‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 103 sur 173 · AURORES ET CRÉPUSCULES · texte numérisé non relu

AURORES ET CRÉPUSCULES

ainsi directement écLiirées réfléchissent elles-mêmes leur lumière à l'intérieur du cône d'ombrp et ces réflexions successives étendent nécessairement les limites de la lueur crépusculaire.

On a cherché à déduire la hauteur de l'atmosphère de celle du point culminant de la courbe crépusculaire, à l'heure où celle-ci est suffisamment limitée et distincte. Le temps écoulé depuis le coucher du Soleil permet de calculer aisément la distance angulaire à laquelle l'astre se trouve en ce moment sous l'horizon ; c'est alors un simple problème de géométrie et de calcul, que de trouver de combien le point culminant dépasse verticalement le rayon de la Terre. M. Biot, utilisant des observations faites par Lacaille, a obtenu ainsi 59 kilomètres environ dans l'hypothèse que les rayons solaires n'avaient subi qu'une réflexion, et moins de 11 kilomètres dans l'hypothèse de deux réflexions successives, et il pensait que la hauteur de l'atmosphère devait être comprise entre ces deux limites. Aujourd'hui, par d'autres méthodes, on est arrivé à des nombres beaucoup plus forts, ce qui permet de supposer que la méthode dont nous venons de dire un mot n'est pas susceptible d'une grande précision.

Nous terminerons ce paragraphe en reproduisant d'après Kîemtz, qui n'a fait lui-même que résumer les observations populaires des cultivateurs et des marins, les indications ou pronostics du temps d'après l'aspect du ciel pendant les crépuscules et les aurores.

« Les apparences du crépuscule, dit-il, dépendant de l'état du ciel, il en résulte qu'elles peuvent servir à faire prévoir jusqu'à un certain point le temps du lendemain. Quand le ciel est bleu et qu'après le coucher du Soleil la région occidentale se couvre d'une légère teinte de pourpre, on peut assurer que le temps sera beau, surtout si l'horizon semble couvert d'une légère fumée. Après la pluie, des nuages isolés colorés en rouge et bien éclairés annoncent le retour du beau temps. Un crépus- II. ^5

484 LE MONDE PâTSIQUS.

cille d'un blanc jaunâtre, surtout quand il s'étend au loin sur le ciel, n'est pas signe debean temps pour te londemain. Dans l'opinion des habitants de la campagne, on doit ^'attendre à dea* or^es lorsque le Soleil est d'un blanc éclatant ol se couche aoi milieu d'une lumière blanche qui permet à peine de le distiii-< guer; le pronoslic est encore plus mauvais qicind île l^ers àrrus, qui donnent au ciel un aspect blafard, jiniiiisseiit plus: foncés à l'horizon, et que le crépuscule est d'un roupie grisâlve au milieu duquel on voit des portions d'un nm^c ïont^â qui passent au gris et permettent à peine de dislin^iicr !<> Soleil : dans ce cas, la vapeur v^siculaii-e est très abondjuiU-, et un peut compter sur du vent et une pluie prochaine.

« Les signes tirés de l'aurore sont un peu dillérL'iils : quand elle est très rouge, on doit s'attendre à de la pluie, tandis qu'uni' aurore grise annonce du beau temps. La raison ilc rL-ltt> difTcrence entre uue aurore et un crépuscule gris vient de w que It soir celte coloration dépend surtout des citrus, \v inalin d'un Hratus qui cède bientôt aux rayons du Soleil levuni, tandis que les cirrus s'(5paississent pendant la nuit. Si, au lever ilu Scdcll. il y a assez de vapeurs condensées ])uur que le Soleil paitùsse rouge, il est alois très prubahlc que dans le cours de )a journée le courant ascendant déterminera la l'unnation d'unu cuudie épaisse de nuages. » (Météorologie.)

1«T lél'raction des rayons lumineux qui ont à traverser, soit les i;miehes entières de l'atmosphère, s(fit (pielques-unes d'entre elles, donne lieu à plusieurs phénomènes, parmi lesquels nous avons décrit déjà l'élévation apparente des objets au-dessus de leur position réelle : ce qu'on nomme la réfraction atmosphérique. Le miniye est un phénomène dû à la même cause. On l'Dbserve principalement à la surface des plainesde sable, quand le sol est fortement échauffé par les rayons du Soleil. I^voyagem-

Page 1