‹ Le monde des petits êtres [microforme]Chapitre 2 sur 12 · RUE NOTRE-DAME EST · texte numérisé non relu

RUE NOTRE-DAME EST

à tie RTE Me PANDA EN NE. dise PP CE AL ps

DST DEEE re nement mime SAT EEE

Erupes sur LES INSECTES pu CANADA

ms

Introduction.

Sur

Litades HR EUTRE

petit monde que nous cotoyons constamment, et dont l'étrangeté des formes, la variété des moeurs, l'éclat des couleurs attirent si souvent l'attention. Ces quelques études s’adressent aussi à tous ceux qui s'intéressent à la culture,

des villes, jusqu’à la qui surveille l’éclosion des boutons de son ro-

Le charme de la lectu qu’elle réserve. Or, n’està ces insectes que nous » Qui nous attirent ou qui nous

’ils nous Paraissent beaux ou iaids, bons ou méchants, Puisque, tous, ils sont

passés sous le scalpel de l’anatomiste ou sous le microscope du physiologiste, nous étudierons leur structure merveilleuse, leurs moeurs étranges, leurs transformations variées. Nous apprendrons ainsi à les connaître, et nous constaterons que beaucoup d’entre eux sont comme les hommes : qu’il ne faut pas les juger d’après leur éclat ou leur beauté; que les plus modestes, hélas ! parfois les plus repoussants, sont très souvené les meilleurs, ceux qui, le plus, ont droit à notre preuection.

Et c’est notre devoir de les connaître. La terre est le domaine de l’homme,

L’homme a pris bien des siècles avant de conquérir son domaine. Ce n’est que depuis peu qu’il peut dire en toute vérité: Je suis le roi, je suis le maître! Jadis, comme aujourd’hui, il bravait bien avec la même audace les éléments, mais il ne les avait pas domptés ; il scrutait bien la matière, mais il ne l’avait pas comprise; il étudiait la vie, mais la vie restait un mystère pour lui. Quels progrès depuis un siècle! L’hommea réellement pris possession de son domaine; il a parcouru la terre en tous sens; partout, il a sillonné les mers etson géniea dompté leur fureur; il a forcé les vents impétueux à le servir ; il a utilisé les forces les plus cachées de la nature; sa voix a commandé aux animaux et il en a fait ses esclaves; il a gravi les plus hauts sommets, mesuré la profondeur des gouffres, déterminé la place qu’occupe ce vaste domaine, atôme imperceptible gravitant dans un cercle minime de l’espace sans limites.

Il a fait plus encore: il a voulu que rien dans son domaine ne lui fût inconnu. Il a tout étudié: les métaux sont venus le servir et les plantes lui ont dévoilé leur utilité; il a passé tout en revue: ces infiniment petits eux-mêmes qui peuplent chaque brin d’herbe, il les a observés dans leurs transformations, dans leurs moeurs, dans leur utilité, dans leur mode d'existence; à chacun d’eux, il a donné un nom qui est propre à chacun, et

qui distingue chacun des milliers d’êtres vivants qui l’entourent.

C'est cette science des insectes, c’est cette étude du monde des infiniments petits, que l’on désigne sous le nom d’Entomologie.

Cette science n’est pas une &'# moins attrayantes: elle parle au coeur comme à. l'intelligence et elle les élève tous deux vers le Créateur de toutes choses, qui a manifesté sa puissance plus, peut-être, dans ce brin d’herbe qui vacille au moindre souffle, dans ces insectes brillants et multicolores qui étinsellent «un moindre rayon de soleil, que dans ces mondes gigantesques et innombrables qui, perdus dans l’ , Scintillent, la nuit, audessus de nos têtes.

Cette science a aussi son utilité. La terre est le théâtre d’une lutte continue, celle pour la conservation de l'existence. Les ressources immenses que le sol fournit à ses habitants ne suffi. sent pas cependant à satisfaire les besoins et. les appétits de tous.

Or, au moyen de cette étude de l’entomologie, après avoir étudié longuement l’innombrable variété des iusectes qui peupFnt son domaine, l’homme apprendra à distinguer les espèces nuisibles de celles qui ne le sont pas, ou qui, même, l’aident dans la lutte pour l'existence. Car c’est une grave erreur de cn.‘re que tous ces petits êtres doivent être impitoyablement exterminés. Non; si beaucoup sont malfaisants, il y en a aussi beaucoup, heureusement, qui méritent nos égards et que nous devons aimer et protéger. Ce serait ma] d'ignorer leurs bienfaits et d'exercer contre eux cet instinct déplorable, acquis dans la lutte de l’existence—instinet qui se manifeste chez tous les êtres. de l’insecte jusqu’à l’homme—<celui de regarder comme ennemi et de tuer tout animal qui ne s met pas directement sous notre domination.

La connaissance des insectes est d’une grande utilité au cultivateur; n'est-ce pas lui qui est le plus en contact avec eux? n'est-ce pas lui qui a le plus à souffrir de leurs dégats? On ne se doute certainement pas des ravages que causent, aux champs et aux forêts, ces légions d'insectes dont on fait si peu de cas. D'ailleurs, j'en donnerai de curieux exemples dans le cours de res études,

>" puis, ce monde des petits êtres, cette imr :ense partie de la vie animale n'est-elle pas une manifestation étrange de la puissance et de la grandeur de Celui par qui tout existe, de Celui qui gouverne la matière dans sa marche lente mais progressive à travers le ter1ps et l’espace? A ceux-là qui mépriseraient d'occuper leurs loisirs de ce sujet comme indigne de leur attention, je demanderai qu’ils s’arrêtent cinq minutes seulement à considérer le travail d’une fourmi, l’organisme d'une mouche, ou les métamorphoses d'un papillon; je suis convaincu qu'ils ne pourront ensuite s'empêcher de s’écrier avec le Psalmiste: “Mon Dieu, que tes oeuvres sont admirables !”

Premières Etudes.

L'histoire naturelle et ses divisions.

Il nous suffit de jeter un simple regard autour de nous, pour constater que la vie se manifeste dans la nature, sous mille aspects divers. C’est d’abord la plante, qui croît en silence dans le calme des champs, sous le regard bienfaisant du soleil, et qui vient ainsi à intervalles fixes, selon les saisons, tapisser de sa verdure reposante le sol inépuisable d’où elle tire sa nourriture; c’est l’arbre géant qui se peuple de nids, qui élève orgueilleusement vers la nue ses rameaux pleins d’ombrages, et dont la force défie le choc violent des tempêtes; c’est le ruminant qui broute paisiblement l’herbe des prés, toujours prêt à aider l’homme dans son labeur, et même à se sacrifier pour lui; c’est l'oiseau qui, constamment, fait monter son concert harmonieux vers l’Eternel, comme un hymne à sa louange et à sa gloire; c’est le poisson qui pcuple les eaux limpides; c’est le reptile qui siffle; c’est l’insecte qui bourdonne; c’est le ver qui rampe ; c'est l’homme qui travaille, prie, aime et espère: la vie peut-elle se manifester d’une façon plus variée?

On conçoit aisément qu’en présence d’une telle variété d'êtres, lPhomme, de tout temps, les ait groupés selon leur conformation extérieure et leur mode d’existence, comme aussi selon leurs rapports entre eux.

Tout d’abord, on a divisé en trois règnes toutes les choses et tous les êtres qui nous entourent : 10, le règne minéral; ce sont les choses qui, n’ayant pas la vie en elles, ne peuvent, par cr séquent, se mouvoir ni se reproduire dans leurs espèces, telles que l’eau, l'air, les pierres, les métaux ; 20. le règne végétal;

celui-ci comprend, comme le mot l’indique, tout ce qui croît par végétation, mais est incapable de mouvements soumis à une volonté libre et intérieure; ces êtres se reproduisent chacun dans son espèce: c'est le monde des plantes ; 30. enfin, le règne animal, composé de tous les êtres qui ont un riouvement libre soumis aux instincts ou à la volonté, qui se nourrissent, se déplacent, sentent, souffrent : les animaux, par conséquent.

Une autre division, moins usitée, logique en apparence, mais plus simple surtout, est celle qui est basée sur la présence ou l’absence, dans les corps, d’une organisation réelle, d’un organisme quelconque; elle n’admet que deux règnes: le règne inorganique, comprenant les minéraux, et le règne organique, formé des végétaux et des animaux. Cette division, plus récente, a été sans doute imaginée pour trancher la difficulté qui existe dans la classification de certains êtres, tenant aussi étroitement de la plante que de l’animal, et, de ce fait, rangés par quelqr” naturalistes dans le règne végétal et par d’autres, dans le re ae animal. Mais il faut avouer que cela n'avance guère les choses.

Enfin, d’autres auteurs, conciliants, ceux-là, ont adopté ces deux méthodes de classification et enseignent que tous les Corps, quels qu’ils soient, se divisent en deux grandes sections: la section organique laquelle se compose de tous les êtres inanimés formant partie du règne minéral, et la section organique, divisée en deux grandes sous-sections : le règne végétal et le règne animal.

C’est cette dernière classification qui semble prévaloir de nos jours ; elle est adoptée par la plupart des auteurs. Haeckel(i),

(1) Haeckel (Ernest Heinrich), naturaliste allemand,—l'un des plus célèbres parmi les contemporains—est n6 à Postdam, le 16 février 1834. I]. étudia d'abord à Berlin, y exerça ensuite quelque temps la médecine, puis, finalement, se consacra de préférence à l'histoire naturelle. Dans de nombreux voyages, Haeckel a visité les côtes maritimes de presque toute l'Europe, où, partout, il a recueilli de nombreux et importants documents pour ses remarquables travaux. L'an des premiers en Allemagne, il a accepté la théorie

LE MONDE DES PETITS ETRES î 7

cependant, aurait voulu, à ces trois règnes, entre le règne végétal et le règne animal, ajouter celui des Protistes, dénomination comprenant les êtres dont les organes sont composés d’é- Kéments anatomiques divers, ayant tous pour base fondamentale le protoplasma vivant. Et cela, toujours, pour éviter cette difficulté qui existe à l'égard de la classification de ces animaux-plantes, dont j'ai parlé plus haut. Haeckel a sans doute oublié trop aisément qu’au commencement du siècle, Bory de Saint-Vincent avait proposé de réunir en un règne des Psychodiaires tous ces êtres placés par lui dans le règne des Protistes (1). Après tout, pourquoi se torturer dé la sorte? Psychodiaires ou Protistes ont autant de rapports avec les plantes d’une part et les animaux d’autre part, que les animaux et les plantes en ont entre eux. Ce n'est pas le mot qui résout la difficulté, ce n’est pas l'appellation qui comble l’abîme creusée devant le savoir humain et que seules, peut-être, finiront par faire disparaître les patientes recherches des savants, Car, nettement dif. férenciés quand on envisage les êtres élevés en organisation, les trois groupes finissent par se confondre intimement quand on considère ceux dont l’organisation est le plus rudimentaire ; et l’on ne saurait les distinguer ni par la composition chimique,

(1) Dars ce règne des Protistes, Haeckel fait entrer tous les êtres infé rieurs en organisation, les Monères, les Amibes, les Flagellates, les Cataïllactes, les Labyrinthules, les Diatomées, îes Myxzomuycètes et les Rhizonodes, c’est-à-dire tous ces êtres que l’on considère aujourd’hui, les uns comme des animaux, les autres, comme des végétaux. On leur donne plus généralement le nom de microbes.

Certes, je n’affirme Pas; mais qui pourra nier? Dans le champ de l’inconnu, la seule ressource de l’intelligence, c’est l’hypothèse, Or, cette hypothèse étant admise, par suite de variation dans le milieu ambiant, ces êtres intermédiaires se sont modifiés peu à peu et se sont progressivement différenciés en deux directions distinctes : l’un de ces groupes est devenu la souche du règne animal, l’autre, la souche du règne végétal. Cette manière de voir, toute Personnelle, qui s'appuie uniquement sur l'observation des êtres inférieurs, rend un compte exact des rapports réciproques des animaux et des plantes : elle

N’en est-il pas ainsi, d’ailleurs, dans la grande famille humaine? Au début de la création de l’homme, les enfants devaient se ressembler d'autant plus, qu’ils étaient frères ; à mesure que les degrés de parentés sont devenus plus lointains, les différences secondaires se sont accrues, les caractères acquis se sont accentués davantage, Puis, les variations de climats aidant, chacun adoptant un mode de vie spécial, les tribus se sont formées, les races se sont dessinées, À tel point que, de nos jours, il semble difficile d'attribuer un ancêtre commun aux européens, aux américains, aux africains ou aux asiatiques. Ce sont donc les types les plus éloignés d: la souche originelle qui nous pré-

(1) Raphaël Blanchard, voir La grande encyclopédie, au mot Animal,

Mais j’en reviens aux règnes de la nature.

Chaque règne est susce

de formes, de

Tel animal a une charpente

; tel animal ne vit que dans

u, et tel autre, participant à

Premiers, peut vivre dans l'air comme dans

l’eau; celui-ci ne se nourrit que de végétaux, à celui-là ne con-

vient que la chair, tandis que ce troisième s’accommode et de

chair et de végétaux ; l’un marche, l’autre rampe; l’un s'enfonce dans le sol, l’autre s'élève dans les airs.

Il a donc fallu imaginer un moyen pour arriver à se recon-

naître dans un tel labyrinthe; ce moyen, c'est la classification.

De tout temps, ai-je dit, l’homme a cherché une classification

des êtres qui l'entourent; mais on conçoit que cette classifi.

cation, vacillante et indécise à l’enfance des peuples, se soit affermie avec l'avancement des sciences,

C’est à Aristote (1), ce père des esprits méthodiques, qu’il

faut redescendre Pour trouver le premier essai de classification

() Philosophe grec né à Stagire, près da mont Athos, en 385 avant J.-C. mort à Chaïlcis en 322. I étudia à Athènes, où il fut d'abord le disciple de Platon et bientôt son rival. En 343, il devint le précepteur d'Alexandre et remplit ces fonctions pendant sept ans. Riche par lui-même et jouissant de la faveur royale, il fut en mesure de se procurer toutes les ressources scientifiques que comportait la société d'alors. Son oeuvre embrasse tout, théorie et pratique, métaphysique et science, érudition e+ spéculation. “Chez lai, Comme l'a &i bien dit l'un de ses meilleurs biographes l'étude n’a pas Pour base une curiosité futile, mais plutôt l'ambition de pénétrer jusqu’à l'essence et à la cause des choses.”—I] inventa en partie la logique: le premier il apprit à l’homme à l’aide de quels procédés on raisonne, De la même manière il traça les règles de la tragédie, de la dialectique, de la morale, de la politique, et dévoila les , “rets de la vie. Dans l’étude de la vie, sa clairvoyance a distingué les caractères et les différences réelles qui séparent les espèces. Il fut un génie unique par l'étendue comme par 14 variété de ses applications, et certainement mérite.t-11 l'appellation d’instituteur du genre humain que lui donne Hegel.

pen career ras

RE LR cn US ED ES

qui ait une certaine valeur. Il imagina de diviser les animaux en deux groupes, suivant qu’ils sont ou non pourvus de sang, faisant entrer dans le premier groupe, les quadrupèdes, les oiseaux et les poissons, dans le second groupe, les mollusques, les crustacés et les insectes. Reprenant ensuite chaque division, il la subdivisait selon les caractères propres aux espèces qui la composaient. Nous verrons plus loin, avec l’histoire de l’entomologie, les subdivisions apportées par lui à la division des insectes.

Pline l’Ancien (1) qui a fait une espèce d’histoire générale de toute la nature, divisait les animaux selon le milieu où ils passent leur vie; il arrivait donc avec ces trois groupes: les animaux terrestres (terrestria), les animaux aquatiques (aquatilia), et les animaux aériens (volatilia).

Mais il faut avouer que les naturalistes sont rares dans ces deux périodes de l'antiquité et du moyen-âge : il semble qu’on y trouvait indigne de s'occuper de ces êtres, dépourvus de raison, que l’on appelle orgueilleusement nos serviteurs, de cos êtres qui, trop souvent, sont nos maîtres par la force, ou nos rivaux par le nombre, et chez qui nous pourrions trouver tant d’exemple de bravoure ou de docilité, de travail ou d’économie, d’ordre ou de patience. Les grands problèmes métaphysiques remplissaient seuls, alors, l'intelligence des philosophes, et l’on y faisait des livres, des livres et des livres, sur des thèses qui nous paraîtraient, aujourd’hui, futiles, sinon ridicules. L’humanité, au moyen-âge surtout, souffrit de cette maladie, et la convalescence fut bien longue: je n’oserais prétendre que la guérison soit complète.

(1) Pline l'Ancien, surnommé Le Naturaliste, naquit l'an 28 après J.-C. et mourut en 79, en voulant observer de trop près, dit-on, l’éruption du Vésuve, qui engloutit Pompéi et Herculanum. Son Histoire de la Nature, en 37 1ivres, qui, seule, de ses nombreux écrits, nous est parvenue, est appelée avec raison l'Encyclopédie des anciens. II fut peut-être l’homme le plus savant et le plus laborieux de son temps.

Après Pline, i] faut remonter jusqu’à Linné (1) pour trouver une autre classification qui soit supéricure dans sa théorie comme dans ses applications. L'illustre naturaliste suédois, après avoir indiqué, l’un des premiers, la notion d’espèce, établit ces six classes dans lesquelles il rangea tous les animaux : lo. les mammifères (Mammalia), 20. les oiseaux (Aves), 30. les poissons, (Pisces), 40. les amphibies (Amphibia), 50. les insectes (Znsecta), 60. les vers (Vermes).

Peu après, l’immortel Georges Cuvier (2) prouva que ce système ne repose sur aucune base solide, mais qu’il n’est établi que sur la conformation extérieure des êtres animés. Et unissant la zoologie à l’anatomie comparée, il créa une classification nouvelle qui, quoiqu’un peu modifiée, subsiste encore de

“ L'organisme, dit-il, forme un tout Complet dans lequel les diverses parties ne Peuvent varier sans que toutes les autres ne subissent d2s modificatione correspondantes.

(1) Linné (Charles de) célèbre naturaliste suédois, né à Rashult en 1707, mort à Upsal en 1778. Dès l’âge de 24 ans, il Conçut le plan de sa célèbre classification des végétaux, et d'exnosa en 1731 dans l’Horbis Unlandicus. Comme presque lus les hommes d’un grand mérite, il fut en butte à de basses jalousies. Il déploya une activité immense, et ne laissa inexplorée aucune province des trois règnes de la nature.

(2) Cuvier (Georges-Léopold-Chrétien-Frédéric-Dagobert, baron) l’un des plus grands naturalistes français, né à Montbéliard, en 1769, mort à Paris en 1832. D'une activité extraordinaire, il cumuia un grand nombre d'emplois et toujours il put suffire à des tâches si variées. Le génie de Cuvier et ses magnifiques ouvrages exercèrent la plus heureuse influnce sur la transformation de l'histoire naturelle, notamment de l’anatomie comparée. Il sut apprécier l'immense portée de cette loi importante de la corrélation entre les parties, et l'établir magistralement dans ses recherches sur la reconstruction et l'explication des restes d'animaux fossiles, dont il a eu la gloire de reconstituer le type complet d'après quelques débris isolés. Ses travaux sur l'anatomie comparée constituent certainement son plus beau titre de gloire.

AE nan er que

Page 1