DE L'OCÉAN INDIEN ET DE L'OCÉAN ATLANTIQUE
Les rives cle l'océan Indien sont, comme celles dn Pacifique, entourées d'une ceinture de volcans, moins nombreux et moins continus à la vérité, mais qui méritent peut-être d'être regardés aussi comme formant un groupe naturel, un système. Seulement, toute la partie orientale serait empruntée à la série volcanique des îles de la Sonde, prolongée, comme nous l'avons vu, jusqu'aux archipels de Nicobar et d'Andaman.
L'une des îles de ce dernier groupe, Barren-Island {île aride), est un vaste cratère, de 325 mètres environ d'altitude, surgissant brusquement de la mer. Au centre de la ceinture de roches qui forme le cratère, s'élève un cône de même hauteur. Jusqu'à la fin du siècle dernier, le volcan n'avait pas donné signe d'activité; en 1791 eut lieu une éruption formidable, et depuis cette époque le cône central ne cesse d'émettre des laves et des scories enflammées ; des explosions ont lieu environ toutes les dix minutes. Barren-Island a, comme on voit, par sa configuration, une grande analogie avec Santorin.
Des éruptions sous-marines assez fréquentes font considérer la côte de Coromandel , à l'est de l'Hindoustan , comme une région où l'activité volcanique n'est pas éteinte. Mais la grande presqu'île elle-même ne renferme aucun volcan. 11 faut aller jusqu'au golfe d'Oman pour retrouver cette activité, sous la forme de salses et de volcans boueux. L'extrémité méridionale de la péninsule arabique renferme un assez grand nombre de cratères éteints, et la ville d'Aden est, dit-on, construite au centre de l'un d'eux. Cinq volcans actifs existent dans la même région. Périm n'est autre chose qu'un cratère volcanique émergé du sein de la mer. Passant de là sur le continent africain, on trouve les volcans d'Abyssinie, très nombreux près du lac Dambcah. Trois ou quatre, parmi eux, sont