PHOTOGRAPHIE
§ 1. pr.EHIEIlS ESSAIS DE FIXATION DKS lUAGES DE LA CHAMBRE OB^L'HC. DËIJOL'VERTEB DE KIEIVE ET DE DAGUERIIE.
Ouand on reçoit sur un écran blanc, placé au fuyer tic lu leiilillc cduvei'gentc de la chambre noire, les rayons luniiiieui émanés des objets exlérieurs, il se forme, imus l'avons vu. uue image merveilleusement fidèle de ces objets : c'est un véritable tableau en miuialure du paysage en vue, avec loulcs ses nuances cir ccloniliim et de biinii-ic i.i tons ses dél;iils les plus minutieux; mais c'est uue image fugitive, tout idéale pour ainsi dire, ou i)lutôt toute la réalité de cette image consiste dans le mouvement actuel des ondes lumineuses, suivant les lois de leur propagation à travers les divers milieux qui séparent noti-e rétine des objets eux-mêmes. Qu'on vienne à fermer l'ouverture qui donne accès à ces ondes, et à l'instant Tiinago s'évanouit.
Plus d'un observateur, depuis Porta, l'inventeur de la chambre noire, jusqu'à Niepce et Daguerre, les inventeurs de la photographie, ont dû concevoir le désir de retenir sur l'écran et d'y fixer ces images si exactes, et de prendre ainsi pour collaborateur, dans l'art de la peinture ou du dessin, la nature ellemême. Que fallait-il pour arriver à un tel résultat? Connaître une autre propriété de la lumière, celle que possèdent, en effet» les rayons lumineux d'impressionner eliimiquenient certaines