PHÉNOMÈNES DE RÉFLEXION TOTALE
la plus complète obscurité. Les rayons qui pénètrent dans le prisme par sa face perpendiculaire ((îg. 79) y pénètrent sans réfraction, mais, arrivés à la surface oblique, l'angle (l'incidence est de 45 degrés, c'esl-à-dire supérieur à l'angle limite : la réflexion totale a lieu, et il n'y a pas d'émergence. Les rayons qui peuvent entrer seraient dus à des incidences obliques, que le tube opaque oij est logé le |irisme intercepte.
La figure 80 montre un elTet curieux d'illumination d'une gerbe liquide, dû à ia réflexion totale. On emplit d'eau un vase cylindrique percé à sa' partie inférieure d'un orifice par où le liquide s'écoule sous la forme d'un jet de forme parabolique. A l'opposé de l'orifice d'écoulement, par une ouverture que ferme une glace, on projette un faisceau de lumière intense concentré à l'aide d'une lentille.
Le faisceau tombe h l'intérieur de la gerbe liquide sous une incidence oblique qui dépassel'angle limite.
Il se réfléchit totalement une première fois ; puis, à cause de ta
courbure du jel, une seconde, une troisième fois, indéflniment. La gerbe est vivement éclairée et semble ainsi une gerbe de feu. L*inlerposition de glaces diversement colorées permet de varier à volonté l'asiicct de cette sorte de fontaine lumineuse, qu'on emploie sur le théâtre dans les pièces de féerie.
g 4. LA HÉFIIACTION DANS l'aTMOSPUÈHE.
I^ phénomène do la réfraction a lieu toules les fois qu'un rayon de lumière jiasse d'un mih'en dans un autre, quand celui-ci par sa naluie el sa densilé diflèro du premier. 11 esl donc évident que les rayons lumineux émanés des astres, du Soleil, des Etoiles, de la Lune, el qui, après avoir cheminé dans les espaces célestes, ont à traverser les couches de l'atmosphère pour arriver jusqu'à noire œil, subissent une réfraction. Dès lors, nous ne voyons pas les astres dans la direction des lignes droites qui joignent réellement chacun d'eux à la position que nous occupons à la surface de la Terre. Il n'y a d'exception que pour ceux qui se trouvent au zénith de chaque horizon .
La réfraction atmosphériciue dépend de la hauteur angulaire à laquelle l'astre observé se trouve au-dessus de l'horizon; elle dépend pareilhîment de la loi suivant huiuelle décroissent les densités des couches d'air dont se compose l'atmosphère. Gomme on n'a que des données fort incertaines sur cette loi, il eût été très difficile de mesurer directement les déviations qui correspondent aux diverses hauteurs des astres. Heureusement l'astronomie est venue au secours de la physique. La distance angulaire d'une étoile au [)ôle céleste restant invariable, quelle que soit la hauteur à laquelle le mouvement diurne l'amène andessus de l'horizon, les dilTérences que l'observation constate entre les distances oblcMuies depuis la plus grande hauteur jusfpi'à l'horizon mèm«», ne peuvent provenir que de la réfraction almosphéricpn». \)r là la |)ossibilité de construire une