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SALSES DE L'ITALIE CENTRALE

sources thermales, par ses volcans de boue, par ses terrains brûlants et par ses fontaines ardentes. La salse de Sassuolo, au sud-ouest de Modène, est célèbre par la relation qu'a donnée Pline des phénomènes qui accompagnèrent son apparition, tremblement de terre, fumée mêlée de flammes ; de violentes éruptions eurent encore lieu à la fin du dix-septième siècle, puis en 1789 et enfin en 1835 1 ; aujourd'hui la salse est dans une période de repos, et laisse à peine échapper quelques bulles

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Sources d'hydrogène. Salse*. Sources thermales. Echelle de 1: 1.160.000 a io so Sa )oR

Fig. 208. — Salses et sources de l'Italie centrale.

gazeuses. On cite encore les volcans de boue de Bergullo, de Sassuno, de Salvarola, etc. Les cônes boueux de la salse de Bergullo sont d'une régularité telle, que, selon M. Vélain, on les dirait construits de main d'homme. Les principaux ont 5 mètres de hauteur sur 4 mètres environ de diamètre ; ils sont formés par une argile blanchâtre, fine et résistante. Quel-

1. Cette dernière éruption a été remarquable par la quantité considérable de boue et de pierres projetées par le dégagement de gaz inflammable et d'eaux salées. D'après G. de Brignoli, le volume de la boue vomie aurait atteint 10 500 000 mètres cubes.

ques-ims, ouverts sur le flanc, laissent échapper des coulées de boue dans un ruisseau voisin, au fond du vallon d'ïmola. A 20 kilomètres à l'ouest de Bergullo , se trouve la salse de Sassuno, d'origine toute récente (son apparition date du commencement du siècle). Les volcans boueux de l'Italie centrale sont alignés sur une ligne à peu près parallèle à la crête des Apennins; c'est dans une direction semblable, mais plus rapprochées de cette crête et par suite à une altitude plus élevée, qu'existent les sources ardentes et les terrains brûlants de Barigazzo, de Porrela, de Pietra-mala, etc. Les gaz qui se dégagent de ces sources, et de tous les points du sol environnant, des roches comme des terres cultivées, sont, d'après les analyses de MM. Fouqué et Gorceix, faites en 1869, des gaz hydrocarbonés mélangés d'une proportion beaucoup plus faible d'acide carbonique et d'azote1. Ces dégagements, d'autant plus abondants qu'on s'élève davantage, sont naturellement invisibles, à moins que par une cause quelconque ils ne viennent à s'enflammer, au grand danger des moissons que l'incendie allumé ravagerait, ou encore à moins que ne survienne une forte pluie. Alors on aperçoit les bulles gazeuses se dégager des flaques d'eau qui recouvrent le sol.

En Chine, sur d'immenses étendues de pays, le sol est imprégné de substances et de gaz inflammables, qu'on utilise de temps immémorial pour les usages industriels et domestiques. Les sources de feu (Ho-tsing) et les montagnes ardentes (Hoschan) sont nombreuses dans toute l'Asie orientale. « Depuis les provinces de Youn-nan, Kouang-si et Szu-tchouan, situées à l'extrémité sud-ouest de l'empire, sur la limite du Thibet, jusqu'à la province septentrionale de Schan-si, on creuse le sol pour obtenir à la fois de l'eau pure, de l'eau saline et du gaz à brûler. Ce gaz donne une lumière rougeâtre, et répand sou-

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