LES VOLCANS D'ASIE MINEURE
qui conservait encore une certaine activité du temps de Strabon, et même, selon Tchihalcheff, jusqu'au quatrième siècle de notre ère ; ce groupe puissant, formé de plusieurs cônes que soutiennent des contreforts et des terrasses, élève à 4000 mètres d'altitude son cône principal que revêt une blanche parure de neige « descendant en longues traînées entre les scories rougeâlres » (Reclus). Sur les bords du lac Van s'élèvent un volcan
Fig. 219. — Le Demavend, vu du nord-ouest.
éteint, le Sipan Dagh, entre l'Euphrate et l'Araxe, et le Tandourouk, dont le cône toujours fumant a un vaste cratère de 700 mètres de diamètre. En Arménie, le grand et le petit Ararat sont des volcans que signalent d'importantes coulées de lave; le premier est d'ailleurs resté en activité jusqu'au quinzième siècle. Au sud et près des bords de la Caspienne, le sommet le plus élevé de l'Elbrouz, le Demavend, est un volcan dont le cône est, comme le Vésuve, entouré à moitié des parois, d'un ancien cratère, démantelé sans doute par une ancienne explo-
sion. Sa hauteur au-dessus du niveau de la mer est de 5600 mètres. Plusieurs des sommets du Caucase sont aussi des volcans, et notamment le plus élevé de tous et de toutes les cimes européennes, V Elbrouz, dont le cratère est aujourd'hui rempli d'eau.
Après avoir signalé toutes les régions continentales ou ma-
Fi<*. 220. — La mer Morte.
ritimes du globe, tous les points de la planète sur lesquels les forces volcaniques sont encore agissantes, ou qui l'ont été pendant les temps historiques, nous dirons quelques mots de celles où elle paraît définitivement éteinte, n'en ayant plus conservé comme traces que des cônes et cratères," des coulées de/laves, des sources thermales ou bitumineuses. Le bassin.de la mer Morte en Syrie, en France les puys d'Auvergne et du