J.’ IMMENSITÉ T>F T, A VIE, ETE
Le degré le plus inférieur de l’animalité et i plus simple expression de la vie considérée mimale se trouve dans les Protozoaires, êtres éduils a l’état de simple cellule vivante; quoi-
Fig. 17. — Protozoaire : Zooleira rcligata.
que n’ayant que quelques centièmes de millimètre dans -leur plus grande dimension, il> ont néanmoins une vie qui leur est propre ; ils existent en quantités telles que 1 imagina-
LA VIE ANIMALE DANS L’EAU
lion est impuissante à se le figurer: il y en a des milliers dans une simple goutte d’eau.
On trouve dans les animalcules aquatiques des exemples d’énergie vitale, que l’on ne peut mettre en doute après des expériences trèssouvent répétées; les animaux de grande taille n’offrent pas d’exemples aussi frappants. Certains infusoires, les Rotifères, sont devenus célèbres par les expériences que Spallanzani lit sur l’énergie de leur existence. Il parvint à les conserver desséchés pendant plusieurs semaines, après lesquelles il les rendit à la vie en les humectant d’une goutte d’eau. Depuis le célèbre physiologiste Italien, on a fréquemment renouvelé ces résurrections, desséchant des Rotifères, en les soumettant à une chaleur intense, même en les imprégnant d’acide nitrique; après avoir été conservés pendant des mois entiers, ils ressuscitaient par la simple humectation d’une goutte d’eau. Cet essai est très-facile à vérifier.
Balbiani a renouvelé sur les Kolpodes l’expérience faite sur les Rotifères. Il rapporte
l’immensité de la vie, etc. 77 oir réussi à les garder pendant sept ans sur ne laine de verre desséchés , après quoi ils itt retrouvé l’existence par l'humidité.
'Que l’on s’étonne, en présence de pareils itits, de l’énergie et de l’immensité de la vie luatique! L’air peut transporter à sec des rrmes et même des animalcules desséchés, ni viennent ensuite à pulluler quand ils renie trent quelque part les conditions nécessaires lueur existence.
'Selon quelques physiologistes, les infusoires untribueraient à la propagation d’autres aniü hic u les par transmigration. HnfFon avait émis ssserlion un peu avancée que chaque molécule •ait une vie particulière qui subissait des 1110ications successives....
Les différences d'Organisation. —Quoique les usoires occupent le dernier degré de l’échelle logique, on reconnaît à première inspection e dans leur classe il existe encore une graation étendue et très-sensible. Sans les conérei sous le rapport de leur (aille, en ne
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taisant que la part de leur système organique, on est en présence d’une série ascendante, dont tous les membres distincts se placent catégoriquement à côté les uns des autres. Ces infusoires-plantes qui , fixés par un pédicellc, n’ont d’autre mouvement qu’une sorte d’ élaboration par un organe en forme de poche, servant à la fois à l’absorption et à l’expulsion, ne possèdent qu’une vie végétale. En passant ensuite par des catégories transitoires nombreuses, on en rencontre de plus parfaits qui se rapprochent des animaux jouissant d’un système organique très- développé, qui se traduit par des viscères multipliés, un appareil respiratoire et une circulation.
Dans les Protozoaires on voit encore des subdivisions : l’Amœba peut être considère comme le plus élémentaire du groupe; ce n’est qu’une masse transparente comme de h gelée, avec des taches qui semblent être des vésicules; mais aucune apparence d’organe pas même de cils, que possèdent la plupar des infusoires, et cependant il a la faculté d
l’immensité de la vie, etc. 79 ce mouvoir, de se nourrir et d’accomplir certaines fonctions animales. Le professeur Jones iivise les Protozoaires en plusieurs classes : .es G régar inides * simple cellule solitaire avec un noyau, sans cils; ils vivent en parasites ans les intestins des animaux d’ordre inféiteur ; les Hhizopodes , sorte d’infusoire cilié ressemblant à une masse de gelée dans lamelle on distingue cependant une cellule bien oorniée; les Spongiaires, qui se propagent par i picules. Dans la nomenclature des Protozoaires . il existe une énorme disproportion , depuis l’infusoire monadin , qui n’a que quelques centièmes de millimètre, jusqu’à l’éponge, qui acquiert un volume énorme.
Nous voyons dans le kolpode un être plus compliqué; on le rencontre fréquemment dans outes les infusions végétales. Il est d’assez orte dimension , avant la forme d’un haricot îérissé de cils vibratiles sur toute la surface , ît à l’intérieur rempli de corpuscules ronds jui semblent être des œufs. Certains observateurs rapportent l’avoir vu introduire, par une
bouche placée dans son échancrure, les Monades, les Bactéries, et expulser, par l’ouverture de la grosse extrémité de son corps , le résidu de son élaboration.
En continuant à monter dans la série ascendante des infusoires, on peut citer, comme plus parfaits, les Systolides ; ils ont une particularité d’organisation qui se traduit par la faculté de se retirer au fond d’un étui cylindrique qu’ils portent sur eux ; cet étui ne fait pas partie de l’animalcule, il est pour lui ce qu’est la coquille au limaçon, et semble provenir de la sécrétion d’une muqueuse. Les Syslolides nagent et serpentent dans l’eau, quand ils ne se iixenl pas sur un objet quelconque. On compte plusieurs espèces dans cette seule famille ; les uns vivent attachés par leur ventouse caudale, n’ayant d’autre mouvement que de rentrer et de sortir de leur fourreau comme le doigt entre et sort d’un gant. D’autres sont monogastriques, ils ont la bouche évasée et située au fond d’un entonnoir, ce qui ne les empêche pas d’avoir une circulation et une res-