‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 149 sur 173 · II · texte numérisé non relu

II

En employant, hnmide encore, le papier phologénic|iic, uti obtient rapidement rîmagc, ce qui est surlout in(iis|HMih'able pour la reproduction des objets animés, notamment pour les portraits. Le papier sec exige une exposition plus longue à h lumiiVe : on l'emploie, «^n voyage, pour les vues, les paysages, les monuments.

Hetii'é de la chambre noire, le papier ne laisse rîfii voir à sa surrace, comme les plaques dagucrriennes. Mais ici le révélateur est une solution d'acide galliqueou pyrogallique. dans laquelle on ])longe la feuille de papier. Cet acide organique réduit les sels d'argent jiartout oii il y a eu impression de la lumière, et les parties ainsi impressionnées se couvrent d'une teinte noire de gallate d'argent d'autant plus prononcée que l'aclion de la lumière a été plus vive. L'épreuve est donc ncgalive. Pour la rendre inaltérable à l'action de la himii^re, on la lave dans une dissolution d'hyposulOtc de soude ou dans tin bain de bromure de potassium : les sels d'argent qui n'ont yAi^ élé décomposés sont ainsi enlevés, el l'image est fixée.

A l'aide de l'image négative ain^i obtenue, il s'agit mainte^ ' nant de produire des épreuves positives, ce à quoi l'on parvienl par un procédé analogue à celui qui servait primitivement à Niepce pour cojùer des gravures. On imbibe de cire l'cpreuvÉ' négative, de manière à rendre le papier translucide ou mémo transparent. Il suffit alors de poser celle épreuve sur une , teuille de papiei' sensible, et d'exposer les deux feuilles maintenues entre deux glaces, soit à la lumir're directe du Soleil, soit à la lumière du jour ou difl'use. Sons rinflueiiec de \» lumière, la teuille de papier sensible est impressionnée sous les blancs de l'épreuve négative, de sorte qu'une itnage positive sf fait à sa surface, laquelle est d'abord invisible, mais est ensuite révélée par l'acide gallique, tout cuniuie l'a été l'épreuve primitive.

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