‹ Le monde physique (volume 2)Chapitre 92 sur 173 · II · texte numérisé non relu

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teintes, depuis le bleu du ciel jusqu'au rouge du coucher du soleil. Clausius, se basant sur celte théorie, a calculé les intensités relatives de la lumière directe du soleil cl de la lumière diffuse du ciel pour les différentes hauleurs du soleil.

a Quelques physiciens, dit M. Roscoë, ont affirmé que Tair lui-même a une couleur bleue, tandis que d'autres ont avancé que si l'air prend une leinle bleue sous l'influence de la lumière réfléchie, il doit paraître rouge par la lumière transmise.

« D'autres enlin,pour éviter la difficulté d'expliquer la grande variété des teintes au coucher du soleil, ont avancé que ces teintes sont une illusion optique ou qu'elles sont causées par la présence de nuages qui reçoivent et répètent la couleur !

« Plusieurs physiciens ont suggéré que, l'atmosphère étant remplie de petites particules de matières solides flottantes, elle agit comme un milieu opalescent et ne transmet que de la lumière rouge ; mais c'est à Brûcke que nous devons un exposé complet et un examen approfondi de cette théorie. Forbes explique le phénomène d'une manière toute différente; car, en observant que, dans certaines circonstances, la vapeur aqueuse ou j)lutôt l'eau en particules très divisées peut absorber les rayons bleus, et que le soleil paraît rouj^^e quand ou le voit à travers une partie d'un jet de vapeur, il allribue la teinle row^c que revêt le ciel au moment du coucher du soleil uniquement à la présence de l'eau dans cet état j^arliculier de division. >î

Après avoir ainsi hûl l'historiijue de la (juestion, le savant anglais que nous citons décrit les observations et expériences sur lacjuelle repose sa j)ropre opinion. Selon lui, l'atmosphère exerce une absoi'plion d'une nalnre particulière sur les rayons d'une haute rélVan^ibililé, c'est-à-dire sur les rayons du speclre qui ont une grande activité chiniifjue ; de nombreuses séries d'observations lui ayant montré que la lumière diffuse du (M*el a une activité chinn'que proportionnellement beaucoup jdus forte que la luinièn* directe du soleil, l'ont amené à considérer celte absorption, à laquelle il donne le nom cV opalescence,

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