COULEURS DES FLAMMES
lant; de lithiiie, rouge; de baryte, vertrpomme pâle; de cuivre, vert-hleuàtre ; de cobalt, hleue^ et enfin les sulfates de fer, d*antimoine, d*arseiiic donnent une lumière sensiblement
Il est aisé de se rendre compte de la coloration variée des flammes, si l'on se reporte aux raies brillantes des spectres de leurs éléments. On a vu que le spectre du lithium est composé de deux raies, l'une rouge, l'autre orangée ; celui du strontium de plusieurs raies rouges, dont deux raies orangées et une raie bleue; que le spectre du potassium donne une raie rouge et une raie violette, et celui du baryum, plusieurs raies vertes et jaunes. D'autres spectres sont plus compliqués, et c'est la résultante des diverses raies brillantes dont ils sont formés, qui détermine la coloration comj)osée de la flamme où leur vapeur devient incandescente : le fer, cpii donne des radiations très nombreuses dans toute l'étendue du spectre lumineux, produit une coloration blanche, counne si, pour ainsi dire, sa radiation était continue.
g 5. COrhECJRS DKS COHI»S OPAQl-KS. — TIIKOIUK DE NEWTON.
Ce (pie nous nonnnons couleur natureUe d'un corps, c'est la couleur dont il nous apparaît, quand il est éclairé par une lumière blanche très pure, celle des rayons solaires par exemjde.
I^ corps est-il apte à réfléchir dans une égale proportion toutes les couleurs de la lumière blanche, il est blanc luimôme, et d'un blanc d'autant plus éclatant (fue cette proportion est plus grande. A njesure, au contraire, que cette proportion diminue, la couleur blanche diminue d'intensité, devient gi'isâtre, de plus en plus foncée, et enfin atteint le noir quand l'absorption de tous les rayons colorés du spectre est aussi complète que possible. Les corps noirs sont donc ceux dont la constitution moléculaire est telle, que tous les rayons de la lumière blanche sont absorbé? par leur surface, tandis que les corps hlnnes sont ceux qui les rélléchissent tous.