‹ Le monde microscopique des eauxChapitre 8 sur 36 · L’ IMMENSITÉ JJ K LA VIE, ETC · texte numérisé non relu

L’ IMMENSITÉ JJ K LA VIE, ETC

(.piration . On les trouve' plutôt dans les endroits humides, dans de petites expansions id’eau, ([lie dans les fossés de grande étendue.

Si nous poursuivons la recherche de types imieux organisés, après avoir passé par une (multitude de types divers, nous en trouvons «iqui ont une complication d’organisation ayant (■certains rapports avec les poissons, auxquels lils se rattachent par plusieurs côtes. Dans le tCoretlira (voy. lig. 13), on distingue une i tête nettement détachée, un œsophage, des intestins, une vésicule pulmonaire et même un élément de système nerveux. Tous les caractères du poisson s’y trouvent, et la grosseur i meme les y rattache. Les infusoires supérieurs 'vivent pour leur propre compte, tandis que les infusoires élémentaires paraissent, dans leur petitesse opposée à leur étonnante multiplication , avoir pour rôle de collaborer à la vie d’autres sujets.

Les Infusoires à la surface de la Mer. — Imperceptible animalcule , insignifiant par lui-

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même, l’infusoire peut produire des elle l s remarquables par son immense puissance de multiplication; sa force réside dans son inconcevable quantité.

La phosphorescence de la mer, connue depuis Pline , a de tout temps frappé l’imagination des navigateurs autant par la grandeur du spectacle que par l’ignorance de la cause à laquelle elle est due. Aujourd’hui le microscope a permis de découvrir en partie l’origine du phénomène. Les Ilots scintillent sous une lueur phosphorescente, qui résulte tantôt de l’électricité, tantôt des animalcules élémentaires, tantôt d’une décomposition animale provenant d’infusoires ou d’une sécrétion qu’ils émettraient par suite de modification organique. Les espèces soumises au microscope sont très-variées et peu connues.

D’après M. Duchemin, l’état lumineux de l’eau de mer n’est pas dû à l’électricité, mais à des infusoires qui deviennent phosphorescents par l’agitation de l’eau. On peut s’en assurer en prenant de l’eau de mer, quand

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elle est lumineuse, dans une bouteille, et reproduire à volonté le phénomène en l’agitant. En déposant la bouteille dans de l’eau chauffée à 39°, on augmente la phosphorescence; à 41° elle disparait, car les animalcules péris-

Fig. 18. — Noctiluque, infusoire phosphorescent.

'Sent, et il est impossible de la reproduire. Pendant les plus grands froids, ditM. Duchemin, la mer peut devenir phosphorescente, car le froid excite les animalcules. Il suffit d ajouter un acide ou de l’alcool à l’eau de mer pour développer chez les illusoires une lu-

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mière très-brillante. Mais si vous substituez l’eau douce à l’eau de mer, la phosphorescence disparaît. Un fait très-curieux, c’est que l’animalcule qu’on laisse dans l’obscurité, même pendant quinze jours, reste encore lumineux. Quand l’eau est iillrée, le phénomène n’a pas lieu.

Chacun a pu remarquer que les personnes qui se baignent à la mer et qui ont la peau line, en sortent souvent avec une éruption qui ressemble assez aux piqûres d’orties; M. Duchcmin attribue ces piqûres aux animalcules phosphorescents qui, selon lui, sont armés d’une trompe faisant ollice de suçoir.

La phosphorescence est le plus magnifique spectacle qu’on puisse voir dans le cours d’une traversée; le navire semble voguer sur une mer de feu; avec un bateau à roues, le phénomène se produit avec une plus grande intensité; la couleur de la mer est rouge comme du sang, ou bien éclatante comme du lait. Dans les régions polaires, plusieurs navigateurs ont rencontré des bandes vertes nette-

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