‹ Le monde-diable. Traduit de l'espagnolChapitre 15 sur 29 · LA 3AL.\DA · texte numérisé non relu

LA 3AL.\DA

>^Comme ses cheveux noirs tombent en ondes soyeuses sur ses épaules ! Je voudrais avoir un million d'âmes pour t'adorer et en suspendre une à chacun de tes cheveux. Tu ne sais pas combien je t'aime, mon Adam ! Je voudrais être papillon pour brûler mes ailes à la flamme de tes yeux. Viens sur mon sein, Adam,... comme cela. Es-tu bien? Comme ton cœur bat! C'est à moi seul qu'il appartient, n'est-ce pas? Ah! encore un baiser! Mais qu'as-tu? Tu ne m'écoutes pas?

196 LE MONDE-DIABLR.

ADAM, se parlant à lui-même.

Pourquoi les uns naissent-ils pauvres comme moi ? Pourquoi les autres naissent-ils si riches ?

LA SALADA.

Que dis-tu?

ADAM

Toi qui as vu ces riches si bien mis qui galopant sur des chevaux fringants, harnachés avec luxe, ou étendus dans des coupés magnifiques^ paraissent dédaigner dans leur orgueil insolent d'abaisser leurs regards jusqu'à ceux qui comme moi traversent les rues à pied ; toi enfin qui hier t'efforças de m'explicfuer ce que c'est que ce monde, don\ l'aspect varié me jette à chaque instant dans des perplexités nouvelles : dismoi, ces dames si belles, si élégantes, si parées, viventelles ainsi? Parlent-elles comme nous ? que font-elles?

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