est comparable à l'impulsion sexuelle et amène des ravages analogues.

Pendant le cours du procès, des lettres échangées entre Pierre Lenoir et sa mère, d'un caractère sinistre et, quant à lui, quasi criminel, avaient été publiées par les journaux. Elles ouvraient un jour singulier sur cette psychologie des manieurs* d'argent, qui deviennent peu à peu, dans leurs combinaisons avides, les plus redoutables des anarchistes.

Tout Paris a connu la rapide ascension sociale (trop rapide, d'après ce chel d'oeuvre, l'Etape de Paul Bourget) des entrepreneurs... mettons La-

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maison, qui uvaiant fini par fonder et lancer un journal quotidien de grande information. Le père Lamaison, grossier comme pain d'orge, n'avait aucune instruction, ni éducation. De ses deux fils, Tainé était un vague noceur avide; le cadet, qui mourut dans un accident, une manière de lad d'écurie, ne parlant qu'argot et ne s'intéressant qu'aux chevaux et aux filles. Pendant vingt ans, journalistes, hommes de lettres, académiciens entourèrent de flatteries (fette invraisemblable famille, demeurée cependant aussi ignorante qu'une tribu cafre des choses de la littérature et de l'art. La guerre fit que, sur ce fumier, les compromissions d'argent et la trahison se mirent à champignonner de telle sorte que la justice dut s'en mêler. Alors on vit le fils Lamaison, perdu de peur et tiraillé, cherchant à se débarrasser d'une feuille qui devenait pour lui un danger, n'y parvenant pas et s'empétrant dans des combinaisans poli ticp -financières et dans des conseils d'hommes d'affaires véreux, qui faillirent le mener en Conseil de Guerre. Les ennuis par excès d'argent, sont ainsi comparables et analogues aux ennuis par défaut d'argent.

Le proverbe « à père avare, fils prodigue », n'est pas toujours exact. J'ai connu un fils d'avare, chez qui l'avarice tournait à la manie, et qui, comme son père, cachait l'or dans des pots et passait ses journées à compter cet or. C'était cependant un homme de graude valeur et qui a exercé une

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influeDce légitime sur ses contemporains. Mais son vice congénital le tenait, et dru, allant jusqu'à brider ses facultés créatrices.

La perversion, par dérèglement des personimages, revêt parfois une forme sentimentale, mêlée d'attendrissement facile et de cruauté. Celle-ci rejoint la perversion sexuelle appelée masochisme, du nom du sinistre juif allemand Sacher Masoch, qui la décrivit et la pratiqua. Nous entrons ici dans le domaine réservé des combinaisons pathético ou érotico-mentales, dont les personimages deviennent aisément les protagonistes, et qui font, de certains aliénés moraux, des dramaturges ignorés du public ; les pièces qu'ils inventent et qu'ils forgent avec les débris de leurs figures héréditaires, n'en peuvent pas moins troubler la paix sociale et amener d'étranges convulsions. Les véritables révolutionnaires anarchistes rentrent dans cette catégorie, soit qu'ils demeurent aux confins de l'absurde doctrine et de l'action, soit qu'ils passent carrément à Faction criminelle.

Le type classique en est Marat, inventeur, théoricien et bourreau, au masque caractéristique, à la prose sèchement enflammée et dont l'influence (devenue incompréhensible) tenait au tourbillon sentimental sexuel qui se dégageait de ses hérédofigures. Les sensibles-cruels, les attendris persécuteurs attirent dans leur atmosphère trouble tous les mal équilibrés et tous ceux, parmi les simples et 1«9 inculte», que va défend pas une certaine

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ironie grossière, mais utile. Il y a encore, et en grand nombre, dans les couches populaires, où les personimages sont forcément instables et assez confuses (par manque de nourriture intellectuelle), des disciples de Marat en puissance; et ceci nous conduit à Taltération logique des personimages et à la si intéressante et grave question de la persistance et de la virulence des idées fausses.

Une des plus frappantes parmi ces idées, est le préjugé d'égalité. Nous ne le trouvons nulle part dans la nature, où tout est proportion, dépendance et hiérarchie. 11 est d'invention humaine et se retourne cependant contre l'humanité, qu'il abrutit en temps de paix et qu'il dévaste en temps de guerre. C'est, au résumé, un principe de mort, puisqu'il n'est réalisé que dans le tombeau, réceptacle de la parfaite égalité devant le ver. D'origine mathématique et même numérique, il satisfait l'envie populaire et est ainsi d'autant plus difficile à extirper. L'erreur de logique, infiniment répandue, de laquelle il découle, est une erreur héréditairement transmise, qui fait partie d'une foule de personimages, conçues comme équivalentes ou égales. En effet, il n'existe pas de perspective de dimension pour les figures intérieures et elles apparaissçnt donc, ce qui est faux, comme de même taille, de même poids, de même importance, dans le moment où elles nous dominent et nous imprègnent.

Conclusion : le soi est hiérarchique et constructeur, alors que le moi est égalitaire et niveleur. Ces

deux pôles individuels ss retrouvent farcément daus la société.

La table des erreurs ou « idoles »» comme il dit, qu'a dressée Bacon» est un recensement assee complet des altérations logiques des personimages, de leurs obnubilations. Il n'a manqué à l'auteur du .\ovum Organum que de remonter à la source intrapsychique de ces erreurs. Une intelligence, même vaste et ordonnée, ne saurait être partout à la fois.

Les altérations, logiques ou émotives, des personimages sont contagieuses, de figure à figure» à l'intérieur d'un même individu et d'individu à individu. C'est par l'intermédiaire de ces réapparitions en nous de nos ancêtres que nous nous influençons les uns les autres, alors que, par définition, les soi sont entre -eux ininfluençables.

Le premier cas se présente quand un certain penchant, qui ne se produisait et ne s'affirmait en nous qu'à certains intervalles (pendant la domination de telle personimage) tend à s'installer chroniquement, créant ce qu'on appelle une hantise. Il y a alors interposition Constante, entre nous et le réel, d'une pensée ou d'une représentation ^ fixe en ses contours, et à laquelle nous ramenons toutes nos cogitations. L'esprit, opprimé par cette persistance, en conçoit de la fatigue, puis de l'abattement. C'est pourquoi il est si important de se distraire d'un travail par un autre, et non par le repos absolu.

Le second cas, d'altération par influence d'in-

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dividu à individu» crée eus cpidémios du senlimciit public, ou d'iiypothèses pseudo-scientifiques, que nous voyons, à certaines époques, bouleverser les moeurs et les lois. Une même inclinaison, ou dispodition héréditaire, se produit soudain dans les imaginations, et les cristallise sur des plans identiques ou analogues» ainsi que fait un fil d'orientation plongé dans une solution sursaturée. Comment expliquer, autrement que par une contagion des personimages, là vogue, pendant une trentaine d'années, de la fausse doctrine de l'évolution et de ses succédanés? Ce n'était pas la maigre moisson de faits rigoureusement observés par Darwin et ses élèves qui pouvait motiver un tel emballement. Encore moins la faible qualité esthétique d'une doctrine adaptée à la conception la plus rudîmentaire du perfectionnement; Non, il y a eu là, selon moi, une reviviscence et contagioii héréditaire des images men taies d'où était sortie, cent ans auparavant, l'Encyclopédie, avec son besoin de légiférer l'univers animé. Sous les courants intellectuels et littéraires, dont le gonflement cause des tempêtes et. des naufrages, côuretit ainsi de grandes réapparitions collectives de figures ancestrales, plus ou moins altérées. Elles entraînent une ou deux générations dans leurs tourbillons, jusqu'à ce que quelques eiptits pénétrants et vigoureux, quelques soi énergiques, réagissent, par une doctrine plus saine, une cottception plus réaliste, et viennent exorciser ces fantômes tenaces.

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J'ai cru, dans ma jeunesse, comme beaucoup rl'autres. h l'évolutionnisme. J'ai vu en lui, quand j'f'tais étudiant, une des clés de ia science. J'ai pu constater ensuite sa puissance d'illusion et comment il interprétait tout, sans rien expliquer ni df'finir. C'est qu'à cette époque-là, j'étais moi-même sous l'influence intellectuelle de tel ancêtre lourangeati ou breton, que je connais bien, et qui ne m'a plus Iniss/; aujourd'hui qu'une singulière aptitude mentale à la compréhension des paysages fréquen- It's par lui.

En eiTet, je suis actuellement convaincu que les personi mages nous transmettent non seulement des penchants, des aptitudes, des tournures d'esprit, des faiblesses, des tics, des altérations organiques, des mouvements, des traits de visage ou de nature etc., mais encore une partie de l'ambiance dans» laquelle leurs « réels » avaient vécu. Chacun connaît l'impression de déjà vu que nous procurent certains paysages et certaines circonstances, impression (jne no suffit pas à expliquer le terme barbare do paramnésie. Cette reconnaissance mentale est caractérisée à la fois par la soudaineté et par un élat de certitude intérieure, accompagné tantôt de contentement euphorique, tantôt de vertige. J'y vois la rencontre d'un site, jadis effectivement hanté et perçu par un ascendant, dont la personimage nous occupe encore, et demeuré adhérent à celle-ci. Les vestiges matériels et pittoresques, transmis héréditairement, sont plus nombreux qu'on ne l'ima-

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ginef nous constituant ainsi une sorte. de mémoire ancestrale ou seconde, qui peut atteindre, dans les cas exceptionnels, cent cinquante, deux cents ans et davantage. Toute altération qualitative d'une figure intérieure altère, bien entendu, ces vestiges et fait d'eux des écharpes, flottantes, au gré de notre rêve éveillé.

On sait que certains penseurs éprouvent le besoin de situer leur pensée. Elle ne leur paraît prendre de consistance et ramifier, en se diversifiant et en se compliquant, que si elle est mentalement placée dans tel endroit, dans tel éclairage, à la façon d'une statue ou d'une fontaine dans un jardin. Ces élections singulières sont très sensibles chez la plupart des poètes lyriques. Ils ne sont jamais plus pénétrants, ni plus enchanteurs, ils ne donnent jamais mieux Tillusion divine que lors de ces transes visuelles et auditives, qui transportent La Fontaine dans une cour de ferme en plein midi, ou à l'orée d'un bois, Hugo sur l'étendue marine, une plaine ou un coteau, au soir tombant, et Verlaine dans un jardin à la française, « où vont chantant masques et bergamasques. w Si l'on admet que le don lyrique est le renforcement continuel des images, directement perçues ou personnelles, par les images héréditaires, on voit les conséquences qui en résultent, quant à la genèse renforcée de ces sites de prédilection. C'est ainsi que, dans la Mireille de Mistral, où se mêlent si harmonieusement le lyrique et l'épique, comme le lierre serpente autour d'un torse

de marbre, l'intensité des horizons et des aspects rustiques semble formée de plusieurs plans, dont chacun ressortirait d'une génération. Cette ferme, ce champ sont vus et décrits ainsi que par Un fils qui utiliserait, outre ses sens, ceux de son père, dé son grand-père, de son ateul, ceux de la lignée maternelle, sur deux siècles d'impressionnabilité oculaire à travers une famille de paysans. Gela est inclus dans la fameuse dédicace à Lamartine, où il est dit, en parlant du poète sacré :

C'est un raisin de Grau qu'avec toute sa rame Te tend un pa}'san...

Toute sa rame dans le temps, et non pas seulement dans l'espace.

On a dit de VIliade d'Homère qu'elle était le produit de plusieurs poètes. Il se peut aussi qu'elle soit le produit d'un même poète, hanté par plusieurs générations d'imagés poétiques, l'œuvre en commun d'un pedigree lyrico-épîque. L'image en écho ascendant à travers la parenté, voilà une explication du sentiment de peuple en rumeur, qu'éveille en nous un vers de VIliade, de V Enéide ou de la Divine Comédie, Tout de suite, et concurremment, la question se pose : le rythme poétique n'est-il pas le dépôt, chez le poète, que gouverne un soi puissant et harmonieux, de tous les rythmes respiratoires, cardiaques et sanguins de ses principales personimages, une cadence morale issue de nombreuses cadences organiques, transmises héréditai-

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rement P Comme le coquillage concentre et garde le bruit de la mer, Têtre humain concentre, accumule, puis élimine et dépense Içs cadences physiologiques de ses pères, leur donnant issue sur le plan amoureux, ou de la création poétique et musicale. Le lyrisme serait ainsi une somme d'images, transmises sur un rythme verbal, hérité lui-même des rythmes sanguins et nerveux.. D'où la magie inhérente à la profonde poésie, qui s'en va, par le monde et les âges, réveiller des vivants à la ressemblance de ces morts dont elle est le legs.

Ce point de vue de la mémoire au delà de l'être, de la mémoire imaginative héréditaire, et de son dérèglement par la vie quotidienne, l'ambiance et le désif, me paraît mériter une étude à part. 11 en est peu d'aujsf subtils, d'aussi mystérieux, d'aussi recouverts par le Irantran moral et mental, d'aussi chargés en cotiséquetices.

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