CRISTAUX BIKÊFRINGENTS A DEUX AXES
Mais il y a une différence essentielle enlre les phénomènes de double réfraction dans les cristaux à un axe et ceux des cristaux à deux axes. Dans les premiers, l'un des deux rayons réfraclés suit les lois de la rélVaclion simple; dans les autres, les deux ravons sont tous deux exlraordinaires : aucun d'eux ne suit les lois de Descartes. Une expérience de Fresnel démontre le fait très simplement. On divise une lo|)îize en plusieurs fragments ayant chacun hi forme de» lame-^ à fnces parallèles, mais taillés dans différents sens; i>uis, ajuès avoir collé ces morceaux par leurs faces })lancs, on donne à l'ensemble la forme d'un parallélipipède. En regardant alors au travers une ligne droite parallèle à l'arête réfringente, on voit deux images de la ligne, et chacune de ces images est une ligne brisée dont les diverses portions correspondent aux fragments de la topaze : or, si l'un des systèujes de rayons réfraclés suivait les lois de Descartes, l'image (pii en lésullerait serait une ligne droite, car la direction des rayons dans le prisme serait alors indépendante de la direction des axes optiques dans chaque morceau qui le compose. L'expérience prouve donc que les deux ravons sont tous les deux des ravons extraordinaires. Nous verrons bientôt (dans le § o du chapitre xiv) un autre moyen de distinguer les uns des autres les cristaux à un et à deux axes.
Terminons ce que nous avions à dire de la double réfraction en énumérant. les milieux réfringents dans lesquels les phénomènes de cet ordre ne se manifestent pas, ou qui sont doués de la réfraction simple, (le sont d'abord les gaz, h^s vajieurs et les liquides. Puis, parmi les substances (|ui ont passé de l'état liquide à l'étal solide, celles dont les molécules n'ont pas pris d'arrangement cristallin régulier : tels sont le verre, la colle, la gomme, les résines; enfin les cristaux dont la forme primitive est le cube, l'octaèdre régulier, le dodécaèdre rhondjoïdal. 11 faut ajouter que les corps apiiartenanl à cvr^ deux dernièn^s catégories peuvent acquérir la propriété de la i-éfiaction double