L ARMEMENT
Le fusil.
L'infanterie japonaise a employé deux fusils : le Murata et YArisaka, dit Meiji 1897.
(1) V. op. cit., t. Ier, p. 74.
h'Arisaka est une arme presque identique au Mauser espagnol de 7 millimètres. Le magasin contient cinq cartouches.
Le calibre est de 6mm,5 seulement; la longueur, de lm,27 (lm,66 avec baïonnette) ; le poids, de 3k,90 (4>,35 avec baïonnette) .
La cartouche pèse 15 grammes, dont 2 de poudre Itabaki ; 10,3 balle de plomb revêtu, longue de 3,2 centimètres ou 4 1/2 calibres. Le soldat en porte cent vingt.
La hausse est graduée de 400 à 2.000 yards.
La vitesse initiale est de 706 mètres. La trajectoire obtenue est si rasante que la zone dangereuse est de 600 mètres. A cette distance, la balle n'est qu'à lm,65 d'un sol plan.
Le seul point faible du Meiji est son calibre extrêmement réduit; on a vu au Transvaal les faibles effets vulnérants du Mauser boer de 7 millimètres, quand il n'atteignait pas des organes vitaux.
Quant au Murata, il arma la territoriale japonaise et peut-être les brigades de réserve. Il en existait deux types : un de 11 millimètres sans répétition; un de 8 millimètres à magasin dans le fût (1).
L'artillerie.
Les Japonais ont employé trois types de pièces excellentes à tir rapide, à freins hydropneumatiques, limitant le recul sur l'affût :
1) La pièce de 75 millimètres à tir rapide. Obus de 4k,54, fusée graduée jusqu'à 6.200 mètres;
2) L'obusier de 90 millimètres de montagne. Obus de 4k,54, fusée graduée jusqu'à 4.800 mètres;
3) La pièce de 120 millimètres Arisaka à tir rapide (2).
(1) V. op. cit., t. Ier, p. 86.
(2) V. op. cit., t. Ier, p. 89.