HAUTEURS DU BAROMÈTRE EN MILLIMÈTRES
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observation. On voit quelle importance il y a, quand il s'agit d'observations tant soit peu précises, à commencer par la lecture de la température marquée par le thermomètre fixé à l'instrument (température qu'il faut se garder de confondre avec la température à l'air libre). Kaemtz, dans son Cours de Météorologie, donne divers exemples de la nécessité de la correction relative à la température. Bornons-nous à celuici : « Supposons que pendant l'hiver, le baromètre ait été placé dans une chambre non chauffée, dont la moyenne température ait été de — 2°, et qu'en été cette même moyenne fût de 20°; supposons encore que, dans les deux saisons, la hauteur moyenne du baromètre non corrigée soit de 756mm,00. On commettrait une grande erreur si l'on concluait que la pression atmosphérique a été la même dans les deux saisons; car, en réduisant les baromètres à zéro, on trouve qu'en hiver la hauteur moyenne du baromètre était de 756mm,24 et en été de 753,nm,56; ainsi donc elle était de 2mm,68 moins grande en été qu'en hiver. »
Une autre réduction importante est celle qui a pour objet de tenir compte de l'altitude du lieu de l'observation, ou de calculer la hauteur barométrique pour le niveau de la mer. Cette correction est nécessaire quand l'observation doit concourir, avec d'autres observations faites à la même heure en des stations plus ou moins éloignées, au tracé des lignes d'égale pression sur la région qu'elles comprennent.
Cette correction suppose que l'on connaît l'altitude du lieu de l'observation; si les nivellements géodésiques ne la donnaient point, il faudrait préalablement la déterminer par une opération au niveau d'eau, qui donnerait la différence de niveau avec un point voisin dont la cote d'altitude serait connue1. Dans le cas où la station où se trouve le baromètre aurait une faible altitude au-dessus du niveau de la mer, on pourrait faire la ré-
1. On pourrait aussi déterminer cette différence de niveau par la méthode des observations barométriques, problème inverse de celui de la réduction du baromètre au niveau de la mer. Nous en donnons la solution dans le paragraphe qui va suivre.
duction en se rappelant que le baromètre baisse de 1 millimètre environ pour un accroissement de 10 à 11 mètres d'élévation. Mais en tout cas il est préférable et il est plus exact de calculer la réduction au niveau de la mer, en se servant de la formule de Laplace, ou mieux des tables qui ont été établies d'après cette formule, et qu'en chaque station on peut préparer spécialement pour l'altitude qui lui est propre1.
La correction varie avec la pression barométrique observée, et aussi avec la température. Mais il importe de faire à ce sujet deux remarques : la première, c'est que la pression à laquelle s'applique la correction est la hauteur barométrique préalablement réduite à 0°, d'après la règle donnée plus haut ; la seconde, c'est que la température dont il s'agit ici n'est plus celle qu'indique le thermomètre fixé à l'instrument, mais bien celle qu'on observera à l'aide d'un thermomètre placé extérieurement ou à l'air libre. Pour toutes les stations situées au-dessus du niveau de la mer, il est bien clair que la correction indiquée par la table sera toujours additive. S'il s'agissait exceptionnellement d'observations faites au-dessous de ce niveau, dans une mine par exemple, et qu'on voulût les réduire à l'horizon de la mer,
1. Voici un spécimen d'une table de réduction, calculée pour une station dont la cuvette du baromètre serait à l'altitude de 140 mètres au-dessus du niveau de l'Océan :
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l'air libre.