‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 126 sur 173 · CHAMBRE NOIRE · texte numérisé non relu

CHAMBRE NOIRE

En employant la lumière Drummond pour éclairer les objets , on obtient des images beaucoup plus vives ; et dès lors, en éloignant l'écran el rapprochant les lentilles, on obtient un agrandissement beaucoup plus fort.

Vers la fm du siècle dernier, un physicien belge, Roberlson, obtint un succès extraordinaire en montrant au public des apparitions de fantômes, qui, dans robscurilé profonde où se trouvaient les spectateurs, semblaient s'avancer peu à peu et grandir jusqu'au milieu de la salle. L'illusion de ces scènes était obtenue au moyen d'un appareil nommé phantascope, tout à fait analogue à la lanterne magique, c'est-à-dire formé d'une caisse renfermant une lampe à réflecteur, d'un lube avec le même système de deux lentilles projetant r image d'un dessin sur un écran placé en avantde l'instrument. Seulement, la lanterne est supportée par une table roulante, dont l'un des pieds porte une poulie, qui communique son mouvement à la lentille objectif par l'intermédiaire d'un excentrique et d'un levier. Ouand

ta table roule en s'éloignanl de l'écran, l'objectif se rapproche peu à peu de la demi-boule, l'image grandit, et l'illusion est produite, d'autant plus complète, qu'à l'aide d'un diaphragme mobile la lumière que reçoit l'image varie proportionnel lemenl à sa grandeur.

Robertson, qui devait, parait-il, le secret de cette invention à un artiste nommé De Waldech, avait soin d'écarter toute lumière étrangère, tout bruit de l'appareil, dont les roues étaient garnies d'étoffe. De là une illusion qu'il augmentait encore en imitant le bruit du tonnerre, de la pluie, les cris des animaux, etc.

Fig. 29'J. — rhanlascopc.

Dans la figtirr 299, on pcul voir qu'il y a uue double lanterne. On peut (lès loi-s projeter sur l'écran, outre l'image ilii spectre ou do loul autre personnage fantastique , celle d'un paysage en harmonie avec la scène à produire.

Le même donble appareil donne aussi les vues polyorormiques : ou entend par là des effets de paysage variés. la suceession du jour à la null, d'une nier eairne à la lempùle, etc. Cliaijiie lanterne est disposée de manière à projeter chaque double vue an même endroit de l'écran, l/nne d'elles est d'abord feruiée et l'on voit le paysage éclairé par le Soleil ; peu à peu la lumière s'affaiblit, le crépuscule arrive, pnjs la nuit, et. iuseusiblemenl. la seconde vne s'est substituée à la in-eniière. Les enfants, on peut dire aussi les grandes personnes, prennent souvent plaisir à admirer ces tableaux et ces effets de lumière, (lomme ici c'est le principe qui nous intéresse pinttit que les détails des mécanismes imaginés pour en tirer parti, nous insistons seulement sur ce point que la chambre noire, les iiiégascopes, lanternes magiques, phantascopos sont tous basés sur la formation d'images réelles par l'intermédiaire de lentilles, couve lyen tes.

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