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IMAGES FORMEES PAR LES LENTILLES

Voilà pour les images que produisent les lentilles convergentes.

Les lentilles divergentes n'ont pas de foyer réel. Par exemple, si l'on considère un faisceau de rayons parallèles à l'axe — c'est le cas oîi le point lumineux est situé sur l'axe à une distance infinie — en sortant de la lentille, les rayons divei^ent; leur point de concours F est situé sur l'axe en avant de la lentille : c'est ce qu'on nomme le foyerprincipal, foyer

qui n'est plus réel, mais virtuel. L'œil, qui reçoit le faisceau divei^ent au sortir de la lentille, éprouve la même sensation que s'il existait réellement un point lumineux au foyer.

Avec les lentilles divergentes, il n'y a jamais non plus d'image réelle, par la raison que les rayons lumineux, an sortir du milieu réfringent, s'éloignant les uns des autres, n'ont pas de point effectif de réunion.

Mais en leur appli quant ce qu'on vient de dire du cas où l'image donnée par une lentille convergente est droite et virtuelle, on comjjrend que les images des lentilles divergentes sont pareillement virtuelles el droites. Seulement, il y a cette différence, que leurs dimensions apparentes sont toujours moindres que celles des objets qu'elles reprcseiitent. La figure i04 montre la raison de ce dernier fait, et permet de comprendre poui'quoi les images, d'autant plus

petites que l'objet est plus éloigné, finissent par atteindre en grandeur l'objet même, quand ce dernier arrive à toucher la lentille.

L'usage des lentilles convergentes ou divergentes dans les expériences de physique, ou leur emploi dans les instruments d'optique, exige qu'on connaisse leur foyer ou leur distance focale principale. Il y a des formules qui permettent de calculer cette distance, quand on connaît Tindice de réfraction de la substance qui compose la lentille, ainsi que les rayons de courbure des surfaces qui la terminent. Mais on peut déterminer aussi par des expériences assez simples, sinon fort exactes, cette distance focale.

Voici comment on procède lorsqu'il s'agit d'une lentille convergente. On reçoit les rayons du Soleil parallèlement à l'axe;

puis, avec un écran qu'on approche ou qu'on éloigne, on' cherche la position pour laquelle l'image circulaire qui s'y projette est la plus petite possible. Quand cette

Fig. 105. — Déterminalion oxpérimcnUilc do la position CSt atteinte, l'écran distance focale d*une lenlille divergente.

se trouve précisément au foyer principal. On peut encore procéder autrement. On projette sur un écran l'image réelle d'un objet formée à l'aide de la lentille, et l'on déplace soit l'écran, soit l'objet, jusqu'à ce que leurs dimensions soient égales. Nous avons vu que, dans ce cas, l'un et l'autre sont à la même distance de la lentille, et celle dislance est le double de la distance focale principale. On aura donc cette dernière en mesurant l'intervalle compris entre l'objet et son image et en en prenant le quart.

S'il s'agit d'une lentille divergente, on recouATC sa surface d'un morceau de papier noir ou de noir de fumée, et l'on y pratique deux petites ouvertures sur un même grand cercle de la surface et à égale dislance de l'axe (fig. 105). Faisant

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