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Abîmes de la mer, par Wy ville Thomson

comme en témoignent les courbes de la figure 152, à une mince couche presque superficielle.

Nous reproduisons ici (fig. 155), d'après Elisée Reclus, la carie tracée par Mohn et représentant, pour ces régions de l'Atlantique boréal, les limites des deux zones.

Nous allons donner un autre exemple du contraste thermique que peuvent offrir deux régions sous-marines voisines, lorsqu'un obstacle s'oppose à la pénétration et au mélange de leurs eaux profondes. C'est encore au docteur Carpenter que sont dues les recherches qui ont mis en évidence ce fait important.

On a vu plus haut que les eaux de l'Atlantique, au point de vue de la température, peuvent se diviser, à partir de 100 brasses, en trois couches principales, l'une supérieure chaude, l'autre inférieure froide, et la troisième intermédiaire entre les deux autres. Dans la Méditerranée, les observations ont donné des résultats tout à fait différents : au-dessous de 100 brasses jusqu'au fond, la température est à peu près invariable et égale à la moyenne température hivernale. Voici, par exemple, comment se répartit la température avec la profondeur dans deux colonnes de 2000 brasses, prises l'une à l'ouest du détroit de Gibraltar, dans l'Atlantique, l'autre à l'est, dans la Méditerranée. Les nombres se rapportent à la saison d'été :

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