L’IMMENSITÉ PE LA VTE, ETC
voie lactée du firmament semblait effacée ur la blancheur de celle que nous travertins...»
Nous-mêmes avons observé dans la Médi terinnée, après les chaudes journées, des lueurs iianches phosphorescentes qui, sous forme de Mites lames, viennent se briser dans le silsge du navire. Plus lumineuses que la (race il sillage lui-même, elles ne se produisent que »>us l’agitation superficielle de l’eau, et s’éinouissent dans le calme qui renaît après le •issage du navire.
On voit, d’après ces quelques citations, que i phosphorescence de la mer se présente dans ps conditions très-opposées les unes aux ailles, mais que cependant elle est généralement privée d’une cause animée.
La Vie microscopique au fond des Mers. — A
uelque distance de la surface, la densité de ha u s’accroît en proportion de son éloignei en t de cette surface; l’homme et les animaux
LA VIE ANIMALE DANS L’EAU
supérieurs ne sauraient y vivre. Les plongeurs, qui parviennent seulement à la profondeur de 50 mètres, éprouvent un malaise qui les empêche de travailler; malgré tous les efforts du génie de l’homme pour conquérir le lit des mers au prolil de l’industrie, une limite lui a été posée et lui montre sa faiblesse. Pour explorer les grandes profondeurs de la mer, on a recours à la sonde; elle ramène des spécimens fragmentés qui permettent de poser des conjectures sur la composition du sol.
Dans ces ténébreuses profondeurs, où la vie d’une organisation supérieure serait anéantie, les infusoires microscopiques de sortes trèsvariées vivent parfaitement; le Créateur qui a peuplé la terre et la surface des eaux n’a pas laissé inanimés ces endroits que notre imagination regardait comme impossibles à la vie: ils ont leurs habitants qui leur sont propres.
Les vases de certaines mers sont jonchées d’animalcules sédentaires; la sonde a ramené ces Mollusques et des Zoophytes par des fonds de Z| 000 mètres, où les coquillages les plus
l’immensité de la vie, etc. U3
ïîtits et les plus curieux dominaient. Lorsque ton lit les sondages préparatoires à la pose 111 câble transatlantique, entre Valenlia et perre-Neuve, la sonde rapporta, dans son em-
Eig. 20. — Æquorca vitrina (avec polype).
ceinte de suif, des parcelles de vase au milieu I } laquelle vivait une multitude de Foraminii' res.
Dans les profondeurs inconnues oii l’on a ouvé ces frêles carapaces, on est porté à ad- 1 ettre qu il n y a plus ni chaleur ni lumière;
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selon les calculs des physiciens, la pression doit y atteindre 400 atmosphères. Elles sont donc organisées pour vivre dans ces conditions. Contrairement à l’opinion du professeur Forbes, on a maintenant, grâce aux explorations de la science moderne, la certitude* que la vie peut exister sous les plus fortes pressions de l’eau; suivant sa théorie, il avait posé par induction le principe qu’à mesura qu’clle s’éloigne de la surface, elle décroît! proportionnellement.
La vie est disséminée à la surface des eaux, au fond des mers, sur la terre, suivant de? lois dont la nature seide a le secret; nous ut pouvons pénétrer les causes suivant lesquelle elles ont été dictées. La vie exubérante sou; les latitudes intertropicales s’étend aussi am régions polaires ; si la végétation manque la surface de la terre de ces pays désolés , 1 mer est mieux partagée, la vie aquatique y ee largement répandue dans certains parages Dans les expéditions au pôle boréal , on a corn j talé que, dans les mers du Groenland,
L’ 1 M M ENS lï 15 J ) E LA VIL, E T C .
uombre des petites Méduses qui flottent dans Veau est si grand , qu’un pouce cube d’eau , oris au hasard, n’en contient pas moins d’une entaine. Les formes microscopiques recueilles dans les mers du pôle austral, pendant le oyage du capitaine Ross, offrent une richesse oute particulière d’organisations inconnues et ouvent d’une élégance remarquable. A des rofondeurs qui dépassent la hauteur des plus nrandes chaînes de montagnes, chaque couche ’eau est animée par des infusoires polygas- ’iques , tels que des Cyclidies , des Ophryines. Là pullulent les animalcules phosphoescents de l’ordre des Acalèphes , les Mamaria, les Crustacés, et les Néréides, qui tournent continuellement. Leurs innombrables Msaiins sont attirés à la surface ou repoussés ‘rs le fond, suivant certaines circonstances « étéorologiques.
M. Jeffreys a exécuté en juillet 1869 des ndages à l’entrée de la Manche,' qui ont nené dans la vase marine plusieurs espèces , Spongiaires vitreux, des Uhizocrinus , des
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Opliiurides , des Echinodermes. Il a constaté que l’eau de mer puisée à de grandes profondeurs contient une proportion notable d’acide carbonique et de substances organiques en dissolution, et que la chaleur du soleil ne s’étend pas au delà d’une profondeur de 25 mètres. Ainsi que M. Milne-Edwards (1851), M. Dayman (1857) et M. Wallich (1860), il reconnaît que la pression et l’absence présumée d’air atmosphérique et de lumière ne sont pas un obstacle à la vie animale.
l’animalité indk finie.