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tirent des fonctions animales, c’est-à-dire des sensations et du mouvement, car non-seulement il font de l’être un animal, mais ils établissent, en quelque sorte, le degré de son animalité.
centre pour les fonctions végétatives, comme le cerveau et le tronc du système nerveux pour les fonctions animales. Or,
dullaires ; une moëlle épinière sur laquelle des noeuds ou ganglions représentent autant de cerveaux, correspond :. un Corps divisé en anneaux nombreux et porté sur des paires de membres, réparties sur la longueur. Cette Correspondance des formes générales qui résultent de l’arrangement des organes moteurs de la distribution des masses nerveuses et de l'énergie du système circulatoire, doit donc servir de base aux premières coupures à faire dans le règne animal.
“Si l’on considère le règne animal d’après les principes que nous venons de poser, on se débarrasserait des préjugés établis sur les divisions anciennement admises; en n’ayant égard qu’à l’organisation et à la nature des animaux, ot non pas à leur grandeur, à leur ntilité, au plus ou moins de Connaissance que nous en avons, ni à toutes les autres circonstances accessoires on trouvera qu’il existe quatre formes, quatre plans généraux, si l’on peut s'exprimer ainsi, d’après lesquels tous les animaux semblent avoir été modelés, et dont les divisions ultérieures, de quelque titre que les naturalistes les aient décorées, ne sont
que des modifications assez légères, fondées sur le développement ou l'addition de quelques parties qui ne changent rien à l’essence du plan.
“Dans la première de ces formes, qui est celle de l’homme et des animaux qui lui ressemblent le plus, le cerveau et le tronc principal du système nerveux sont renfermés dans une enveloppe osseuse qui se compose du crâne et des vertèbres : aux côtés de cette colonne mitoyenne s’attachent les côtes et les os des membres qui forment la charpente du corps; les muscles recouvrent en général les os qu’ils font agir, et les viscères sont renfermés dans la tête et le tronc.
“ Nous appelerons les animaux de cette forme les ANIMAUX VERTEBRES (animalia vertebrata).
“Ils ont tous le sang rouge, un coeur musculaire ; une bouche À deux mâchoires placées l’une au-dessus de l’autre, des organes distincts pour la vue, l’ouïe, l’odorat et le goût, placés dans les cavités de la face; jamais plus de quatre membres ; des sexes toujours séparés, et une distribution très semblable des masses médullaires et des principales branches du système nerveux.
grande série d'animaux, on y trouve toujours quelque analogie, même dans les espèces les plus éloignées l’une de l’autre, et l’on peut suivre les dégradations d’un même plan depuis l’homme jusqu’au dernier des poissons.
“Dans la deuxième catégorie, il n’y a point de squelette; les muscles sont attachés seulement à la peau qui forme une enveloppe molle, contractile en divers sens, dans laquelle s’engendrent en beaucoup d’espèces des plaqu:s pierreuses appelées coquilles, dont la position et la production sont analogues à celles des Corps muqueux ; des quatre sens propres on ne distingue plus que celui du goût et celui de la vue: encore ces derniers manquent-ils souvent. Du reste, il y a toujours un système complet de circulation, et des organes particuliers pour la respiration. Ceux de la digestion et des sécrétions sont à peu près aussi compliqués que les animaux vertébrés.
“Nous appellerons ces animaux de la seconde forme, ANI- MAUX MOLLUSQUES (animalia mollusca). Quoique le plan général de leur organisation ne soit pas aussi uniforme, quant à
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la configuration extérieure des parties, que celui des animaux vertébrés, il y a toujours entre ces Parties une ressemblance au moins du même degré dans la structure et dans les fonc.
“ La troisième forme est celle que l’on observe dans les insectes, les vers, etc. Leur système nerveux consiste en deux longs cordons régnant le long du ventre, renflés d’espace en espace en noeuds ou ganglions... L’enveloppe de leur tronc est divisée Par des plis transversés en un certain nombre d’anneaux dont les téguments sont tantôt durs, tantôt mous, mais où les muscles sont toujours attachés à l’intérieur, Le tronc porte souvent à ses côtés des membres articulés, mais souvent aussi il en est dépourvu.
“ Nous donnerons à ces animaux le nom d’ANIMAUX ARTICU-
Dans ceux-ci, ils le sont comme des rayons autour d’un centre, et cela est vrai même lorsqu'il n’y en a que deux séries, car alors les deux faces sont semblables, au lieu que chez les premiers, il y a une face postérieure, et une antérieure dissemblable,
“Ils approchent de l’homogénéité des Plantes; on ne leur voit ni système nerveux bien distinct, ni organes de sens particuliers: à peine aperçoit-on, dans quelques-uns, des organes de circulation sleurs organes respiratoires sont presque toujours à la surfa + de leur corps.”
Voici done, eu résumé, la classification de Cuvier: