‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 121 sur 173 · LA LOUPE · texte numérisé non relu

LA LOUPE

de la lentille est plus forte, c'est-à-dire qu'elle est à plus court foyer. Si l'on place l'objet plus loin de la lentille, il arrive bientôt au foyer principal /*, et l'image, qui a diminué d'amplitude, s'en va à l'infini. Si, au contraire, on rapproche l'objet de la loupe, son image grossit, mais devient confuse.

Gomment mesure-l-on le grossissement d'une loupe?

Le grossissement, dans les instruments d'optique, dans le cas de la vision nette des images, n'est autre chose que le rapport qui existe entre le diamètre apparent de l'objet et le diamètre apparent de l'image. On entend par là la valeur des angles sous lesquels l'œil voit, soit l'un, soit l'autre de ces diamètres, supposés placés à la même distance de la vision distincte. Dans le cas de la loupe, la distance de l'œil à la lentille pouvant êlre négligée, le grossissement est égal au rapport des angles Â'06' et aOb, ou sensiblement à celui des dimensions A'B', AB, lequel, enfin, est égal au rapport des distances OC et OC. La distance OC étant celle de la vision distincte, le grossissement ne dépend plus, comme on voit, que de la distance OC de Tobjetà la lentille, c'est-à-dire de la distance focale principale, qui en diffère très peu.

Ainsi, plus une loupe aura une courbure prononcée ou un court foyer, plus en outre la vision distincte de l'observateur sera longue, plus le grossissement sera considérable.

La loupe montée, comme le représente en coupe et en perspective la figure 274, 1, 2, est celle qu'emploient le plus souvent les horlogers et les graveurs. Elle se tient à la main ou môme près de l'œil, où l'observateur la maintient par un effort des muscles des sourcils et de la joue : de la sorte les mains restent libres ; mais il est préférable de l'adapter à un support ou porte^loiipe (fig. 275).

Le grossissement de ces loupes ne dépasse guère 5 fois ; de plus, elles sont affectées d'un défaut assez grave : celui d'avoir une forte aben*atio7i de sphéricité. On nomme ainsi un phénomène dont la constatation est bien simple : Regardez un objet

(l'une certaine dimension avec une loupe semblable, vous va rez que l'image n'est très nette (jue dans la partie centrale ; s les bords, elle est déformée et dilTuse. De plus, elle est irisa ce qui lient à un autre défaut : celui du manque d'achrom tisme. Mais elle a un avantage qui compense en partie ces ' inconvénients : celui d'avoir un champ étendu; sa grande dislance focale permet aussi de mouvoir les mains el les objets ,

Fig. STl. — Loupes de divers genres : 1. S, loupe des horlogers et des gmcun; 3, 4, 5, loupes achromatiques; 6, loupe de Slanhope; 1, loupe à surface cjUndriqne; 8, loupe radét^ de Brewstcr, dite de Coddinglon; 0, loupe ou microscope i gnioc; 13, compte -li Is ; 11, 13, \i cl 15, loupe des iialuralislcs, biloiipes cl Iriloupcs.

au-dessous de la loupe et de faire sans gêne le travail qu'on a en vue.

On diminue l'aberration de sphéricité en appliquant sur les bords de la lentille un diaphragme ou plaque annulaire opaque qui arrête les rayons de cette partie de la lentille ; mais le champ se trouve ainsi diminue.

Pour détruire à la fois l'aberration de sphéricité el l'achromatisme, un compose la loupe soit de deux lentilles plan-

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