‹ Le monde extérieurChapitre 24 sur 54 · Traité de la connaissance humain/s · texte numérisé non relu

Traité de la connaissance humain/s

exlérieurs, vous ne contemplerez tout le temps que vos propres pensées...

« Vraiment, dit-il encore, je vais passer pour un écrivain prolixe 1 : pourquoi remanier sans profit mon sujet? Pourquoi m'étendre sur une pensée qu'on peut faire saisir en deux lignes, avec complète évidence, à tout homme capable de la moindre réflexion? Rentrez en vous-mêmes et voyez si vous pouvez concevoir qu'un son, une forme, un mouvement, une couleur, existent sans être perçus. Concevez une substance étendue et mobile, ou plus généralement parlant, une idée quelconque, — hors d'un esprit : si vous y réussissez, j'abandonne la cause... »

Et, un peu plus loin : « Il est des vérités si voisines de nous et si faciles à saisir qu'il suffit d'ouvrir les yeux pour les apercevoir. L'une des plus importantes, c'est que tous les astres du ciel et tous les ornements de la terre, en un mot, tous les corps dont l'assemblage forme ce magnifique théâtre de l'Univers, ne peuvent exister hors d'un esprit. »

Si l'on peut voir, dans le Matérialisme, un entraînement de l'esprit de l'homme vers la Nature, un amour immodéré de ses splendeurs, une con-

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