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UN PEUPLE EXTRAORDINAIRE

Lorsque les voyageurs nous racontent que, dans tel archipel de la Polynésie, il est de suprême bon ton de s'ouvrir une large boutonnière dans la lèvre inférieure pour y enchâsser un coquillage; que, dans tel autre, il serait souverainement indécent de se produire en public sans avoir le cartilage des narines transpercé d'une arête de poisson, ou le lobule de l'oreille dilaté jusqu'à l'épaule par un poids toujours croissant; lorsqu'ils nous disent que dans telle contrée on passerait pour insociable si l'on n'avait soin de s'enlever artistement sur le corps de fines lanières de peau et d'imprégner les incisions sanglantes de vermillon et d'indigo ; lorsqu'ils nous racontent ces mille détails étranges sur les mœurs des peuples, nous sourions presque d'incrédulité, bien que nous soyons assujettis nous-mêmes, sinon à des usages pareils, du moins à des usages analogues. Faudrait-il aller bien loin, pour trouver appendus à l'oreille des morceaux de métal et de petits cailloux? Si le poids n'est pas assez lourd pour distendre l'oreille jusqu'à l'épaule, c'est, apparemment, parce que ces petits cailloux sont

t INTRODUCTION

fort chers. D'un commun accord, n'a-t-il pas été reconnu que rien ne fait mieux sur le visage de l'homme qu'une barre transversale au-dessous du nez? Seulement, les moyens employés varient. Là-bas, on se sert d'une arête de poisson ou d'un morceau de bois effilé ; ici, on préfère ses poils agglutinés avec du cosmétique. C'est moins douloureux et, chose essentielle, l'effet produit est le même. Serait-il impossible de trouver dans nos villes des bras tatoués de figures emblématiques? Si, de la tête aux pieds, le Nouveau-Zélandais se convertit la peau en une étoffe naturelle où se marient en traits indélébiles le noir, le rouge et le bleu, reconnaissons-le, il ne manque pas de gens ici qui suivent ses traces, mais de loin, de très loin, parce qu'ils ont l'épiderme trop sensible. Ces récits de voyageurs ne dépassent donc en rien ce qu'il est permis de croire. A un demi-méridien de distance, l'homme, dépensant les mêmes trésors d'imagination, arrive, pour s'enlaidir, aux mêmes résultats.

Mais voici qu'on nous parle d'un peuple qui par ses mœurs, ses usages, ses lois, ses coutumes, ses constructions, ses industries, s'éloigne tellement des autres, qu'après les témoignages les plus graves, on se dit encore : à beau mentir qui vient de loin.

Chez ce peuple, le costume est parfois d'une sévère simplicité; on pourrait même dire qu'il se réduit à rien. La douceur du climat s'y prête apparemment. Mais parfois aussi, il est d'une somptuosité si folle que notre luxe jamais ne s'est élevé jusque-là. Nous chamarrons bien d'or et d'argent quelques costumes d'apparat, nous enchâssons bien quelques pierres fines dans des colliers, des bracelets, des diadèmes, mais voilà tout : nous sommes trop pauvres.

Au contraire, pour cet étrange peuple, Golconde et le Pérou n'auraient pas assez de leurs trésors. Où puisent-ils? Nul ne le sait encore. Les uns se taillent de larges chapes dans l'or laminé ; d'autres préfèrent un habit de bronze florentin qui serre la taille et fait valoir les formes ; d'autres font choix de dalmatiques d'argent; d'autres encore, car ici, comme partout, il ne faut pas discuter les goûts, se contentent d'une casaque en cuivre ou en acier bruni. C'est un peu lourd, un peu raide, mais quel éclat au soleil, et que ne ferait pas supporter le plaisir de briller! Nous en savons tous quelque chose. Pardonnons donc à cette extravagante nation ses costumes métalliques. Cet amour effréné des métaux n'exclut pas l'usage de vêtements plus hygiéniques. Il y en a qui se pavanent sous de majestueux manteaux de velours noir liseré de pourpre, ou qui se

drapent avec des chluin^des écarlates IVangée d'or. On en voit qui s'enveloppent de houppelandes d'hermine si moelleuse, si blanche, que la nôtre d'est que bourre grossière en comparaison. Ce sont des frileux, des convabscents peut-être, qui recherchent un peu de chaleur dans ces fourrures d'une exquise mollesse. Ceux-ci s'accommodent mieux d'un justaucorps eu maroquin ou eu cuir de Russie, qui leur laisse une pleine liberté d'allure. Ce ne sont pas des gens actifs qui s'adonnent aux falbalas, à la moire, à la gaze, aux dentelles. Ce sont des efféminés; dans le pays, en général, ils sont peu considérés. Ici on ne se contente pas de mettre au doigt un rubis, une simple émeraude; on rougirait de nos mesquins colliers de gemmes; on prendrait en pitié nos diadèmes de diamants. Pour aller en guerre, ils se croiraient déshonorés s'ils n'avaient pas au moins une cuirasse de rubis, un heaume de saphirs, des brassards et des cuissards d'émeraudes. Bien plus, au sein des occupations les plus vulgaires, cette manie des gemmes ne les quitte jamais. Le moindre charpentier dédaignerait de se mettre à l'œuvre s'il n'avait le tablier de travail incrusté d'escarboucles; le plus humble terrassier ne toucherait pas à ses outils si de larges plaques de turquoise et d'émeraude ne reluisaient sur sa poitrine. On dit même que, pour dépasser encore les autres en éclat, quelques-uns n'hésitent pas à se couronner de flammes phosphoriques au risque d'être brûlés vivants. Un diadème de phosphore en combustion doit très bien faire, eu effet, mais c'est si dangereux! Après tout, qu'ils y veillent; c'est leur affaire. Mentionnons, pour terminer ce rapide aperçu du costume, les aigrettes, huppes, pompons, panaches, dont tous invariablement se décorent la tète. Ils ont pour ce genre de parures, quelquefois fort incommodes, un amour plus prononcé que pour la richesse des étoffes. Tel d'entre eux, ouvrier vivant au jour le jour et dont tout le savoir-faire consiste à tarauder quelques pièces de charpente, ne sortirait pas de chez lui s'il n'avait pas sur le front une couple d'énormes aigrettes plus longues que lui-même. C'est donc, dans toutes les classes de ce peuple, un amour de luxe à effrayer les nations civilisées les plus riches. Et cependant tel est l'ordre, telle est l'économie, que, pour satisfaire ses penchants, personne ne va au delà des moyens légués par sa famille. Des lois somptuaires, scrupuleusement respectées, défendent à chacun de dépasser ce que lui permet son patrimoine. Aussi cette nation, tout à la fois si économe et si prodigue, n'a pas un seul exemple à citer de quelqu'un des siens ruiné

par de folles dépenses. Pourrions-nous, hélas, en dire autant de nous-mêmes?

Ici les parents sont en général assez sobros ; il faut bien, en économisant un peu sur les vivres, parer aux dépenses de la toilette; autrement où irait-on? De loin eu loin une gorgée d'ambroisie récoltée sur certaines plantes suffit à beaucoup d'entre eux. Il y en a même qui de toute leur vie ne prennent aucune nourriture. Us ne s'en portent pas plus mal, ils y sont habitués. Pour la plupart, cependant, il faut un régime substantiel, tantôt végétal, tantôt animal, suivant les tempéraments. Quelques-uns adorent les légumes; d'autres préfèrent le gibier, quelquefois un peu fait, ou même horriblement faisandé. Mais ce sont les enfants surtout qui mangent. Mon Dieu quels goinfres, quels goulus! Le jour, la nuit, à toute heure, ils mangent, ils mangent à ruiner la plus opulente maison. Ils n'ont qu'une idée, manger; qu'une occupation, manger, manger sans cesse; et cela, chose inconcevable, sans jamais périr d'indigestion. Oh! que les parents sont à plaindre au milieu de ces goulus dont le cerveau, le cœur, le tout est dans le ventre. S'ils n'avaient au moins à élever qu'un seul nourrisson, mais les malheureux en ont, disent les voyageurs, des centaines de milliers à la fois. Ce n'est plus une famille comme les nôtres, c'est une multitude de gloutons. Aussi, qu'arrivet-il? L'affection maternelle, partagée entre un si grand nombre, s'affaiblit d'autant; et la mère, dans l'impuissance de satisfaire aux besoins de tant de bouches, met impitoyablement la marmaille à la porte, sans plus s'en préoccuper. C'est cruel, mais comment faire? Rassurons-nous pourtant; la famille expulsée ne périra pas de famine, ne vivra même pas de la charité publique; car, dans ce pays merveilleux, les enfants sont d'une précocité inouïe. Ceux qu'une dure nécessité chasse du logis avant l'heure savent, quoique très jeunes, gagner honorablement leur vie. Dans quelques tribus, la reine seule est assez riche pour élever sa nombreuse famille, sans l'envoyer, encore au maillot, courir le monde à ses risques et périls. Un grand palais est bâti avec un appartement pour chacun des petits princes, et une armée de nourrices dessert la royale crèche. On parle encore de quelques nobles chasseurs qui se feraient scrupule d'abandonner leur famille, peu nombreuse il est vrai, et qui l'approvisionnent amplement de gibier.

On dit aussi, qu'à force d'épargne et d'activité, quelques mères du commuu du peuple parviennent à procurer à leurs enfants le pain de chaque jour, mais c'est là l'exception. La règle est que les enfants se suffisent à eux-mêmos et

soient chassés du logis au plus tôt. Ainsi le veulent les lois du pays. Le nombre et la voracité des nourrissons exigent ce règlement Spartiate auquel la politique n'est peut-être pas étrangère. Lycurgue ne voulait dans sa république que des gens valides, sains de corps et d'esprit. Notre peuple, paraît-il, a fait quelques emprunts au code lacédémonien; en livrant les citoyens dès le plus bas âge à une concurrence effrénée, il espère que le faible disparaîtra et laissera la place au fort.

Le cannibalisme ne doit pas nous surprendre chez un peuple dont les principes ont cette sauvage inflexibilité; chez quelques tribus guerrières, les jeunes sont allaités avec du sang tout chaud. Ils se suspendent, les horribles petits ogres, à la veine ouverte de la victime paralysée par un coup de dague empoisonnée; il leur faut de la chair fraîche, de la chair qui tressaille sous la morsure. Mais, pour le moment, fermons les yeux sur ces horreurs, et occupons-nous des armes et des instruments de travail. Si nous sommes habiles dans la fabrication de nos armes, avouons-le, bien qu'il en coûte à notre amour-propre, ce peuple-là est encore bien plus habile que nous. Nous pourrions bien, car au fond la forme n'en est pas bien différente, mettre en parallèle avec les siens nos poignards, nos stylets, nos coutelas, nos épées, nos cimeterres, mais ce que nous ne saurions imiter dans ses armes, même de loin, c'est la finesse du tranchant, l'acuité de la pointe, la flexibilité de la lame. Pour nous surpasser ainsi, il faut que ce peuple soit en possession d'un acier spécial et d'une méthode de trempe tenue secrète.

Tous ne portent pas l'épée, et c'est fort heureux, car ceux qui la portent ont la détestable habitude d'empoisonner leurs armes.

Les Caraïbes trempaient la pointe de leurs flèches dans le venin des serpents ou dans le suc redoutable de certaines lianes. Les spadassins de cette nation insociable ont toujours dans la garde de leurs poignards un réservoir de poison qui suinte à l'extrémité de l'arme et envenime mortellement la plus simple égratignure. On sait, de source certaine, qu'ils n'empruntent pas ce poison aux animaux ou aux plantes, mais qu'ils le préparent eux-mêmes par des procédés où notre science ne comprend rien. Dans l'industrie assassine, la pratique toujours devance le savoir. Bien avant que Scheele eût dévoilé la nature de l'acide prussique, Locuste préparait le fatal breuvage destiné à Britannicus. De longs siècles s'écouleront donc avant que l'Europe sache la composition du

poison élaboré par ces sauvages. Irascibles au plus haut poiût, ces bretailleurs dégainent pour le plus faible motif; venez-vous à les couaoyer par mégarde, sans attendre vos excuses, ils vous poignardent à l'instant. Aussi les voyageurs qui les visitent ont-ils soin de s'astreindre à une minutieuse prudence pour n'éveiller en rien leur ombrageuse susceptibilité. Le danger est d'autant plus imminent que ces redoutables ferrailleurs n'abandonnent jamais leur arme, ni la nuit ni le jour.

Chez les nations policées, un spadassin suspend de temps en temps son épée au clou, ne serait-ce que pour dormir; ici, jamais. Aucun d'eux ne prendrait son repas, ne s'endormirait sans avoir sur lui sa lame empoisonnée. L'épée est comme incorporée dans celui qui la porte; l'arme elle guerroyeur ne font qu'un; on dirait que les deux sont nés ensemble, comme Minerve avec sa lance. A l'arme blanche, quelques-uns préfèrent le mousqueton. On connaît chez eux une espèce de revolver se chargeant par la culasse et employé par les bandits de bas étage. On pourrait croire que le secret de la poudre leur vient du moine Roger Bacon, inventeur de cette terrible substance, ou bien des Chinois, qui revendiquent pour eux la même découverte; cependant, tout bien examiné, on est d'accord pour reconnaître que ces mousquetaires ont devancé l'Europe et l'Asie dans l'usage des matières explosives, et que leur invention se perd dans la nuit des temps. Leur emploi du revolver est fort irrégulier; celui qui vise l'ennemi ne le fait qu'à reculons; il imite le Parthe qui décochait son trait en fuyant. Outre la dague et le mousquet, ils se servent encore d'une foule d'autres armes si étranges par leur forme que la trousse d'un chirurgien, avec ses bistouris, lancettes, sondes, scalpels, scies, tenailles, pinces, trépans, etc., peut à peine en donner une idée. Faute d'expressions pour les décrire, nous les passerons sous silence.

Leurs outils de travail ne sont pas moins variés. Notre industrie, si savante sans doute, aurait le dessus en quelques points; on ne saurait trop admirer pourtant à quel ingénieux outillage est arrivé ce peuple qui doit tout à l'inspiration individuelle et rien à l'étude collective. Les navigateurs ont trouvé les peuplades de la Polynésie en possession de quelques instruments très élémentaires pour tisser les étoffes, labourer le sol, travailler le bois, comme des haches en silex, des socs façonnés avec des branches fourchues, des aiguilles en os de poissons; et voilà tout. Mais ici, quelle différence! C'est un arsenal complet où tous les métiers sont largement représtMités. N'allons pas nous

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imaginer que des rapports avoc, les nations civilis(?es aient (ionnt^ à ce peuple ses outils et ses industries; ce serait grave erreur. Immuable dans ses usages, il ne veut rien communiquer. On reproche aux Chinois des tendances pareilles. D'ailleurs qu'a-t-il besoin de nos inspirations? Il s'est incarné le génie de l'industrie; ses ouvriers ont une telle aptitude pour l'art qu'ils doivent exercer que, sans apprentissage, sans essai, sans tâtonnements ils y excellent presque dès leur naissance. On cite bien parmi nous quelques petits prodiges, qui, devançant l'âge et l'expérience, font parler d'eux à dix ou douze ans, dans les arts mécaniques par exemple; mais qui jamais eut connaissance de marmots de quelques jours tissant la soie ou sculptant les bois durs? C'est pourtant ce qui se passe très communément chez ce peuple privilégié. Il y a plus : par des procédés que nous serons toujours réduits à envier sans pouvoir les imiter, l'ouvrier ne fait qu'un avec ses outils comme nous avec nos mains. Le menuisier trouve en lui sa varlope et sa tarière; le tisseur, son dévidoir et sa navette; le maçon, sa truelle et son levier; le laboureur, sa herse et sa charrue, et de même tous les corps de métiers. Cette transformation bizarre d'une partie du corps en instrument de travail ne surprend plus lorsqu'on sait à quels changements se prête l'organisation assouplie par une longue habitude. Le peuple dont nous parlons l'a parfaitement compris. Il lui a pris fantaisie de ne pas respirer par le nez et par la bouche, de crainte de s'étouffer, comme il nous arrive parfois en n'offrant qu'une voie à la nourriture et à l'air. Le problème était difficile; n'importe, il l'a admirablement résolu. Il s'est ouvert sur les flancs quelques boutonnières pour laisser passage l'air, et depuis, la respiration s'effectue par les côtés. Ce moyen de respiration a paru si avantageux que tous se sont empressés de l'adopter. Le même peuple s'est dit qu'avoir le cœur sur le devant de la poitrine est chose périlleuse pour faire face à l'ennemi. Il l'a donc déplacé; mais au lieu de le transporter de gauche à droite, comme le faisait maladroitement certain médecin de Molière, il l'a mis en ar-ière au beau milieu du dos. C'est logique et prudent. Que dirons-nous de la vue? Nous n'avons que deux yeux, en perdre un est un affreux malheur; les perdre tous les deux, c'est ce qui peut nous arriver de plus terrible. Ah ! si nous en avions quelques-uns de rechange ? Eh bien, ce peuple fortuné s'est étudié à posséder à la fois non pas dix yeux, ni vingt, ni cent, mais des milliers; et si tous n'y sont pas parvenus, beaucoup du moins en possèdent vingt mille et au delà.

L'organisation, encore une fois, se prête à tout; il suflit de savoir la solliciter avec art. Dans le pays de ces voyants extraordinaires, celui qui n'a à son service que deux ou trois douzaines d'yeux est pour le moins qualifié de borgne. Ce n'est pas tout : ce peuple, qui de son corps fait ce qu'il veut, s'est créé des ailes avec un pli de l'épaule; des avirons, avec les jambes savamment aplaties; des aérostats intérieurs, qui gonflent et soulèvent les plus lourds, avec les cavités respiratoires élargies; des cloches à plongeur, pour emmagasiner sous l'eau le fluide respirable, avec quelques bouquets de poils et quelques rides de la peau; si bien qu'il vit indifféremment sur terre, dans l'onde et dans l'air. Et non content de tout cela, il a voulu bravçr le secret de la tombe, s'endormir dans la mort pour renaître à la vie. C'est là qu'il devait échouer, c'est là qu'il a pleinement réussi. A deux, trois, quatre reprises, il se transfigure, hier mort sous une forme, demain ressuscité sous une forme nouvelle. Le prodige est à son comble. Ce peuple, qui l'a vu? L'aurait-on aperçu dans quelque planète voisine, avec les télescopes géants d'Herschell ou de lord Rona? Non; il habite la même planète que nous, il vit au milieu de nous. Et tenez, sur une rose j'aperçois d'ici un de ses membres avec sa casaque de bronze poli. C'est une Cétoine. Ce peuple extraordinaire est celui des Insectes.

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