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DIRECTION DES VIBRATIONS LUMINEUSES

compose, au lieu de sVffecluer dans tous les sens» sont devc^ nues parallèles, tout en s*eflecluant toujours dans des plans perpendiculaires au rayon. Le polariseur a, pour ainsi dire, tamisé les vibrations du rayon de lumière naturelle : il a arrêté ou détruit les unes, pour ne laisser passer que les vibrations qui se trouvent dans le plan de la section principale. Pour parler plus juste : toute vibration parallèle à la section principale passe sans altération dans le cristal ; toute vibration perpendiculaire est anéantie ;enfm toute vibration oblique aux deux premières se trouve décomposée en deux autres. Tune parallèle h la section principale du jiolariseur et qui passe, l'autre perpendiculaire, qui est arrêtée. De là les proj)riélés, que nous avons décrites, de la lumière polarisée.

IjBs conséquences de la théorie des ondes ainsi modifiée sont 1res nombreuses : jusqu'ici elles ont toutes été vérifiées par l'expérience; ou, si l'on veut, les phénomènes trouvés par l'observation s'expliquent comme ceux déduits de la théorie, avec une rigueur qui est la plus éclatante consécration des principes qui constituent le système des ondes.

Ajoutons maintenant quelques lignes sur les applications qu'on a faites de la polarisation de la lumière à l'étude des sciences physiques et naturelles.

Arago s'est servi de la polarisation par double réfraction pour construire un appareil photométrique basé sur l'intensité relative des deux images, intensité dont Malus a donné la loi. Le même savant a indiqué un moyen de distinguer en mer les écueils cachés sous l'eau, et masqués par l'éclat de la lumière réfléchie à la surface. En regardant à travers un prisme de Nicol dont on a soin de placer verticalement la section principale, les rayons réfléchis sont éteints, et les rayons réfractés, seuls transmis à l'œil, révèlent la présence des rochers submergés.

I^ polarisation par réflexion permet de reconnaître si la lumière qui nous vient d'un corps a été réfléchie à sa surface, r/est ainsi qu'on a vérifié la nature de la lumière des astres.

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qui, comme la Lane et les planètes, nous rAntoient tont simplement les rayons du Soleil, et qu*on a reconnu que la lumière des noyaux cométaires est en partie empruntée au Soleil, puisque divers observateurs y ont constaté des traces de polarisation dans un plan passant par le Soleil et le noyau.

La lumière de Tarc-en^-ciel est polarisée dans un plan normal à Tare et passant par Tœil de Tobservateur. Nous verrons, en effet, que Tare est formé de lumière réfléchie par les gouttelettes sphériques de la pluie. Ârago s'est servi de la polarisation par réflexion pour vérifier la nature de certaines pierres précieuses : ayant fait tailler une petite facette à la surface de Tune d'elles, il détermina Tangle de polarisation et reconnut que c'était exactement celui du diamant. La polarisation chromatique est d'un grand secours pour Tétude des cristaux : elle permet de reconnaître si un cristal a un ou deux axes de symétrie, quelle est la position de ces axes dans le cristal, etc.

Enfin, le quartz et un grand nombre de liquides, Teau sucrée, les solutions d'acide tartrique, l'albumine, joiiissent d'une propriété que les physiciens ont caractérisée par le nom de pouvoir rotutoire : une plaque de quarlz, taillée perpendiculairement h l'axe, dévie d'un certain angle le plan de polarisation des rayons qui la traversent; et celle déviation est différente pour les rayons des couleurs simples. Si la lumière polarisée qui a traversé le quartz est de la lumière blanche, les couleurs qui la composent seront éteintes en proportions différentes. De là une certaine teinte provenant du mélange des rayons qui ne sonl pas éteints. C'est le phénomène de la polarisation rotatoire, découverte par Arago en 1811, et dont Biol a étudié expérimentalement les lois.

Or ces lois ont fourni à l'industrie une précieuse méthode, la saceharimétrie, à l'aide de laquelle on peut reconnaître la quantité de sucre pur que contient une dissolution sucrée. On voit donc que des phénomènes qui semblaient d'abord n'intéresser que la théorie, peuvent conduire à des applications pratiques d'une grande importance.

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