‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 86 sur 173 · LES COULEURS DES CORPS · texte numérisé non relu

LES COULEURS DES CORPS

g 1. ron.Erns des soi.inF.s f.t des i.iqiides incandescents,

I/;inalyse spoclr.ilo dos soinros Inniinonsos nous i\ nionhv, dans la composition do lour Inmioro, antani do oonlours on do nuances de couleurs simples rprollos renfermenl de radiations. IjCS ondes lumineuses produisent ainsi, sur notre rétine, des impressions qui, dans notre ceneau se traduisent sous la sensation de couleur, tout comme les vibrations sonores, plus ou moins rapides, déterminent en nous la sensation dos sons successifs, des sons graves pour les ondes dont la propagation est la plus lente, des sons aigus pour celles qui se propagent avec une rapidité plus grande. Du rouge le plus sombre du spectre solaire à l'extrême violet, telle est la série des vibrations lumineuses perceptibles pour notre œil : en doçii ou au delà, nous avons constaté qu'il existe des vibrations plus lentes et aussi des vibrations plus raj)ides ; mais ni les unes ni les autres ne causent en nous de sensation de lumière ou de couleur. C'est ainsi que notre oreille n'entend pas non plus les vibrations susceptibles d'engendrer le son, dès que leur rapidité s'abaisse au-dessous d'une certaine limite ou dépasse une autre limite supérieure. Mais ces deux échelles, toutes deux limitées, des sons et des couleurs ont encore cela de commun qu'elles sont continues, et qu'on passe d'un extrême à l'autre par des gradations insensibles.

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II y a toutefois entre les sons et les couleurs une différence qu*on a, avec raison, signalée. La voici : Nôtre oreille distingue parËdtement chacune des sensations qui correspondent à des sons simultanés. I/ensemble de ces sons, alors même qu'il y a entre eux les rapports nécessaires pour en faire des aeccurds harmoniques, ne donne pointune sensation unique, et les oreilles les moins exercées reconnaissent qu'il y a simultanéité de sons, non plus un son unique. Au contraire, plusieurs couleurs réunies, c'est-à-dire des radiations de diverses loi^[nenrs d'onde, venant à frapper ensemble notre rétine, ne produisent pour nous qu'une seule couleur. Par exemple, l'ensemble de toutes les radiations qui composent la lumière solaire, l'union de toutes les couleurs du spectre aux nuances infinies, nous donne la sensation de la couleur ou dé la lumière blanche, sans que rien nous fasse soupçonner qu'il y ait simultanéité et multiplicité de radiations.

Considérons diverses sources de lumière, soit artificieUes, soit naturelles, et comparons la sensation qu'elles provoquent en nous sous le rapport de la couleur, soit à celle que nons donne la lumière blanche du soleil, soit aux nuances colorées du spectre ou à leurs associations : cette comparaison nous conduira à ranger ces sources en diverses catégories, en lumières blanches et en lumières colorées, en lumières composées et en lumières simples ou homogènes. D'ailleurs, l'analyse spectrale de ces sources nous fait reconnaître la raison de leur coloration particulière, par la prédominance de telles ou telles radiations, de telles ou telles raies brillantes dans le s|)eclre de leur lumière.

Certaines lumières ont une ressemblance plus ou moins parfaite avec la lumière du soleil : telles sont la lumière du magnésium, celle de l'arc voltaïque, celle des métaux portés à la plus haute température. Il est bien entendu que nous parlons ici de la ressemblance générale, non des particularités qu'indique l'analyse, telles que les raies sombres dont le spectre de la lumière solaire est sillonné. Or le caractère commun à tontes

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