‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 35 sur 173 · IMAGES FOUMEES PAR LES LENTILLES · texte numérisé non relu

IMAGES FOUMEES PAR LES LENTILLES

•■ fimnera au delà du foyer; elle sera réelle, renversée et plus otite que l'objel. Prenons une bougie pour faire l'expérience, , recevons l'image sur un écran ipie nous rapprocherons ou

Fig. luU. — Lnage réelle, renTerSiSa el phu grandc'goe l'objet,

lignerons de la lentille, jusqu'à ce qu'il y ait netteté parfaite j^ l'image : nous constaterons aisément le résultai. Plus la ^Unce de la bougie va diminuer, plus nous verrons l'image, toujours réelle, s'éingner et grandir, jusqu'à ce qu'elle devienne précisément égale à l'objet lui-même. A cet bstant, si l'on mesure les distances qui séparent la lentilede l'écran et de la bougie, ou les trouve égales entre elles, et chacune est double de la distance focale principale. La bougie continuant d'approcher de la lentille, l'image réelle grandit et s'éloigne ; elle est donc de dimensions plus grandes que celles de l'objet (voy. H- 100 et 101). II faut éloigner de plus en plus l'écran pour

Fig. 101. — Image d'un objet silué a une dislaiicc Je la lentille plu! g['aii(lc que la -distance focnle principalo , el moindre que le double de cetlo dislance.

la recevoir nette, mais on remarque alors dans son éclat une diminution qui s'explique par l'éparpillement des rayons lumineux émerges de la lentille, sur une surface qui croît plus vile (jue la quantité de lumière reçue.

Ija bougie, une fois arrivée à la distance focale, rimage disparaît, et cela est aisé à concevoir, puisque alors, les rayons sortant parallèlement à l'axe, il n'y a plus de couvergence. Jusqu'ici l'image a toujours été réelle : en d'auti-es termes, il a toujours été possible de la recevoir sur un écran; elle a une existence indépendante de l'observateur. Il n'en sera plus de même si nous continuons à approcher la bougie ou tout autre objet de !a lentille : l'écran placé à une dislance quelconque ne

recevra et ne renverra plus que de la lumière diffuse.

Cependant, au lieu et place de l'écran, plaçons notre œil même. Nous verrons au travers de la lentille une image delà bougie, image qui n'est plus renversée, mais droite et grossie, (lonimenl se fait-il que l'œil reçoive la sensation d'une image qui n'a rien alors de réel? Cela est facile à comprendre : les faisceaux lumineux qu'envoie alors à la lentille chacun des points de l'objet, sortent en divergeant du milieu réfringent; l'œil qui les reçoit éprouve la même sensation que s'il s'agissait de rayons émanés directement de points lumineux situés de l'autre côté de la lentille, mais à une plus grande distance que l'objet inènic auquel ils appartiennent. De là l'agrandissement des dimensions apparentes; de là aussi le sens de l'image qui, devenant virinelle, cesse d'être renversée (iig. d02). Dans ce cas. à mesure ipie l'objet se rapproche de la lentille, Timî^ diminue justju'au moment où, venant à toucher l'une de ses faces, l'image est devenue sensiblement égale à l'objet même.

t'ig. 102. — Ijiiani' droilc H virliiplle d'un objet le loyer principal et l.i lenlillc.

Fig. 105. — Foyer principal tirtud des lentilles ilivcrgentes.

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